24/12/2016

Vivement Noël!

A force de courir comme des dératés, nous avons fini par y arriver, à Noël! Un peu lessivés, avec tous ces trucs de dernière minute à régler pour que la fête soit belle. Mais tellement soulagés d’y être, enfin!

Alors vous me permettrez de vous parler une fois encore de Jules cette année. D’ailleurs, ce sera la dernière, vu que je m’évade quelques jours. Le cochon, lui, continuera à boulotter ferme jusqu’au passage de l’an neuf.

On en était où, déjà, dans le comptage? A la dernière pesée, ce vendredi, Jules indiquait 49 000 francs. Peut faire mieux, donc. Allez hop, un petit effort!

Les dons arrivent encore ces jours de partout dans notre tirelire en chef: les scrabbleuses d’Anières, la Pétanque de Confignon, les admirateurs du Sapinou de Perly, si fier de montrer ses boules, les sous du jeune et généreux Cédric, les élèves de la classe de piano de Chantal. Les crousilles posées à l’entrée de la Revue genevoise ont été fort bien farcies. Le spectacle se joue d'ailleurs jusqu’à la fin de l’année, n’hésitez pas à aller vous bidonner au Casino-Théâtre.

Mais c’est au temple de la Madeleine qu’il faudra se rendre dimanche 1er janvier à 18 h, pour le concert de l’An. Placé sous la direction du maestro Eric Bauer, l’Ensemble instrumental Romand jouera des œuvres de Vivaldi, Bach, Piazzolla et Gardel pour nous filer la patate, en compagnie du comédien Vincent Aubert. L’entrée à ce concert est libre, collecte à la sortie en faveur de la Thune. Ben oui! D’avance, merci aux musiciens!

Je vous retrouve à la rentrée pour la remise de la Thune aux associations. D’ici là, Joyeux Noël et bonne année, pleine de bonheur!

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23/12/2016

La Thune, what else!

Vous en reprendrez bien une louche?

De quoi? Mais de Thune, bien sûr! Wath else, lâcherait le beau Georges, le sourire en coin. Pour ma part, je me contente de Jules, baron de la Crousille. D’ailleurs, il n’y en a que pour lui dans les petits mots qui me parviennent.

«Pour l’adorable Jules», «Pour le charmant Jules», «A Sa Majesté porcine» quand ce n’est pas «Un gros bisou sur le groin de mon cochon préféré», et je ne vous dis pas tout. Quelle star, celui-là. Et quelle allure! C’est qu’il commence par s’arrondir, le cochon…

«Jules n’ayant pas de cholestérol, un peu de gras ne lui est pas déconseillé» constate un sympathique donateur, en lui donnant de quoi prendre un tour de taille supplémentaire. «Pour son festin de Noël», en rajoute une autre, en glissant des billets dans sa panse.

Les Gourmettes de Genève ne sont pas en reste, elles qui aiment se voir autour d’une bonne table. Elles ont ainsi nourri le nourrain entre deux plats alors qu’ailleurs, les participants aux apéros de la courette des Noirettes collectaient des sous pour le Jules entre deux tournées. Hips. Et Santé à tous!

Plus loin, ce sont les joueurs du Club de bridge du Mouvement des aînés et du club de bridge rive gauche qui ont pensé à la Thune, alors que les tisserandes des Avanchets et la petite cellule de l’association Espéranto Genève-régions faisaient de même.

Je ne vais pas oublier de remercier encore le service de la petite enfance et des espaces verts de la commune de Vernier, le vide-greniers d’Anières, les artisans de Puplinge et les habitants des Eaux-Vives qui ont fait prospérer Jules. What else? Vous le saurez demain!

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22/12/2016

Des dons de saison

On ne peut pas plaire à tout le monde! Je vais donc à nouveau énerver ceux qui trouvent que j’en fais trop ces temps-ci avec la Thune du Cœur. Mais c’est de saison, ma foi. D’ailleurs, qui d’autre que moi en parlerait?

La radio, la télé, les autres journaux? Faut pas rêver. C’est chacun pour soi. Même si c’est pour une bonne cause. Alors je profite de ces lignes pour vous signaler ce qui se passe dans cette dernière ligne droite avant Noël et le passage à l’encre blanche, voire sèche.

La Thune vient de recevoir un bon coup de pouce du Conseil administratif de Chêne-Bourg. Grand merci, ça fait du bien! Si ce geste pouvait inciter d’autres communes genevoises à faire de même, ce serait drôlement positif.

