01/02/2017

La lanterne rouge

Ceci n’est pas le résultat d’un sondage mais d’une étude menée par Avenir Suisse, le laboratoire d’idées libérales. Histoire de préciser d’où ça vient.

D’après ce classement basé sur une trentaine de critères, Genève a remporté, fin 2016, la palme du canton le moins libre de Suisse. Mince alors!

Le moins libre? Mais de quoi je me mêle? s’insurgent déjà les citoyens du bout du lac. D’ailleurs, ça signifie quoi?

Ça signifie que par rapport aux Argoviens, sacrés champions suisses en matière de libertés économiques et civiles, les Genevois sont à la peine, bien loin derrière.

Et de quoi souffrons-nous donc, aux yeux d’Avenir Suisse? De toutes ces entraves économiques que sont une charge fiscale trop élevée, des fonctionnaires trop nombreux, trop de radars fixes, trop de temps pour obtenir un permis de construire, trop de restrictions dans les horaires d’ouverture de magasins, etc. Trop, trop, trop d’entraves. Pas de quoi s’affoler.

Car bien que Genève soit «l’éternelle lanterne rouge» de ce classement, il lui arrive d’être excellente. Dans l’imposition du second revenu d’un ménage, ou la vidéosurveillance. Là, on est top. Ouf!

Et quand notre canton accepte que ses transports publics soient des supports publicitaires, est-ce un bon ou mauvais indice de liberté, pour Avenir Suisse?

Nous sommes devenus ici champions dans l’habillage intégral de trams, et maintenant des Mouettes. Or c’est trop, trop, trop moche, non?

Les autres cantons suisses l’ont bien compris, manifestement. Leur flotte de véhicules est plus à l’abri de ces appétits publicitaires. Elle est encore libre… 

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