23/03/2017

Toujours fraîche et dispose

Suffit d’ouvrir le robinet. Et elle arrive. Toujours fraîche et dispose!

Elle se glisse aussi bien dans nos gosiers que dans les tuyaux de douche ou d’arrosage. Elle se consomme les yeux fermés, tant elle est réglo. Elle? L’Eau de Genève, bien sûr!

Oui je sais, c’était hier, la journée internationale de l’eau. Mais bon, j’étais pas là, alors on ne va pas chipoter. Car même si on lui fait la fête une seule fois par an, elle nous est vitale au quotidien, et on n’est pas à un jour près pour lui rendre hommage.

Quand on vit, comme nous, sur des immenses stocks d’or bleu, on ne se rend plus bien compte de la chance qu’on a de posséder pareille richesse. L’eau potable qui coule du robinet provient à 80% du grand réservoir qu’est le lac Léman, et pour le reste de nappes phréatiques.

Et puis ce trésor naturel est géré par une entreprise de service public. Pas de risque de voir ainsi ce précieux liquide faire l’objet de trafic ou de spéculation, comme c’est le cas dans de trop nombreux pays.

Notre eau est donc entre de bonnes mains et on peut la boire jusqu’à plus soif sans craindre pour sa santé ou sans avoir à se ruiner. Nous sommes d’ailleurs toujours plus nombreux à consommer régulièrement cette denrée alimentaire de première nécessité.

Rassurez-vous, je ne touche pas de pots-de-vin des SIG pour vanter l’Eau de Genève!  

Simplement, à l’heure où beaucoup de ménages peinent à joindre les deux bouts, il faudrait se rappeler que notre bonne eau potable est 100 à 500 fois moins chère qu’une eau en bouteille. Une info que je tiens de bonne source!

Une famille de quatre personnes économiserait ainsi de 400 à 2000 francs par an en renonçant à acheter de la flotte sous plastique et en utilisant l’eau du robinet. Celle qui est toujours fraîche et dispose...

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21/03/2017

Un jour sur deux

Vous savez la dernière?

A partir d’aujourd’hui, je vais sortir un jour sur deux. Dans le journal, bien sûr! Ou sur ce blog. Autrement, n’ayez crainte, je prends toujours l’air au quotidien, c’est recommandé par la Faculté.

A partir d’aujourd’hui, disais-je, ce sera un jour avec, un jour sans notre rendez-vous habituel autour d’un petit café bien serré. Et ce rituel va un peu me manquer. C’est ainsi, je suis une grande sentimentale.

Mais bon, quand les temps changent, il faut bien se serrer les coudes, dans la vie comme dans les pages de la Julie. C’est pourquoi je troque ma longue colonne contre ce joli carré frais où vous me découvrez présentement. Plus près encore de toi, Herrmann, quelle chance! Je partagerai cet espace avec une nouvelle chronique intitulée «Il y a 50 ans dans la Tribune.»

Nous allons donc faire une maille à l’endroit, une maille à l’envers, et ainsi de suite, pour vous tricoter un ensemble varié. On verra si Genève, c’était mieux avant, comme dit le slogan. Ou pas.

Peut-être arriverons-nous à savoir si les habitants du bout du lac rouspètent, s’émeuvent, se querellent ou rigolent pareil hier et aujourd’hui.

Aujourd’hui?

Oui, Julie, il est temps de revenir sur terre. De regarder ce qui se trame là, sous tes yeux. Tandis que tu ralentis drôlement le rythme, il en est une qui turbine à une cadence d’enfer, sans rien dire: dame Nature met ces jours les bouchées doubles, voire triples pour être fin prête.

Les bourgeons des arbres explosent, les fleurs des pruniers embaument, les insectes sortent de leur réserve, la sève monte.

Aujourd’hui, le printemps est arrivé! C’est pas une bonne nouvelle?

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20/03/2017

Tout se complique

«Ma Poste est où j’en ai besoin.»Brigitte aimerait y croire! Ça l’arrangerait bien que cette pub jaune dise vrai. Car en réalité, sa poste n’est plus où elle l’attend. A savoir à sa porte, avec le facteur lui livrant, comme d’habitude, les nombreux paquets de langes et d’alèses nécessaires à son fils adulte, infirme moteur cérébral.