Ce n’est pas que ces collectivités ne fassent rien pour soulager ponctuellement des associations ou des gens dans le besoin. Mais s’il leur restait des sous après avoir bouclé leur budget, et qu’elles ne savent pas comment les dépenser, qu’elles pensent à la Thune! Et aux gens qui ont recours aux services de Partage, Le Caré et Café Cornavin, les associations bénéficiaires de cette action.

La commission sociale de Migros Genève a ainsi réservé le solde de ses économies pour Jules, en le truffant de thunes, ce qui est adorable de sa part, compte tenu des sollicitations qui lui parviennent.

Le service des objets trouvés vient aussi de bouchoyer les cochons dans lesquels ceux qui perdent tout ont glissé des pièces en signe de reconnaissance. Vive les distraits généreux ainsi que les retraités de la Société Générale de Surveillance qui ont fait une collecte lors de leur repas annuel. Miam, fait Jules! Ou grouik!

La suite demain…

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21/12/2016

Les clichés de Noël

La magie de Noël, donc…

C’est la période de l’année où s’alignent les clichés: les publicités nous inondent de scènes de retrouvailles familiales dans des salons douillets et chaleureux, alors que tombe la neige au dehors.

Enfants et adultes ont l’air comblés près du sapin joliment décoré, avec des tas de cadeaux dessous, ou réunis autour de grandes et belles tables chargées de victuailles.

Les bulles des boissons pétillent, les lumières brillent, les clochettes tintent et les sourires n’en finissent plus de s’épanouir. Toutes ces scènes baignent dans beaucoup d’amour et d’opulence. Dieu que c’est bon tout ça.

Bon, la crèche et l’aspect religieux de Noël sont les grands absents de ces représentations. L’essentiel, visiblement, c’est de fêter. Et de faire rêver les foules sentimentales.

Malgré tout ça, chacun fera au mieux à Noël. Avec sa famille, simple ou recomposée. Avec ses amis. Ou seul.

On sait que cette période de l’année est particulièrement dure à vivre pour les personnes isolées, exclues ou dans la précarité. Que c’est le temps de tous les dangers. Et ce n’est pas un cliché.

Alors pour que ce Noël apporte un peu de chaleur à ces gens fragilisés, pourquoi ne pas en inviter à sa table, même si elle n’a pas cinq étoiles? Ou offrir un peu de son temps aux associations qui se mobilisent pour accueillir ces personnes pendant les Fêtes de fin d’année?

Un calendrier de l’Hospice général recense toutes les activités rassembleuses proposées, et il y en a de très belles. Serait-ce là aussi la magie de Noël?

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Les clichés de Noël

La magie de Noël, donc…

C’est la période de l’année où s’alignent les clichés: les publicités nous inondent de scènes de retrouvailles familiales dans des salons douillets et chaleureux, alors que tombe la neige au dehors.

Enfants et adultes ont l’air comblés près du sapin joliment décoré, avec des tas de cadeaux dessous, ou réunis autour de grandes et belles tables chargées de victuailles.

Les bulles des boissons pétillent, les lumières brillent, les clochettes tintent et les sourires n’en finissent plus de s’épanouir. Toutes ces scènes baignent dans beaucoup d’amour et d’opulence. Dieu que c’est bon tout ça.

Bon, la crèche et l’aspect religieux de Noël sont les grands absents de ces représentations. L’essentiel, visiblement, c’est de fêter. Et de faire rêver les foules sentimentales.

Malgré tout ça, chacun fera au mieux à Noël. Avec sa famille, simple ou recomposée. Avec ses amis. Ou seul.

On sait que cette période de l’année est particulièrement dure à vivre pour les personnes isolées, exclues ou dans la précarité. Que c’est le temps de tous les dangers. Et ce n’est pas un cliché.

Alors pour que ce Noël apporte un peu de chaleur à ces gens fragilisés, pourquoi ne pas en inviter à sa table, même si elle n’a pas cinq étoiles? Ou offrir un peu de son temps aux associations qui se mobilisent pour accueillir ces personnes pendant les Fêtes de fin d’année?

Un calendrier de l’Hospice général recense toutes les activités rassembleuses proposées, et il y en a de très belles. Serait-ce là aussi la magie de Noël?

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20/12/2016

Un merci, c'est tout!

Les gens sont vraiment très polis, ici.

