12/01/2017

Déclaration d'amour

«Ma chère Carouge, je t’aime fort, et depuis longtemps…» Waouh! Ça, c’est de la déclaration! La Mairie, à qui ce courrier s’adresse, doit en frétiller d’aise. Au début. Après ça se gâte un peu.

Car l’amoureux lui fait vite part de sa déception sentimentale. C’est vrai, à la fin. Pourquoi le punir de la sorte quand il fait tant efforts pour lui plaire?

Au lieu d’aller manger n’importe où dans le canton, c’est à Carouge que Laurent se rend la veille du réveillon. Or la belle roupille un peu en ces Fêtes.

L’homme ne veut pas la réveiller, juste dîner chez elle, en bonne compagnie. Il tournicote dans les rues désertes jusqu’à trouver une auberge ouverte et accueillante. Et aucun problème pour garer sa voiture: les places libres abondent. Il truffe alors de pièces le parcomètre, sous les yeux de deux contractuelles qui s’ennuient.

Il jouit ainsi d’une heure et demie de parking. C’est un peu court pour un repas de fête. Peu avant l’heure butoir, Laurent déplace son véhicule en zone bleue et retourne gueuletonner.

Tout au plaisir de la table, il dépasse de peu l’heure convenue. Mais les contractuelles veillent au grain. Laurent découvre en sortant la prune gelée de Noël. Qui lui reste sur l’estomac.

Carouge est-elle à ce point intéressée qu’elle ne puisse pas lâcher la pression, comme Versoix l’a fait en fin d’année? Les contrevenants légers y ont certes reçu une bûche de Noël. Mais une représentation de la pâtisserie, avec un petit mot de la police municipale leur rappelant les règles en usage et en leur souhaitant de joyeuses Fêtes. Classe!

Malgré tout, Laurent déclare à Carouge: «Sans rancune, je t’aime toujours...» Paraît que quand on aime, on ne compte pas!

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