Car le temps de ce service est révolu. Rentabilité oblige, les petites mains du géant jaune ont désormais interdiction d’entrer dans les allées lorsque les boîtes aux lettres sont situées à l’extérieur des immeubles.

Ces messagers ont ainsi reçu l’ordre d’appeler les destinataires de colis par interphone pour qu’ils viennent les chercher. Si personne ne répond, ils laissent des invitations à retirer ces envois au bureau postal. Point barre.

Mais voilà. L’allée de Brigitte ne possède pas d’interphone, pas de code. Il suffirait au facteur de pousser la porte d’entrée, de faire trois pas pour sonner à l’appartement du rez-de-chaussée. Mais non, trop simple. D'ailleurs il n’en a plus le droit.

La dame s’est rendu compte de cette nouveauté après avoir attendu plusieurs fois, et en vain, ses commandes. Elle était pourtant restée chez elle pour réceptionner les colis, mais n’avait reçu que des invitations à se rendre à la poste. Ce qu’elle a dû faire, en compagnie de son fils en chaise roulante.

Pour s’épargner ces complications et tensions inutiles, faut-il donc qu’elle fasse le guet pendant des heures devant son domicile pour réussir à harponner ses huit paquets au passage du camion jaune?

Il y a plus simple: la Fondation Cerebral trouvera un autre mode d’envoi pour que ces langes et alèses arrivent là où Brigitte en a besoin…

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18/03/2017

Musarder en paix

Le beau temps s’est installé ces derniers jours sur la région. Et avec lui revient un peu de cette douceur de vivre qui nous faisait tant défaut lors des grisailles passées.

Au contact de la nature qui s’éveille, on se sent soudain tout chose. Tout mou. Pour peu, on s’allongerait dans l’herbe fraîche pour assister en direct à l’éclosion d’un bourgeon ou à la pousse d’une fleur, en s’émerveillant devant cette perfection.

On a la vie devant soi, c’est bientôt le printemps! Et l’on en bâille de satisfaction. Ah, que c’est bon…

Les stands de glace sont ouverts sur les quais et les passants s’en mettent tranquillement plein les babines, en tombant la veste. Dans les rues voisines, des places de stationnement commencent à disparaître, en plein Salon de l’auto, au profit de terrasses.

Ce sont des signes qui ne trompent pas. Le temps de musarder est arrivé!

Pourtant, certains humains n’ont pas compris le message printanier. Faut-il qu’ils soient sourds!

Lorsqu’ils s’expriment à voix haute, ils mettent constamment le turbo, au lieu mettre de la pédale douce. Ils caquettent à tout berzingue aussi bien à la table du bistrot d’à côté que dans le poste ou à l’écran.

Ça devient une manie. Ces parleurs se plaisent à causer vite. De plus en plus vite. A croire qu’ils font la course. Mais pour aller où, et gagner quoi? D’ailleurs, c’est à se demander s’ils parviennent à reprendre leur souffle, au milieu de ces tirades express.

Qu’ont-ils de si pressant à communiquer qui ne puisse attendre un chouïa? Alors on se calme, on ralentit le débit, et on respire le printemps!

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17/03/2017

Passages sous voies

Le passage de Montbrillant, collé contre la gare de Cornavin, devrait un beau jour voir la vie en jaune. En doré même, si le projet de réhabilitation de ce lieu glauque se concrétise enfin.

Les milliers de personnes qui chaque jour transitent par là s’en réjouissent déjà. Tout en se demandant ce qui pourrait retarder encore sa réalisation. On est à Genève, n’est-ce pas…

Mais il y a plus grave que le passage de Montbrillant, me signale Bernard. Et ce condensé de coin chagrin se trouve à deux pas de là, précisément sous le pont de la Rue- de-la-Servette.

Comme tout passage sous voies, il est d’un naturel peu amène, sali par les gaz d’échappement, négligé, mal éclairé.

On s’y bouscule pourtant: un arrêt TPG attire en ce triste lieu les usagers de cinq lignes de bus. Des bancs alignés contre les murs en catelles grisâtres sont mis à leur disposition. Mais ce sont les habitués du «Quai 9» voisin qui en profitent le plus souvent. Ambiance sous les voies!