Quand on leur demande s’ils peuvent donner de l’argent pour la Thune du Cœur, comme nous l’avons encore fait samedi dernier à Balexert, avec une chouette équipe de bénévoles, certains chalands disent merci et passent leur chemin.

C’est ce merci que je ne comprends pas! Car ces personnes interpellées ne nous doivent rien! Elles pourraient faire semblant de ne rien avoir entendu. Ou alors marcher tête basse pour éviter de nous voir, bien qu’un cochon d’un mètre vingt au garrot se dresse à deux pas d’eux. Le gros Jules ne passe pas inaperçu, même dans un centre commercial débordant de biens!

Mais non. Ces personnes disent merci en passant, sourient vaguement et filent plus loin.

Merci pourquoi ou de quoi, je vous le demande! De ne pas insister lourdement? De leur avoir adressé la parole en les regardant dans yeux? Ou est-ce une façon de décliner l’offre en y mettant les formes? Dans ce cas, on dirait plutôt non merci… Mystère!

D’autres clients n’ont rien dit du tout mais ont filé des thunes à Jules. Et c’est nous autres gardiens de tirelires roses qui avons alors dit merci aux donateurs. Avec une mention spéciale à Ghyslaine qui a glissé une sympathique enveloppe collective dans l’animal et nous a remis un petit cochon douillet et mécanique qui a fait les cent pas devant le stand et attiré les enfants avec ses «grouik grouik grouik». Ambiance!

Un immense merci aussi à tous ceux qui participent à la Thune sans se faire connaître et à qui je ne peux pas envoyer le mot magique. Lequel, déjà?

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19/12/2016

L'aurore genevoise

Tout le monde n’a pas les moyens, ou l’envie, de se rendre ces temps-ci dans le grand Nord pour se pâmer devant une aurore boréale.

Le spectacle est grandiose, émouvant, hallucinant, confient ceux qui ont eu la chance de vivre ce phénomène lumineux et imprévisible. Les veinards.

Car le ciel qui entre en transe prend des couleurs allant du vert au rose, du rouge à l’indigo violet, en des formes libres et mouvantes. Cette chorégraphie céleste et magique étourdit les humains. Même les plus blasés!

Un artiste genevois s’est mis en tête d’apporter cette émotion visuelle là où elle ne viendrait jamais naturellement. Chez nous, par exemple.

Dan Acher, à qui l’on doit déjà CinéTransat, les pianos à jouer dans les rues ou les boîtes d’échanges entre voisins, a mis au point une performance technologique pour simuler la chose. Grâce à lui et à son studio Happy city lab, nous pourrons voir des aurores boréales sur demande, ici et maintenant.

Evidemment, c’est un luxe de s’offrir pareille distraction par les temps qui courent. "Boréalis" demande en effet une grosse installation technique, et donc des moyens conséquents. Mais alors que brille la manifestation "Geneva Lux" sur la cité, je me dis que cette œuvre a toute sa place dans le ciel genevois. Ceux qui l’ont vue pour la première fois en novembre au-dessus du Rolex-Center à l’EPFL ne diront pas le contraire...

D’ailleurs si notre créateur est en tractation avec des villes comme Lyon ou Montréal pour faire tourner Boréalis,  pourquoi pas Genève?

Une aurore boréale au-dessus de la rade? J’en rêve déjà…

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17/12/2016

Le jambon et le groin

julesgros.JPGBen mon cochon, l’heure est grave! Faut vraiment te remuer le jambon ou jouer du groin pour sensibiliser les Genevois à ta mission, Jules.

Car les appels aux dons pour soulager les plus démunis d’ici ne manquent pas en cette saison. Même la Radio suisse romande s’y met. C’est dire si la situation est préoccupante.

Suffit de lire la page Evénement de ce jour pour réaliser combien la précarité prend discrètement ses quartiers dans cette ville si opulente.

Alors si les foules ne viennent pas facilement au nourrain de la Thune du Cœur, autant aller à leur rencontre. Le gros Jules à roulettes sera ainsi de sortie samedi, avec sa tribu rose et cochonne, au centre commercial de Balexert, de l’ouverture à la fermeture des lieux.

Autant le dire tout de suite, l’animal n’est pas à vendre. Ni lui ni ses copains. Ils sont là pour se remplir d’oseille jusque derrière les oreilles, pas pour se tirer avec le premier venu.

