08/07/2017

C'est le pied!

Anne-Claire et Vincent ont toujours bien aimé marcher. Ils cheminent d’ailleurs ensemble, main dans la main, depuis plus de 40 ans. La Genevoise et le Belge ont chacun adopté la nationalité et la culture de l'autre. Et ils ont eu cinq enfants. Tous adultes aujourd’hui.

Et puis un jour, alors qu’ils faisaient leur balade dominicale, une idée un peu folle a germé: relier leurs deux pays. A pieds! Suffit pour cela d’allonger le pas sur les 800 km séparant leur maison de vacances, à Knokke-le-Zoute, à celle de Veyrier. Pour éprouver la solidité d’un couple, c’est parfait!

L’idée a fait son chemin. Mari et femme ont alors tracé une ligne droite sur la carte, fixé les 39 étapes à venir et travaillé leur forme physique. Ils ont décidé aussi de lever des fonds, avec leurs pieds (!) pour la bonne cause. Celle de l’association Le don du Chœur, œuvrant pour éducation d’enfants cambodgiens. D’où le nom de ce périple pédestre et solidaire: le pas du chœur.

Anne-Claire et Vincent ont compté que leurs quatre pieds feront un peu plus de 1 000 000 pas cet été… Le principe n’est pas de trouver des gens pour financer chaque pas: trop compliqué. A chacun de donner ce qu’il veut. Ou peut.

Le départ se fera le 5 août en Belgique, l’arrivée étant prévue à Veyrier, le 16 septembre, avec trois jours de pause au milieu et quelques étapes partagées avec des proches. Deux des filles du couple vont assurer le suivi sur les réseaux sociaux et sur www.lepasduchoeur.ch. Un site où figurent également les renseignements pour faire un don. Que cette marche soit donc profitable à tous!

Sur ce, je lève aussi le pied et vous retrouve ici début août. Allez, bon été!

07:04 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | |

06/07/2017

Forcer la main

C’est l’histoire d’un homme qui s’offre, un jour, un abonnement demi-tarif CFF. Vous savez, cette carte qui vous permet de payer assez cher un service normalement hors de prix.

Bref. Il achète le document pour profiter de voyager à meilleur compte dans notre beau pays. Puis la vie étant ce qu’elle est, le Genevois décide quelques mois plus tard de prendre le large et de s’établir provisoirement en Asie du Sud. Où son SwissPass n’est plus d’une grande utilité.

N’allez pas croire qu’il cherche alors à se faire rembourser une partie de l’abonnement dont il n’a pas joui. Oh que non. Payé, c'est payé.

Ce qu’il conteste en revanche, et avec une belle énergie, c’est la reconduction tacite de son abonnement demi-tarif dont il avait oublié jusqu’à l’existence. Or le voilà piégé, au bout du monde, par le système des CFF.

Car si l’abonnement général est désormais résiliable de mois en mois, le demi-tarif annuel, lui, est renouvelé d’office. Sauf si son propriétaire se manifeste avant une date butoir.

Pour que l’entreprise fasse preuve de «souplesse commerciale» envers ce Genevois exilé, il devrait prouver ne plus vivre au bout du lac en lui fournissant une attestation du contrôle des habitants! On se pince!

Il se contentera d’envoyer à sbb.ch copie de son billet d’avion et du visa figurant dans son passeport, afin qu’on lui lâche enfin les baskets.

Aux dernières nouvelles, les CFF renoncent à lui vendre un demi-tarif inutile au Sri Lanka, ainsi qu’aux frais de rappel. Fin des menaces de poursuites aussi.

Pour éviter ces tracasseries, mieux vaut donc ne pas oublier l’échéance de son abonnement…

07:00 | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook |  Imprimer | | |

04/07/2017

Chacun fait ce qui lui plaît...