Entre les deux sites évoqués plus haut se faufile encore le passage des Grottes. Du temps du Pathé Rialto, il n’était guère folichon. Mais depuis la fermeture des sept salles de cinéma, qui remonte à un an déjà, il est devenu carrément sinistre. Ça pue l’urine à plein nez et l’abandon crasse. Dommage. Ce grand couloir urbain mériterait meilleur sort.

Or dans le périmètre de ces passages sans âme trône la Haute Ecole d’art et de design Genève. Ne pourrait-elle pas faire de ces lieux proches des sujets d’étude? Et demander à ses étudiants d’habiller ces tristes murs? Ça permettrait de joindre ainsi l’utile à l’agréable.

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16/03/2017

La salade surprise

grenouille.JPGElle est drôlement fraîche et vivante, cette salade du jardin!

Conditionnée sous plastique, avec les petits trous prévus çà et là pour la laisser respirer, elle a été achetée un vendredi de février à Versoix, chez un des deux géants oranges de l’alimentaire (qui ne commence pas C), puis rangée dans un frigo familial.

Tatiana la ressort pour la laver et la préparer en vue du repas du dimanche. Elle fait alors un bond au plafond! A travers le sachet, une charmante petite grenouille la regarde fixement, posée sur son lit de verdure!

Et puis soudain elle bouge, comme pour se dégourdir les pattes. Faut bien qu’elle se réchauffe un peu, la pauvre.

Elle qui prévoit la météo quand on l’enferme dans un bocal a perdu tous ses repères au frigo. Elle n’a pas le temps de coasser pour indiquer la pluie à venir que le mari de Tatiana pique la mouche et l’embarque. Dans son emballage, bien sûr.

Il se pointe avec sa salade habitée à l’aéroport où le supermarché est ouvert le dimanche. L’employé qui le reçoit est bien embêté. Effectivement, un batracien qui s’invite dans une scarole ou une batavia, c’est pas normal du tout. C’est même gênant.

Alors, je vous rembourse cet achat, ou vous prenez une autre salade? dit-il en récupérant l’emballage et la rainette avec. Le plaignant, pas refroidi par l’expérience, opte pour la verdure et reçoit en prime une boîte de chocolat.

Certains clients payent pour manger des cuisses de grenouille, d’autres les découvrent dans leur salade. Mais pas de quoi en faire tout un plat. D’ailleurs, elles n’étaient pas au menu de Tatiana!

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15/03/2017

Stratus persistant

Le printemps est arrivé! Dans le petit jardin qui jouxte l’entrée de l’immeuble où habite Alberta, crocus, primevères et forsythias en fleurs prennent le soleil, annonçant la fin des jours à stratus.

Toute joyeuse devant cette nature qui s’éveille, elle entre dans le bâtiment et rejoint le palier qu’elle partage avec deux adorables voisines. Celles-ci vivent dans le bâtiment depuis bientôt 40 ans. L’une a 73 ans, l’autre 83 ans, toujours fraîche et pimpante.

Or ce jour-ci, la dame plus âgée a plutôt triste mine en discutant avec un jeune homme. Celui-ci se tient devant la porte ouverte de la locataire septuagénaire. L’appartement est entièrement vide!

Alberta prend peur. Pendant son absence, cette voisine serait-elle morte? Non, apprend-elle. Juste expulsée!

Le bail n’était pas à son nom, vous comprenez, mais à celui d’une parente. Plusieurs fois, elle avait demandé à régulariser sa situation. Sans succès. Jusqu’au jour où la régie lui a demandé de quitter les lieux. Après avoir obtenu un temps de prolongation, elle a dû se résoudre à partir. Sans le dire à Alberta.

Certes, le propriétaire était dans son droit. Mais voilà. Une dame âgée a dû quitter son logis et sa ville de Genève, faute d’avoir pu trouver un logement abordable. Son ancienne voisine en a les larmes aux yeux.