Ces tirelires roses seront d’ailleurs sous bonne garde, celle des amis de la Thune et des nombreux bénévoles du Centre genevois du volontariat. Venez donc engraisser ces joyeux nourrains entre trois courses de Noël et tailler ensemble le bout de gras!

A peine remis de son bain de foule à Balexert, Jules s’en ira faire une autre virée, lundi 19 décembre au kiosque des Bastions, sur le coup de 18 h.

Faut dire qu’il aime la musique et là, il sera aux anges: le chœur de gospel universitaire, le chœur de la cathédrale et le groupe Gospel Spirit interpréteront des chansons de Noël sur le thème «What a wonderful world». Ambiance! Jules pourra alors se remuer le jambon ou jouer du groin à son aise...

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16/12/2016

Sous la mer de nuages

Il y a comme ça des gens qui nous font du mal. Qui nous envoient des photos montrant une mer de nuages au-dessus de laquelle ils se trouvent, et d’où ils nous narguent.

Car ces bienheureux planent au soleil sous un ciel totalement bleu, eux!

Alors que nous autres de la plaine baignons dans une grisaille humide et monotone. C’est un peu moche de nous enfoncer de la sorte, non?

Comme si cela ne suffisait pas à nous plomber le moral, des jardiniers tondaient hier encore les platanes du quai des Eaux-Vives. Ne restaient, après cette coupe rase, propre et nette, que de tristes moignons tendus dans la bruine genevoise. C’est d’un gai!

Qu’on accroche au moins des boules de Noël, des guirlandes ou que sais-je à ces restes de branches pour les choyer un tantinet. Car cette alignée d’arbres fraîchement dépouillés fait peine à voir. Bref. Vivement qu’un brin de soleil revienne pour que fonde cette morosité ambiante.

Mais le soleil, il est dans nos cœurs!, me direz-vous.

Certes. Comme la magie de Noël… Celle que la Poste Suisse nous apporte gentiment dans nos boîtes aux lettres, sur une carte de vœux dessinée par la fille d’une factrice lucernoise.

«Des yeux qui pétillent, des moments de sérénité, des lumières qui brillent de mille feux: en décembre, le monde tourne un peu différemment.» Telle est la magie de Noël, selon notre géant jaune. Jaune? Comme le soleil…

Celui qui brille au-dessus de la mer de nuages. Et dire que le téléphérique du Salève rouvre ce vendredi et qu’il fait grand beau là-haut!

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15/12/2016

Le compte à rebours

Dans dix jours, c’est Noël! Au secours, on ne va pas y arriver…

Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins: Jules a beau mettre dans cette histoire son cœur et ses tripes, sa panse contient actuellement 27 372 francs. Plus quelques euros. C’est bien, mais disons que pour parvenir, voire même dépasser les 77 000 francs récoltés l’an dernier, il faudrait une mobilisation générale!

Ce n’est pas pour faire toujours plus grand ou toujours mieux. Mais si le but de l’opération est de venir en aide aux plus démunis du canton, alors il est temps de se retrousser les manches.

Certains l’ont déjà fait, et plutôt bien: le Beau Lac de Bâle n’a pas hésité à casser sa tirelire pour la Thune après le concert d’Escalade de samedi au Pickwick. Leur cachet plus la collecte faite dans un pt’tit Jules. Vive ces rockers au grand cœur!

Des musiciens ont joué du ukulélé et de l’accordéon lundi soir, au froid, pendant que le public se réchauffait de soupe et de vin chaud. Ceci en faveur de notre action de solidarité. Quelle belle équipe, l’ex-jeunesse de Plan-les-Ouates!

Ce compliment vaut aussi pour le Club des aînés de Perly-Certoux qui a fêté l’Escalade en truffant le nourrain de thunes. Une bonne initiative, ma foi.

De l’autre côté du canton, des peintres sur porcelaine ont également œuvré pour Jules. Les dames de l’atelier Decorann de Vésenaz ont décoré, depuis l’été, des étoiles, des cloches et des sapins de Noël sous la houlette d’Annette et de Martine. Avec le fruit de leur travail et des dons, ces artistes généreuses ont préparé un festin pour Jules. De vrais anges, ces dames!

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14/12/2016

Des fleurs mortelles

Au cimetière des Rois, le temps du deuil n’en finit plus: l’exposition "Open End" joue les prolongations. Installée entre les tombes et les arbres à mi-septembre, pour célébrer les 150 ans du service des pompes funèbres de la Ville de Genève, elle restera finalement en place jusqu’au 15 janvier.

