11/05/2017

Parrainez un triporteur

L’association Partage demande ces jours au grand public de parrainer un triporteur. Peut-on aussi marrainer une triporteuse, tant qu’à faire?

Non Julie, ça ne se dit pas des choses pareilles, même en langage épicène. Dommage! Mon dictionnaire me signale juste que le mot «tripoteuse» existe bel et bien. Mais il ne colle pas au propos… Alors soit, parrainons!

La banque alimentaire genevoise lance ainsi une campagne de "crowdfunding", un mode de financement participatif en ligne, pour financer l’achat d’un triporteur électrique.

Vous me direz que cela fait déjà un moment que l’on voit sillonner un peu partout dans le canton ces engins à trois roues, équipés d’une grosse caisse, blanche comme un frigo, et actionnés par de solides pédaleurs.

Ils s’en vont dans un sens récupérer des denrées alimentaires invendues auprès des grands magasins ou des maraîchers. Et repartent dans l’autre sens les distribuer à des associations caritatives et à des services sociaux.

Ces triporteurs sont plus appropriés que les camions quand il s’agit de transporter de petites quantités. Mais ils fatiguent, à force d’aller à gauche et à droite, et il faut les renouveler. Ne serait-ce que pour garantir la chaîne du froid et éviter que la nourriture collectée ne se dégrade en route.

Restent encore dix jours pour réunir la somme nécessaire à cet achat. Les personnes qui souhaitent donner un coup de pouce à ce projet peuvent choisir le montant de leur don et recevoir en échange un souvenir. Leur prénom figurera notamment sur les flancs du triporteur.

Des autocollants porteurs de petits noms de filles et de garçons se déposeront alors sur la caisse de livraison. Comme autant de chaînons de cette grande chaîne de solidarité.

https://wemakeit.com/projects/parrainez-un-triporteur

07:00 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | |

Commentaires

A priori, difficile de critiquer ce genre d'initiatives. Mais si je résume la situation du commerce suisse :
- 1 million de Suisses vont faire leurs courses à l'étranger chaque week-end
- en Suisse, les clients ne supportent pas la moindre flétrissure sur un légume ou un fruit. Donc on doit les sortir des étals...
- en France, le processus de récupération est devenu obligatoire. S'il prend de l'ampleur ici, de quoi vont vivre les commerçants suisses, s'il suffit d'attendre dehors pour recevoir la marchandise gratuitement ?

J'entends déjà les larmoiements sur les pauvres vendeuses qui vont perdre leur travail. Mort de rire, comme disent les djeunes...

Écrit par : Géo | 11/05/2017

Les commentaires sont fermés.