Elle a perdu sa copine de palier avec qui elle partageait des petits moments de vie depuis des décennies. Ces dames s’apportaient le journal chaque jour, et du chocolat à Noël. L’une sortait les chiens de l’autre. Les plantes étaient arrosées en cas d’absence.

Devant ce gâchis, Alberta a senti le stratus descendre à nouveau sur sa tête...

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14/03/2017

Langage épicène

Le langage épicène divise, et c’est peu dire! Il y a des rédacteurs-trices qui en font trop, quitte à malmener la langue française, et d’autres qui n’en font pas assez, quitte à énerver les femmes.

Difficile donc de trouver le juste milieu pour être politiquement correct et agréable à lire en utilisant ce langage non sexiste.

Un ardent défenseur de la langue de Molière s’est ainsi plu à relever un jour les incorrections orthographiques, syntaxiques et terminologiques parues dans les publications officielles de la Ville de Genève qui lui font si mal aux yeux. Et ailleurs…

Sa liste est longue et le sujet trop complexe pour être résumé ici. Disons juste que le courrier qu’il a adressé en ce sens aux autorités n’a pas semblé les émouvoir, elles qui usent et abusent de ces formules à rallonges ou tirets.

Or curieusement, rien de tout cela dans le nouveau bâtiment des lits des HUG Gustave Julliard, ce «vaisseau amiral de la santé genevoise.»

Lors de la journée portes ouvertes, une visiteuse a été surprise de lire sur tous les panneaux explicatifs les noms des professions déclinés exclusivement au masculin. Travaillent ainsi en ce lieu des médecins et des infirmiers.

Seul le poste accueil est féminisé, où l’on annonce des «hôtesses» avec les guillemets de circonstance. Le terme «hôtes» aurait été cocasse, encore que «réceptionnistes» eût mieux convenu, car fonctionnant pour les deux genres.

Pour le reste, on sait que la plupart des infirmiers sont des infirmières, et que les doctoresses ne font pas de la figuration dans les couloirs. Il aurait été bienvenu d’en tenir compte…

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13/03/2017

Encore des clichés...

La scène se répète à l’envi ces temps-ci devant nos grands hôtels chics.

Des passants s’arrêtent soudain devant elle, aimantés par sa vision. Des passants mâles, presque exclusivement, d’après ce que j’ai observé.

Ils s’extasient devant l’objet de leur désir, se dandinent tout en l’examinant de haut en bas, en connaisseurs. Puis dégainent leur appareil de photo pour immortaliser la bête de course.

La belle se laisse prendre sous tous les angles. Faut dire qu’elle est conçue pour affoler les sens, pour être reluquée, convoitée, cajolée, avec ses formes affriolantes, son teint pimpant et son allure classe, inaccessible. Mais justement. Pas touche, bas les pattes!

Des gardiens veillent au grain.

Une fois l’image mise en boîte, les admirateurs regardent encore la grosse cylindrée rutilante avec envie, puis passent leur chemin, tout en vérifiant si la photo est bonne. S’ils sont accompagnés, les femmes auront attendu, en retrait, que le rituel se fasse.

Question d’habitude. A la prochaine voiture de luxe stationnée devant un autre palace, le cirque va recommencer. Parce que c’est ainsi: ces belles carrosseries sont faites pour leur faire perdre les pédales, aux messieurs!

Désolée pour les clichés ici véhiculés, mais je n’ai pas croisé une seule femme en extase devant les bolides stationnés sur le bitume. A Palexpo, je ne dis pas…

J’ai encore repéré de très jeunes gars postés en bas de la rue du Mont-Blanc, occupés à photographier les bagnoles sortant de l’ordinaire dans le flot de la circulation genevoise. Enfin, le flot était à l’arrêt. Les berlines et autres coupés sport ont eu le temps de prendre la pose…

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11/03/2017

Dix ans d'errance

La lettre lui est parvenue en retour le 17 février dernier, en courrier B. Avec le petit rectangle de circonstance collé dessus: «Le destinataire est introuvable à l’adresse indiquée.» Etrange…

Elle a beau retourner l’enveloppe dans tous les sens, la céramiste censée avoir envoyé ce courrier ne s’en souvient plus, mais alors plus du tout. Pourtant son nom figure en toutes lettres comme étant l’expéditrice. Quant à l’adresse de la galerie, elle est barrée. Normal, elle n’existe plus!