Pourquoi pas. C’est même plutôt une bonne nouvelle, car les sculptures déposées sur le frais gazon supportent bien le temps qui passe. Elles sont d’ailleurs nombreuses à faire sens en ce lieu, comme la fausse pierre tombale où se lit l’épitaphe de Groucho Marx «Je vous l’avais bien dit que j’étais malade», et dont l’humour noir fait toujours son petit effet.

Mais si l’on pouvait éviter d’avoir sous nos yeux, un mois de plus, la barrière de fleurs trépassées qui se dresse à droite de l’entrée principale du cimetière, ce serait une délivrance...

Certes, il s’agit d’une installation artistique. Certes, elle doit sans doute nous questionner sur notre rapport à la mort, la décomposition, le culte du souvenir et tout le tralala.

Mais quand on voit au quotidien cet étalage de produits périmés depuis des semaines, c’est pas seulement moche, ça devient aussi vite déprimant. Car les fleurs sont fanées et pourries dans leur emballage de guingois, les bougies ont rendu l’âme, les bouquets en plastique ont viré au fade et au tristounet.

Les temps actuels sont déjà assez lourds pour ne pas en rajouter une couche supplémentaire. Alors tant qu’à prolonger l’expo, faudrait remettre là des fleurs fraîches, des bougies neuves. Ou replanter des arbres dans le cimetière, pour redonner un peu de vie. On en a bien besoin!

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13/12/2016

Baron de la crousille

En cette période de Thune du Cœur, les enveloppes garnies se suivent et ne se ressemblent pas. Certaines arrivent par la poste, d’autres sont déposées à la réception ou en main propre.

Presque toutes sont destinées à Jules, parfois à lui et à moi et, ma foi, je les ouvre toutes. J’espère qu’il ne m’en tiendra pas rigueur, le nourrain!

En plus des sous, certaines enveloppes contiennent des billets doux. Mon cochon rosit ainsi de bonheur devant ce poème rédigé par les vadrouilleurs de Conches, qui sont décidément toujours très inspirés. Voyez plutôt.

«Très cher Jules, qui te tiendrait «pour sot»?/ Baron de la Crousille/Toi qui d’aise frétille/Et que les écus émoustillent/Ton heure de gloire est revenue/Pour remplir ta panse dodue/Alors, tous ensemble ré-écoutons/La Truie de Chou Vert et méditons/Ta sage devise: qui vivra verrat…/ Pourvu que tous, on arrive à bon porc…»

Jules chavire aussi de voir toutes ces coupures venues de partout, petites et grandes, avec ou sans bisous ajoutés, remplir gentiment sa panse.

Alors merci aux donateurs connus et fidèles, Olivier, Rosemary, Eric et aux généreux anonymes. Merci aux Perruches, ces dames âgées de 50 à 89 ans qui se sont réunies autour d’un repas et qui ont pensé à la Thune, comme l’a aussi fait le groupe «sport» de l’Association d’Usagers des Bains des Pâquis.

Par contre, je ne sais pas si le groupe de Dames de la paroisse protestante de Châtelaine s’est réuni ou non autour d’un repas, mais une chose est sûre: c’est bien Jules qui a été nourri!

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12/12/2016

Bien au chaud dedans

C’est Noël avant l’heure, me dit Martin. Pourquoi une telle félicité? Parce que les CFF ont tenu leur promesse: la salle d’attente de la gare de Coppet est à nouveau chauffée, et même très bien chauffée! Ce qui, par les temps qui courent, est plutôt une bonne nouvelle.

Mais dans sa hotte de Père Noël, l’entreprise ferroviaire n’a pas prévu de bancs supplémentaires pour la gare Cornavin, comme espéré par de nombreux clients.

Ce serait pourtant si pratique, des bancs publics, quand il faut attendre un train ou quelqu’un, plaide Clotilde, qui n’a pas forcément envie d’aller au bistrot d’à côté pour trouver une place assise. Franchement, dit-elle, l’accueil réservé aux visiteurs n’est pas terrible, dans cette belle gare.

L’autre jour, il y avait beaucoup de touristes asiatiques assis sur les marches d’escaliers, faute de trouver mieux pour poser leur séant.

Eh bien, diraient les CFF, dommage pour eux. Car une salle d’attente existe à Cornavin! Elle est d’ailleurs faite pour ce genre d’usage et en plus, elle n’est pas aux courants d’air.

