06/12/2016

L'odeur du froid

Lorsque le temps est au froid, la goutte au nez s’installe, le cou rentre dans les épaules, les sens fonctionnent un peu au ralenti, le corps s’engourdit.

Ceci ne concerne évidemment pas ces milliers de valeureux qui ont couru l’Escalade et qui étaient en nage d’avoir fourni tant d’efforts. Notez qu’il y en a qui couraient encore le long des quais ou dans les rues lundi, au lendemain de l’événement…

Non. Je pense plutôt à la grande majorité des gens. Aux contemplatifs qui ont bravé la grisaille samedi pour admirer les sportifs, aux promeneurs ou à tous ceux qui ont à faire dehors et se retrouvent bientôt anesthésiés par la froidure ambiante.

Paraît que nos récepteurs olfactifs sont nettement moins performants quand les températures sont au plus bas. Les senteurs voyageraient plus lentement et seraient bien moins nombreuses qu’à la belle saison. Le froid n’aurait-il donc pas d’odeur?

Pas sûr. Il a surtout l’odeur de votre enfance ou des souvenirs liés à la saison hivernale: les marrons chauds, les mandarines ou les étoiles à la cannelle. La neige pourrait en avoir une, en cherchant bien. A chacun sa petite madeleine olfactive!

La mienne, c’est l’odeur du feu de bois. Celle, un peu âcre, assez forte, qui pique le nez et qui vous happe, au détour d’une rue, au moment où vous y attendez le moins. Il y a, à quelque part, du bois qui brûle dans une cheminée.

Et vous voilà, en pleine ville, au milieu des gaz d’échappement, à humer l’air à pleins poumons pour deviner d’où peut venir cette odeur du froid qui vous fait si chaud au cœur.

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