Intriguée, l’artiste ouvre le pli fatigué. Et ce qu’elle découvre lui tombe des mains: ce sont les cartons d’invitation pour le vernissage d’une exposition, dans le cadre du 10e Parcours céramique carougeois. Qui remonte à l’année 2007, donc!

Dix ans. Il aura donc fallu dix ans pour que cette lettre, partie du chemin de Pinchat, tente de rallier la rue Jacques Dalphin et finisse par revenir à son point de départ. Deux adresses carougeoises distantes, l'une de l'autre, de dix minutes à pieds!

En dix ans, la galerie Octobre a eu le temps de fermer, les céramistes de faire de nouvelles créations et le monde de tourner. Qu’est devenu le courrier? Il a erré dans les services, il s’est planqué derrière une armoire, voire au fond d’un tiroir. Ou autre. Qui sait?

Toujours est-il qu’une main secourable l’a dernièrement tiré de l’oubli et l’a remis en circulation. Une démarche absolument admirable, sachant qu’un classement vertical n’aurait gêné personne! Mais la Poste est allée jusqu’au bout de sa mission. Acheminer le courrier, coûte que coûte.

Et c’est tellement plus beau quand c’est inutile!

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10/03/2017

Les tailleurs de saison

Vous les avez sans doute aperçus un jour ou l’autre dans les arbres de la ville, voire à leur pied. Ces grimpeurs, sauterellistes et ramasseurs œuvrent en nuées saisissantes, agiles et colorées et leur prestation collective, entre ballet aérien et spectacle de rue, tient souvent en haleine les spectateurs.

Depuis mi-novembre, 35 jardiniers de différents parcs publics genevois sont spécialement affectés à la taille de 1500 arbres. Une activité saisonnière qui touche bientôt à sa fin.

En quatre mois, les deux équipes de professionnels auront ainsi assuré la tonte de 900 platanes, 250 tilleuls, autant d’érables et 100 marronniers.

Mais pourquoi les tailler sans cesse, Monsieur le chef? Ne pourriez-vous pas laisser par exemple les platanes un peu tranquilles pour qu’ils s’épanouissent et retrouvent leur majesté naturelle?

Eh bien non, répond le chef. D’abord tous les arbres ne sont pas forcément élagués chaque année. Ensuite, il faut contenir les gabarits de ces essences vigoureuses. Surtout les platanes…

Ceux-ci ont d’ailleurs droit à la taille «en tête de chat», si chère à Genève. La tête du minou étant le moignon situé au bout des branches et ses moustaches les trois tire-sève qui lui sont laissées.

Si les jardiniers agissent de la sorte, ce n’est pas pour la beauté du végétal. Pour quelle raison, alors? C’est simple. Les immeubles cossus du bord des quais ayant depuis toujours un droit de vue sur le lac, ces arbres d’ornement ne doivent pas masquer l’eau de leurs grosses feuilles. D’où cette taille historique, reprise ensuite loin à la ronde.

Heureusement, le platane est résistant. Comme un arbre dans la ville…

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09/03/2017

La Mecque des autos

En matière de bouchons, les Genevois en connaissent un rayon.

Paraît que les automobilistes du bout du lac sont les grands champions suisses de l’embouteillage. Sur route… Selon les données de 2016, ils ont été bloqués en moyenne 38 minutes par jour dans la circulation, soit 146 heures durant l’année écoulée.

C’est beaucoup, ou je me trompe?

Les Zurichois, pour une fois, arrivent derrière nous dans le classement des pires bouchons dans le monde, avec 33 minutes de retenue, représentant 127 heures accumulées en une année.

J’ai pas vraiment compris la méthode utilisée pour parvenir à ces résultats basés sur les données GPS des navigateurs. Mais ils sont bien pratiques pour estimer le temps perdu au volant. En temps normal.

Car aujourd’hui, on entre dans l’exceptionnel: Genève devient la Mecque des amateurs d’automobiles! C’est pas moi qui l’affirme, mais le TCS.