Car les seuls autres bancs publics installés dans le périmètre de Cornavin se trouvent effectivement sur les voies. Là où les passagers ne posent pas leurs fesses quand il gèle ou vente au dehors.

Dedans, ce serait bien mieux, avec des sièges installés çà et là pour permettre aux clients de se reposer un moment en regardant passer les gens. Car une gare, c'est tout un spectacle!

Les CFF sont d’un autre avis. Les halls et couloirs sont faits pour que les flux de milliers de passagers passent vite et sans encombre. A eux la priorité, de droite et de gauche. Les autres sont mis sur la touche. Mais sans le banc!

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10/12/2016

Cochon de soutien

Les Américains ont parfois de drôles d’idées.

Pour ceux qui ont peur de prendre l’avion, l’aéroport de San Francisco a trouvé une solution. La "wag brigade", soit un groupe de chiens mis à disposition des passagers qui peuvent les caresser ou jouer avec eux pour se tranquilliser avant l’embarquement.<

Paraît que ça aide à réguler la pression artérielle et les battements du cœur, en cas de stress. Je devrais y songer.

Mais là où ils font très, très fort, les gens de l’aéroport de San Francisco, c’est qu’ils viennent d’embaucher un cochon de soutien. Copieurs, clame mon Jules!

Sauf que ce LiLou-là est en fait une cochonne! Avec les toutous de service, elle se balade dans les terminaux avec un tutu bleu et du verni à ongle (la couleur n’est pas précisée!), plus une veste où c’est joliment brodé dessus «pet me!» (caressez-moi!) Quand je vous disais qu’ils avaient de drôles d’idées, ces Américains...

Jules, lui, ne se laisse pas caresser. Il préfère qu’on le truffe de thunes. Faut dire qu’il a la dalle! Pour l’heure, il a environ 17 000 francs dans son bidon, ce qui n’est pas très lourd. Bon, il sait que des collectes s’organisent à l’Escalade pour le faire prospérer, ça le rassure un peu.

Et puis il s’active. Il campera samedi au MParc la Praille pour boulotter tant et plus d’oseille et sera de sortie le même soir au Pickwick pour le concert donné par le grand et Beau lac de Bâle, dès 21 h (80, rue de Lausanne.)

Rebelote lundi 12 décembre à 20 h. Une soirée «Ukulélé et accordéon» est organisée à Plan-les-Ouates par l’ancienne jeunesse locale en faveur de la Thune du Cœur, avec soupe et vin chaud. Miam! Et c’est où? Au 187 route de Saint-Julien!

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09/12/2016

Escalade et descente

L’Escalade est faite pour descendre, c’est tout de même étrange.

Oui, mais descendre dans la rue… Aujourd’hui, le macadam genevois est pris d’assaut et coincé entre deux feux: le Picoulet des collégiens et le cortège en hommage aux victimes de 1602. On peut difficilement faire plus différent, dans le genre.

C’est même le grand écart assuré entre ceux qui envoient tout valdinguer et ceux qui commémorent, en costume et dans le recueillement, un événement historique majeur pour la cité. Ces deux manifestations ne risquent pas de se croiser en route, et c’est tant mieux!

Car ce matin dès 9 h, des milliers de collégiens vont converger vers le centre-ville en une joyeuse déferlante ludique et colorée. C’est Carnaval. La jeunesse qui se lâche et qui s’amuse.

Pour ceux qui n’ont pas envie de se frotter à cette exubérance juvénile et aux taches qu’elle peut provoquer sur son passage, autant rester loin de ces festivités. Ça évitera de se faire des aigreurs d’estomac à voir la farine, les œufs et la mousse à raser jaillir des sacs et se répandre un peu partout.

Et quand la rue se sera assagie et qu’elle sera remise propre en ordre, la Compagnie de 1602 pourra défiler à 18 h des Bastions à Saint-Gervais, au son des fifres et tambours.

Les torchères et les flambeaux feront alors danser les ombres des chevaux et de leurs cavaliers sur les pavés. Pour peu, on en oublierait les turbulences du matin. C’est aussi ça, l’Escalade.

Il y a de la place pour tous. Même pour un cochon comme Jules. Je vous présenterai sa descente d’Escalade demain, si tout va bien.

