30/01/2017

Le piège du siège

Notre société est faite pour les gens jeunes et bien portants. Riches aussi, mais ceci est encore une autre histoire.

Les vieux et les malades n’ont donc qu’à se dépatouiller tout seuls et faire au mieux. Or le mieux, ce n’est souvent pas terrible… Ce qui les fatigue davantage, voire les énerve carrément.

Un exemple tout bête? Le coup du siège profond sans accoudoir! J’avoue que je n’y aurais jamais pensé si une vieille amie ne me l’avait pas signalé.

Pour cette dame âgée, le cas de figure le plus agaçant se rencontre dans la salle d’attente de certains toubibs de la place, quand ce n’est pas dans leur salle de consultation.

La pièce réservée à l’attente est généralement meublée avec goût. Il y a là des plantes vertes et des revues disposées sur une table pour que les clients patientent en les feuilletant, bien installés dans des canapés design assez bas.

Les minutes passent, le temps s’étire. Quand une blouse blanche vient enfin annoncer à cette dame à mobilité réduite que son tour est venu, c’est vite vu, elle reste scotchée sur place. Elle ne peut plus se redresser, n’ayant rien sous le coude, ou la main, pour prendre appui. Il faut alors quémander de l’aide. Une fois de plus.

Enfin, face au docteur, un autre siège profond et sans accoudoir l’attend. Quelle tuile! La patiente sait déjà qu’elle ne pourra pas s’en extirper seule. Alors quoi, elle s’échoue là tristement ou elle rentre droit chez elle, pour ne pas être minée par ce piège de trop?

Il suffit parfois d’un simple accoudoir à un siège pour faciliter la vie des gens malades ou âgés. Les toubibs devraient le savoir, c’est pas sorcier!

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