D’où cette légitime interrogation: sachant que les conducteurs de voiture sont déjà bloqués 38 minutes par jour dans les bouchons genevois, à combien vont se monter les temps d’attente en ces jours de grand pèlerinage à Palexpo?

Mais t’y comprends rien, Julie: 38 minutes, c’est une moyenne qui tient compte des bouchons du Salon de l’auto. Des clous…

Depuis le début de la semaine, la circulation est déjà devenue difficile, même en deux roues. Alors à quatre roues, bonjour les dégâts!

Donc «GE-PATIENTE», comme dit la campagne incitant au respect au volant. Et avec le sourire, bien sûr!

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08/03/2017

Côté femmes

C’est donc aujourd’hui la Journée internationale des droits de la femme.

Comme chaque année, nous aurons droit à plein de belles considérations sur celle qui est l’avenir de l’homme. Même si, dans un nombre incalculable de pays, cet avenir-là n’a pas voix au chapitre. Contentons-nous alors de parler d’ici, où ça ne va pas trop mal…

Notez qu’il y a encore bien à faire pour obtenir ce à quoi, nous autres femmes, aspirons depuis des plombes. Pour éviter également toute marche arrière et autres récupérations commerciales, comme le font ces magasins qui profitent de la Journée de la femme pour nous bassiner avec une crème antirides ou une cure de jouvence. Bonjour les clichés!

Dans ce XXIe siècle où tout devrait être enfin acquis, trop de filles et de femmes souffrent de harcèlement de rue, de violences verbales et physiques, d'injustices sociales.

A travail égal, la plupart d’entre elles n’ont toujours pas de salaire égal. Et ça commence à bien faire, depuis vingt ans que la plaisanterie dure…

Alors à 15 h 40, comme tant d’autres employées, j’arrêterai le boulot. Pour faire remarquer à mon patron qu’à partir de cette heure précise, je lui offre mon travail, tandis que mes collègues masculins continuent à être payés, eux. Si je ne peux pas le faire symboliquement aujourd’hui, à quoi bon une telle journée?

Et puis, tant qu’à faire, pourquoi ne pas me rendre à la zone piétonne du Mont-Blanc, à 17 h 30, pour discuter du fait du jour? Il est question de l’élévation de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans…

On se pince!

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07/03/2017

Carnaval, où es-tu?

Tout est question de tradition, et les dates de ces réjouissances ne tombent jamais du ciel. Enfin presque.

Le Carnaval de Lucerne commence chaque jeudi gras. Cette année, c’est chose faite depuis près d’un mois et ses Guggenmusik, comme ses habitants, s’en remettent tranquillement.

Les Brandons de Payerne boutent le feu à la cité broyarde 40 jours avant Pâques, et cela depuis plus de cent ans. Les festivités se sont achevées hier soir par la tournée des Chineuses dans les bistrots de la ville. Ambiance assurée!

Le Carnaval de Bâle débute quant à lui chaque lundi suivant le mercredi des Cendres. Le célèbre Morgenstreich, c’était donc hier, à 4 heures du matin. Les cliques de fifres et tambours, avec leurs lanternes, ont ainsi lancé 72 heures de fête populaire. Ces trois jours sont, dit-on, les plus beaux de la vie bâloise.

Et Genève dans tout ça? Eh bien, elle est à la traîne. La fièvre carnavalesque peine à prendre au bout du lac. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé. Faut croire que les Genevois ont d’autres occasions de se lâcher.

Il est toutefois un petit Carnaval qui résiste, celui des Bains des Pâquis. Il a lieu selon un calendrier propre à ses organisateurs, et sa 6e édition est prévue le samedi 11 mars.

Après un départ en cortège de la place de la Navigation, l’arrivée sur la jetée se fera vers 16 h. Diverses manifestations suivront jusqu’à la nuit, défilé costumé sur le thème «récupération et recyclage», musique, bal et feu d’artifice. Plus un plouf dans un jacuzzi géant chauffé au feu de bois.

Car on se mouille, aux Pâquis, pour le Carnaval!

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04/03/2017

Le sac à chocolat

Il ne s’est pas volatilisé, ce sac Eastpak! Pourtant, il est introuvable, ce qui rend son jeune propriétaire inconsolable.