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08/12/2016

Tenues de messieurs

Une plaisanterie assez lourdingue circulait il y a quelques années, principalement parmi les messieurs du canton, à propos d’une conseillère fédérale. Que fait-elle de ses vieux habits? Elle les porte! Ah ah ah, elle est bien bonne.

Eh bien les moqueurs font de même, semble-t-il. Les hommes de cette région doivent user jusqu’au bout chaussettes, liquettes et tout ce qui se met par-dessus. Ou alors les conserver jalousement au fond de leur armoire, des fois que ça pourrait encore servir…

Comment expliquer autrement qu’il y ait si peu d’habits et de chaussures appartenant au sexe masculin dans ce qui parvient au Vestiaire social?

Les vêtements et les souliers de seconde main récoltés, et utilisables, sont majoritairement féminins. Or il y a beaucoup d’hommes qui se rendent dans ce dépôt géré conjointement par le Centre social protestant et Caritas. Il offre de quoi se vêtir aux personnes démunies qui bénéficient de bons distribués par les services sociaux. L’an dernier, 5651 hommes, femmes et enfants ont pu s’habiller là de pied en cap et gratuitement. Et il y en aura sans doute plus encore l’an prochain.

Pour répondre aux besoins de ses bénéficiaires, le Vestiaire social vient de déménager dans de nouveaux locaux au Grand-Lancy. Les bénévoles qui s’en occupent attendent que l’on remplisse cet espace d’habits chauds et de saison.

Alors si ces messieurs de Genève pouvaient faire le tri dans leur garde-robe et donner les affaires en bon état qu’ils ne portent plus, ce serait top. Les dames aussi. Les dons sont à déposer dans les conteneurs à habits ou à apporter directement au Vestiaire social, au chemin du Sapey 8. (Renseignements au 022 700 09 31)

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07/12/2016

Quand les yeux clignotent

Les illuminations de fin d’année sont bientôt toutes accrochées.

Alors quand tombe la nuit sur la ville, le spectacle peut commencer, et on en prend plein les yeux. Mazette, que de lumières et d’effets spéciaux!

Bon, tout n’est pas du même niveau. Il y a ceux qui savent faire. Et les autres. Dommage, quand on pense à toute cette énergie dépensée pour faire joli…

Les interventions des artistes de Geneva Lux sont au-dessus de la mêlée. Y a pas photo. La projection sur la façade de l’hôtel des Bergues est ainsi splendide. On se réjouit presque d’être coincé sur le pont du Mont-Blanc pour l’admirer, tout en jetant un œil sur les grands flotteurs lumineux au large.

On se régale devant les Edelweiss des Rues basses, les lustres de la rue du Mont-Blanc ou la façade des Grottes qui font resplendir nos nuits genevoises.

Les décorations des commerçants ou des collectivités publiques tiennent encore à peu près la route. Après, c’est selon. Question de goûts et de couleurs.

Mais il y a un truc qui coince, tout de même, et qui a une furieuse tendance à se généraliser sur les façades du canton. Je pense à ces guirlandes lumineuses qui clignotent plus vite que leur ombre, qui accélèrent, ralentissent et tournent en boucle. Cette fête foraine non-stop finit par casser les yeux. Le reste aussi.

A ces enguirlandeurs compulsifs, il faudrait signaler qu’on peut décorer plus serein. Qu’en éclairant moins, mais mieux, le résultat serait plus reposant, plus approprié au temps de l’Avent. Ou quelque chose d’approchant.

Notez qu’ils peuvent aussi tirer la prise et mettre une bougie à la fenêtre. C’est tout aussi joli. Et plus chaleureux!

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06/12/2016

L'odeur du froid

Lorsque le temps est au froid, la goutte au nez s’installe, le cou rentre dans les épaules, les sens fonctionnent un peu au ralenti, le corps s’engourdit.

Ceci ne concerne évidemment pas ces milliers de valeureux qui ont couru l’Escalade et qui étaient en nage d’avoir fourni tant d’efforts. Notez qu’il y en a qui couraient encore le long des quais ou dans les rues lundi, au lendemain de l’événement…

Non. Je pense plutôt à la grande majorité des gens. Aux contemplatifs qui ont bravé la grisaille samedi pour admirer les sportifs, aux promeneurs ou à tous ceux qui ont à faire dehors et se retrouvent bientôt anesthésiés par la froidure ambiante.

Paraît que nos récepteurs olfactifs sont nettement moins performants quand les températures sont au plus bas. Les senteurs voyageraient plus lentement et seraient bien moins nombreuses qu’à la belle saison. Le froid n’aurait-il donc pas d’odeur?

