13/06/2017

Les touches prennent l'air

Elles ont un faible pour les salons et les chambres d’enfants. Elles sont à l’aise également dans les salles de concert, les conservatoires, les aulas d’école, voire les caves à jazz. En gros, elles se plaisent dans les lieux intérieurs où la température modérée sied à leur teint.

Il en faut donc beaucoup pour que ces 88 touches noires et blanches sortent de leur réserve, en compagnie de l’instrument qui leur fait corps.

Eh bien ce «beaucoup» est arrivé: la 7e édition des pianos en libre-service «Jouez, je suis à vous» démarre demain et résonnera dans le canton jusqu’au mardi 27 juin. On s’en réjouit déjà!

Parce que cette initiative généreuse rassemble simplement des gens de tout âge et de partout autour de la musique. Et que ces pianistes qui jouent spontanément dans la rue ou un parc offrent des respirations bienvenues dans notre quotidien, des moments délicieux, surprenants, parfois. Ça fait du bien!

Autre motif de satisfaction, la manifestation trouve toujours autant de pianos à installer en plein air et assez de bénévoles pour prendre soin d’eux et les bâcher, en cas d’averse. Cette année, 58 pianos fixes et un piano à queue voyageur sont à disposition des amateurs dans 18 communes!

Attention. Le piano baladeur n’est pas une vue de l’esprit: il sera un soir sur le toit d’Uni Dufour, un midi au cimetière des Rois puis un autre sur le pont de la Machine avec, à chaque étape, un concert assuré par des artistes du cru.

Il faudra faire un tour au Jardin anglais pour voir ces six pianos peints chacun d’une couleur vive, installés le long de la barrière et formant comme un arc-en-ciel musical. Les musiciens joueront face au lac, à main gauche le pont du Mont-Blanc, à main droite le jet d’eau. Devinez de quel côté se trouve la source d’inspiration…

Les pianos sont ouverts mercredi dès 9 h. Les 88 touches noires et blanches vous attendent. De main ferme!

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Commentaires

De quel coté l`inspiration? Question de gout. Le pont du Mont-Blanc inspirerait bien un Philip Glas, surtout aux heures pointe. Coté lac, plutot Debussy.

Écrit par : Jean Jarogh | 13/06/2017

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