D’où cet appel lancé par Helena et que je relaie ici, une fois n’est pas coutume. Cette dame a reçu dimanche dernier un groupe d’élèves d’une école secondaire de sa ville d’origine de Peñafiel, au Portugal.

Ces jeunes sont venus passer quatre jours dans notre cité dans le cadre de leur voyage d’études. La Genevoise d’adoption leur a fait visiter tout ce qui est de nature à intéresser ces garçons et filles, le CERN, quelques musées, la vieille ville et autres lieux touristiques.

Les étudiants ont été ravis de ce qu’ils ont vu et vécu au bout du lac. Toute bonne chose ayant une fin, ces jeunes Portugais ont pris le chemin du retour mercredi en fin d’après-midi.

En arrivant à l’aéroport, un élève s’est rendu compte qu’il avait oublié son sac à dos dans le bus 10. Avec, à l’intérieur, une écharpe noire, un téléphone et des chocolats qu’il avait achetés pour ses grands-parents. Avec ses petits sous. Oui je sais, cela va vous faire fondre…

Pour le retrouver, Helena a contacté le service ad hoc des TPG, le bureau des objets trouvés et lancé des appels sur Facebook. Mais rien. Toujours rien.

Est-ce que la Julie fera mieux? A voir! A l’heure où les réseaux sociaux font la pluie et le beau temps, ça me ravirait de pouvoir remettre la main sur ce sac à dos et son contenant grâce à ce billet!

A défaut de retrouver l’original, on pourrait aussi remettre à Helena quelques chocolats à envoyer au garçon de Peñafiel, en souvenir de son voyage d’études en terres genevoises…

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Post tenebras lux

Post tenebras lux, telle est la devise de notre bonne vieille République.

Après les ténèbres la lumière, donc. Eh bien on aimerait la voir un peu plus souvent allumée…

Alors que la Ville de Genève s’offre régulièrement un festival de lumières au tournant de l’année, alors qu’elle soigne les éclairages sur les quais ou sur différents bâtiments publics d’importance, elle laisse dans un état second un lieu qui pourtant grouille de vie.

Je pense au passage de Montbrillant, situé entre l’Hôtel Cornavin et la gare.

Un espace glauque où se croisent et s’évitent, dans l’improvisation totale, les trams et les bus avec leurs mouvements de passagers, les vélos et les piétons qui zigzaguent au milieu, le tout baignant dans un éclairage désespérant.

Ce sombre passage sous voies voit défiler chaque jour des milliers de personnes qui méritent mieux que ça. Pas seulement pour leur confort visuel, mais aussi pour leur sécurité.

Alors? Paraît que ça va changer!

J’ai appris qu’une demande de crédit allait être déposée sous peu au Conseil municipal pour refaire l’éclairage des lieux. Le projet de John Armleder est d’ailleurs visible jusqu’au 12 mars dans l’exposition «art & tram», au pont de la Machine. S’il se réalise, le passage en question deviendra presque solaire avec sa peinture dorée et ses anneaux de néons. Gare aux yeux!

En parallèle, des études sont lancées pour améliorer la fluidité de la circulation. En agrandissant notamment les trottoirs, ce qui ne serait pas un luxe.

Mais attention, nous sommes tout de même à Genève: ne pas se réjouir trop vite! Compter au moins une année, et encore, avant que la lumière soit…

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03/03/2017

Une soupe de plastique

Le «7e continent de plastique» a été découvert dans le Pacifique Nord par un navigateur et océanographe américain, il y a déjà vingt ans.

Depuis, il s’en est découvert de nouveaux et de plus sournois un peu partout sur les mers. Ces vastes étendues polluées sont aussi appelées gyres de déchets, vortex d’ordures, voire soupes de plastique.

Cette perspective vous met-elle en appétit? Les ingrédients de cette soupe océane sont faits de milliards de confettis de plastique et de déchets épars et colorés, résidus de tout ce qui termine sa carrière au jus… Miam!

Depuis vingt ans, les scientifiques alertent gouvernements et consommateurs pour limiter l’usage monstrueux de cette matière synthétique. Avec des résultats plus que mitigés.

