02/02/2017

L'embellie passagère

Oui je sais, il y a des sceptiques.

Ces gens-là sont capables de nous dire, sans sourciller, que le temps n’influence en rien l’humeur humaine. Que notre état d’esprit n’a rien à voir avec les caprices de la météo. Mon œil! Suffit de voir dans quel état second nous étions hier…

Car cette embellie passagère, avec sa douceur extraordinaire et lumineuse survenant après de longs jours gris et froids, a transformé jusqu’aux plus grincheux de service. Je n’invente rien. Suffit d’ouvrir les yeux.

J’ai ainsi surpris des passants, sourire aux lèvres, marchant au ralenti dans les rues pour profiter pleinement de l’instant présent. Il y a soudain de la légèreté dans l’air. Un sentiment de détente, de bien-être. C’est cadeau!

Mais un temps pareil, un 1er février, ça ne peut pas durer, forcément. Il se déguste alors comme une parenthèse heureuse. Une réserve de tiédeur pour affronter le retour des jours perturbés. Je parle toujours météo, donc.

Tout occupé à prendre du bon temps, en ce mercredi béni, le corps se détend complètement à l’heure où le soleil est au plus haut. C’est à ce moment précis que des cris déchirants viennent trouer sa félicité…

Surgies de nulle part, les sirènes hurlent et s’époumonent à n’en plus finir. Quand l’une cesse, l’autre prend le relais en modulant son cri désespérant. Comme si cela ne suffisait pas une fois, elles recommencent. Jusqu’à en perdre la voix. Et nous la tête.

On a beau être averti, ça glace les sangs, ces sirènes d'alarme. Ça jette un froid. L’hiver reprend vite le dessus.

Fin de l’embellie passagère. Dommage. 

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.