Pas sûr. Il a surtout l’odeur de votre enfance ou des souvenirs liés à la saison hivernale: les marrons chauds, les mandarines ou les étoiles à la cannelle. La neige pourrait en avoir une, en cherchant bien. A chacun sa petite madeleine olfactive!

La mienne, c’est l’odeur du feu de bois. Celle, un peu âcre, assez forte, qui pique le nez et qui vous happe, au détour d’une rue, au moment où vous y attendez le moins. Il y a, à quelque part, du bois qui brûle dans une cheminée.

Et vous voilà, en pleine ville, au milieu des gaz d’échappement, à humer l’air à pleins poumons pour deviner d’où peut venir cette odeur du froid qui vous fait si chaud au cœur.

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05/12/2016

Bon bain de foule

Ah quelle belle Escalade, samedi!

La ville a pris un grand, un bon bain de foule. Ça m’a fait tout chose de voir ces milliers de gens réunis dans le froid et sous un ciel bas pour vivre cette course populaire. C’était juste extra!

J’avoue, j’ai pas couru. Mais j’ai vécu l’événement par le petit bout de la lorgnette. Depuis le stand de la Tribune, à l’entrée des Bastions.

De là, on entend la course vibrer, les coups de départs, les cris des spectateurs à l’arrivée. Mais on n’en voit pas beaucoup, sauf les sportifs qui viennent pomper un petit café avant la course, ou se réchauffer après l’effort, la mine parfois écarlate d’avoir trop donné. On aperçoit aussi de loin de drôles de déguisements dépasser de la foule massée à l’arrivée de la Marmite.

Or qui dit marmite pense soupe aux légumes! Celle-ci a été servie depuis 11 heures jusqu’à l’extinction des feux par une belle équipe. On entendait parfois cette annonce lancée à la ronde: «Y’a pas de cochon dedans, mais y en a tout autour!…»

Tandis que les passants se régalaient de soupe, Jules et ses potes ont boulotté ferme, des billets par ci, des pièces par là. Beaucoup de pièces. Ils ont bâfré près de 14 kilos de monnaie!

Une question me taraude:  que font toutes ces monnaies qui n’ont pas cours ici, ou plus cours du tout, dans les poches de nos visiteurs? Alors quoi, elles sont gardées exprès pour Jules?

Malgré ces pièces indigestes, nos cochons ont récolté samedi 4449 francs et 87 euros. Pas mal du tout! Faut dire que je n’ai pas encore compté toute la grenaille jaune et rouge…

Merci à tous. La quête continue!

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03/12/2016

Dernière minute

Samedi dernier, les jeux n’étaient pas faits. Les électeurs genevois pouvaient encore glisser leur enveloppe dans une boîte aux lettres s’ils ne voulaient pas bloquer leur dimanche matin pour accomplir, enfin, leur devoir civique.

Parce que c’est ainsi. Même si le vote par correspondance laisse un certain temps de réaction entre la réception du matériel de vote et son retour par voie postale, il y a toujours des citoyens qui n’ont pas trouvé le temps de faire leur choix. La réflexion, sans doute…

Ils s’expriment alors à la dernière minute. Juste avant samedi à midi pile.

Leur planche de salut est une simple boîte aux lettres sise au 25 de la route des Acacias. Dans le bâtiment abritant le service des votations et élections.

Dorothée, qui habite non loin de là, me signale que c’est un vrai spectacle, ce ballet des votants retardataires! Ils arrivent là ventre à terre. Les uns sautent du tram, les autres de leur vélo ou de leur moto. Certains se font déposer en voiture et piquent un sprint pour atteindre la fameuse boîte avant la fermeture de la porte de l’immeuble. A moins une.

C’est fou ce que les Genevois sont prêts à faire lorsqu’ils veulent vraiment voter! Bon, ça dépend du scrutin.

Et c’est admirable de voir comme ils sont prêts à souffrir, aujourd’hui, lors de la Course de l’Escalade.

Jules, qui n’est pas un forcené de l’exploit sportif, fera quant à lui du sur place au stand de la Julie, à l’entrée du parc des Bastions. Avec ses potes, il servira d’abord café et croissants, puis 2000 litres de soupe, sans lardons s’il vous plaît. Tout en criant «à votre bon cœur M’sieurs Dames». Pour la Thune du Cœur. Eh oui!

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