Alors quoi, faut-il baisser les bras, devant l’étendue des dégâts?

On peut déjà agir à son petit niveau, en favorisant l’achat de produits sans ce type d’emballage, en réutilisant ses cabas en papier, ou que sais-je.

Les grands distributeurs Migros et Coop viennent de réduire l’usage des sacs en plastique à usage unique. C’est un bon point. Birgitta en propose un autre, qui n’a pas forcément la bénédiction de tous les gérants de magasins, mais qui se pratique dans certains supermarchés.

Pour économiser les sachets transparents au rayon fruits et légumes, il faut peser les produits séparément, puis les placer dans un seul contenant et coller les étiquettes dessus.

Ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan, me direz-vous. Mais c’est toujours mieux qu’un continent! 

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02/03/2017

La libération des lieux

Les établissements médicaux sociaux sont des entreprises comme les autres, soumises à la dure réalité des chiffres…

Dans un récent courrier adressé aux résidents de la maison de Vessy et à leurs proches, la direction donne les tarifs des prestations pour 2017. Tarifs correspondant, grosso modo, à ceux pratiqués dans d’autres institutions.

Une nouvelle disposition choque les non initiés. «Lors du décès», est-il écrit, «vous disposez de trois jours pour libérer la chambre.» Trois jours! C’est très court. Et drôlement brutal.

Notez à l’inverse, lorsqu’une place se libère dans n’importe quel EMS, les intéressés disposent du même laps de temps pour se décider et emménager, sans quoi la chambre proposée leur passe sous le nez.

A Vessy, on prévoit ainsi une bonne semaine pour assurer la libération d’une chambre, son nettoyage à fond, sa réfection, et l’arrivée d’une nouvelle personne.

Pourquoi tant de hâte? Parce que les places sont chères à tous points de vue!

La plupart des résidents étant au bénéfice de prestations complémentaires, celles-ci s’arrêtent, comme toutes les autres rentes d’ailleurs, le jour de leur décès. Sachant le prix que coûte un EMS, il est donc de l’intérêt de tous que la chambre se libère rapidement. D’autant que les listes d’attente pour en obtenir une sont longues.

Pour permettre aux proches de faire leur deuil sans stress inutile, la maison de Vessy peut assurer le déménagement de la chambre, moyennant un forfait de cent francs, et garder les affaires en dépôt gratuitement, trois mois durant.

La pilule passe mieux ainsi. Autrement, elle était un peu dure à avaler.

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01/03/2017

Pollutions sonores

Pitié, qu’on fasse taire tous ces parleurs compulsifs qui nous prennent la tête, alors qu’on ne leur a rien demandé!

Il n’est bientôt plus un lieu public où la vie privée de parfaits inconnus ne se déverse à flot continu dans nos pauvres esgourdes. Comment s’en protéger, sinon en les bouchant à longueur de journée. A l’usage, c’est peu pratique…

On a déjà tout entendu dans les transports publics, du côté des conversations téléphoniques à voix unique: la liste des commissions à faire, l’avancée de la chimiothérapie de la cousine, le rendez-vous raté, les déboires bancaires du mari, les conflits au boulot, la description du nouveau chéri et j’en oublie. Rien ne nous est épargné.

Et lorsqu’on se planque au bistrot pour avaler tranquille un petit café, une autre menace nous guette désormais: des clients y installent leur bureau pour faire leurs consultations à distance face à leur ordinateur, l’oreillette en coin.

Pratique pour eux: ça leur évite la location d’un pied à terre professionnel. Mais bonjour la confidentialité des échanges. L’autre jour, une thérapeute très volubile déversait ses bons conseils de vie à une patiente invisible. J’ai pas tout compris, mais je n’ai pas payé la séance. Au secours…

Comme si cela n’était pas assez, il y a encore ce magasin d’électroménager de la place adepte de la transparence totale. Un gérant remontait ainsi les bretelles à un jeune employé en rédigeant son rapport de stage quasi sous le nez d’une cliente. Vous n’êtes pas assez ci, trop ça. Et puis vous devez être plus souriant avec la clientèle.

Mais la clientèle veut surtout la paix des ménages! Ou la paix tout court…

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