«Je fais ce papier, mais je sais qu’il ne sera pas publié, il n’y a que ce qui vous plaît qui passe». Ainsi se termine, sans autre forme de salutation, une lettre manuscrite adressée à Madame ou pas. Moi, donc. La Julie. Oh là là, la grosse colère de la dame…

Faut dire qu’elle devait déjà en avoir gros sur la patate avant de prendre sa plume. La faute à sa voiture et à tout ce qui tourne autour: des frais à rallonge et l’impression tenace de se faire un peu rouler. Mais qu’y puis-je?

Alors voilà l’histoire: notre lectrice âgée amène un jour sa petite auto au garage afin qu’elle soit prête à passer la visite au service cantonal des véhicules. Le garagiste l’appelle peu après pour lui signaler que le klaxon ne fonctionne pas et qu’il faudrait s’adresser à un spécialiste de la chose.

Or, vérifications faites, il l’avertisseur sonore fait bien son «tuuut tuuut» réglementaire. Encore faut-il savoir l’actionner! Fin du premier acte et règlement de la première facture. Ce n’est hélas pas la dernière. Car le fonctionnaire qui examine ensuite à la loupe la voiture révisée annonce à sa propriétaire que les freins ne fonctionnent qu’à moitié. Il faut donc les refaire. Et rapporter le véhicule au garage. «Bonjour les frais!» s’énerve notre aînée.

Alors moi je fais quoi de tout ça? Je ne publie pas ce récit qui concerne relativement peu les piétons, les cyclistes et autres usagers des transports publics, quitte à fâcher encore plus l’automobiliste courroucée? Bon, Madame ou pas, me suis-je dit, passe-le quand même! On verra bien si ce papier plaira ou non aux lecteurs. Ils me le diront assez vite. Mais j’aurais au moins soulagé une lectrice âgée…

Et cette perspective me plaît plutôt bien! Comme celle de voir, en ce premier jour de semaine sans écoliers ni profs, les jardiniers qui bichonnent de superbes plates-bandes de fleurs aux Bastions, dont les pelouses se remettent à peine de la Fête de la musique et des Promotions. La ville commence à se sentir en vacances. Ses habitants aussi. Et ça leur plaît!

07:02 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | |

01/07/2017

Par ici les bons plans

Faire envie ou pas, disais-je l’autre jour, à propos de ces «SALE» qui salissent les vitrines de certains commerces, en ces temps de grande braderie.

La meilleure, dans toute cette sale histoire, c’est qu’en anglais «sale» (au singulier) ne signifie pas «soldes» mais simplement «vente» me signale An, fort à propos. Elle enfonce encore le clou: «donc tous ces magasins annoncent… qu’ils vendent. Ou qu’ils espèrent vendre, ce qui est encore une autre paire de manches soldées».

Pour signifier que de bonnes affaires se réalisent chez eux, les commerçants qui persistent à causer en anglais aux Genevois devraient écrire «sales» au pluriel, tant qu’à faire. «Mais allez leur dire de changer, personne ne vous croit!»

La preuve? Il y a même de «super sale!» qui ont fait leur apparition dans la succursale d’une grande enseigne vendant de l’électronique. Beurk. Perso, je préfère le normal propre. Ça me fait bien plus envie.

Cela dit, ce qui importe vraiment, en cette fin de semaine, c’est la fin de l’école! Ou le début des vacances. La République se vide alors de ses enfants, et tout est fait pour combler cette absence, avec des tas d’animations, de fêtes et de festivals.

J’ai donc eu envie de savoir de quoi sera fait mon été genevois et suis partie en chasse de ce fameux calendrier de poche des activités proposées ici en juillet-août. Un joli petit truc bien fait, pratique, illustré par de jeunes artistes. Je l’ai cherché partout, mais suis rentrée bredouille. Mince. Est-il déjà épuisé?

Même pas. C’est vite vu, il n’existe plus! Pour le remplacer, la Ville a rassemblé les informations utiles dans un tiré à part de l’édition de l’agenda du magazine «Vivre à Genève», le n° 71. Soit 24 pages de bons plans, de juillet à octobre, téléchargeables au besoin sur le site de la Municipalité. Alors tant pis pour le joli calendrier si pratique. Et bonnes vacances au bout du lac!

07:01 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |