22/08/2017

Ces rails qui font tomber

Ainsi donc, neuf accidents de la route ont lieu chaque jour à Genève. C’est énorme quand on réalise que derrière ces statistiques, il y a des gens qui souffrent. Un peu, beaucoup, intensément, ou plus du tout.

Nous figurons ainsi dans le peloton de tête des cantons où ces malheurs surviennent le plus souvent par rapport au nombre d’habitants. Nous arrivons juste après Appenzell Rhodes-Extérieures et devant Nidwald. Joli trio.

Si je peine à comprendre pourquoi il y a tant de casse en Suisse profonde, le cas de Genève ne surprend guère: suffit de se glisser dans la circulation pour se rendre compte du comportement voyou ou irresponsable de nombreux usagers de la route.

Vous l’avez aussi testé? Chacun se croit seul au monde dans ou sur son véhicule, alors que le trafic est à son comble. Et que je te dépasse ou je te coupe la priorité sans regarder, et que je remonte la file à moto, et que je grille un feu, et que je zieute mon portable au volant, et que je m’énerve à en perdre les pédales, etc.

En plus de ces attitudes qui conduisent droit à l’accident, il y a la faute à pas de chance. Et puis aussi l’accident prévisible. Je pense aux rails de tram.

Ces maudits rails dans lesquels les roues de vélos n’en finissent pas de se coincer et qui font tomber les cyclistes. Ces bandes d’acier qui se transforment en savonnette à la première pluie et sur lesquelles les conducteurs de motos et de vélos risquent leur peau. Des rails plus traîtres encore que des lignes blanches…

Alors à quand des mesures pour mettre enfin les trams en site propre, histoire d’éviter ces fatales rencontres? Et si c’est trop compliqué, ces flux séparés, à quand la pose de ces dispositifs antichute sur les rails, testés en 2009 déjà, avec succès. Ça limiterait un peu la casse! Parce que neuf accidents chaque jour à Genève, ça fait vraiment trop mal.

07:00 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook |  Imprimer | | |

19/08/2017

Entrée bancale au parc

Que s’est-il passé au juste, ce jour de juillet, à l’entrée du parc des Eaux-Vives?</p><p id="U131061337839oiD" style="text-align:left;">Je parle de la grande entrée, donc. Celle qui donne accès à l’un des plus beaux sites de Genève et qui se trouve sur le quai Gustave Ador. Face au lac.

Elle est d’ailleurs si majestueuse, cette entrée, qu’elle comprend deux imposants portails surmontés d’ouvrages en ferronnerie du plus bel effet, entourés de deux lampes à l’ancienne qui reposent sur des colonnes en pierre. En temps normal, ça en jette.

Sauf que depuis ce funeste jour de juillet, justement, l’ensemble a bien triste allure. Il est tout bancal. Asymétrique. Avec des rubans rouge et blanc de chantier tendus pour barrer une ouverture latérale endommagée. Problème il y a bien eu.

Que s’est-il donc passé? Paraît que le chauffeur d’un camion-grue passant dans le coin a fait une manœuvre qualifiée de malencontreuse. Ce faisant, il a décapité le dessus du portail de gauche. Entraînant tout sur son passage. Moche…

Paraît aussi qu’il y a eu un sacré ballet de gardes municipaux et de badauds pour constater l’accident, et celui des entreprises pour évacuer les pièces endommagées. Depuis, rien ne semble vouloir bouger.

En coulisses toutefois, les spécialistes s’activent. Mais ça se hâte lentement. Ce genre d’ouvrage en ferronnerie n’étant pas en stock dans les réserves municipales, il faut le refaire. Comment, et par qui? Le dossier est actuellement entre les mains du service du patrimoine bâti de la ville.

Reste encore le problème du financement des travaux de rénovation. Car la plaisanterie va coûter plusieurs dizaines de milliers de francs au chauffeur du camion, ou plutôt à son assurance. Qui ne va pas aimer.

Le portail gauche du parc des Eaux-Vives est bien parti pour retrouver sa fière allure. Un jour que l’on espère prochain. En attendant, des oiseaux profitent de ce perchoir prestigieux. Mais ce ne sont pas des aigles…photo (2).JPGphoto (1).JPG

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

17/08/2017

Le bruit et le bien

J’ai entendu cette citation l’autre jour à midi dans la bouche d’un ami. Depuis, elle reste obstinément crochée dans un coin de ma tête. La citation, donc. Faut dire que ses mots ont beau avoir été écrits il y a des plombes par François de Sales, ils sont d’une troublante actualité.

«Le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit».

Bien vu, François! Bon, loin de moi l’envie de placer la réflexion suivante d’un point de vue théologique, l’auteur ayant été nommé, en son temps, évêque de Genève. Notez qu’il ne put pas même prendre possession de son siège au bout du lac, à cause de la Réforme. C’est dire si ça date…

Pas question non plus de me prosterner devant les mots de François de Sales, considéré comme le patron des journalistes et des écrivains. Je prends les choses telles qu’elles sont, vous me connaissez.

Le bruit ne fait pas de bien: ce n’est donc pas nouveau! Pour lutter contre ce fléau, Genève a mis de grandes oreilles sur la voie publique et mené des actions concrètes: bitume phonoabsorbant, murs antibruits, vitrages isolants, chuchoteurs aux bars, et j'en passe.

Restent les moteurs pétarandants, les marteaux-piqueurs, les sirènes hurlantes, la musique à fond, les avions sur Cointrin, etc...

Le bien, lui, ne fait pas de bruit, et cela depuis toujours. Qui parle de ceux qui aident au quotidien, ont des attentions, sourient aux inconnus dans la rue. Sans oublier le don du sang. Ou le don de soi. Voilà…

«Le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit». Et c’est bien parti pour durer! 

07:00 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | |

Le bruit et le bien

J’ai entendu cette citation l’autre jour à midi dans la bouche d’un ami. Depuis, elle reste obstinément crochée dans un coin de ma tête. La citation, donc. Faut dire que ses mots ont beau avoir été écrits il y a des plombes par François de Sales, ils sont d’une troublante actualité.

«Le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit».

Bien vu, François! Bon, loin de moi l’envie de placer la réflexion suivante d’un point de vue théologique, l’auteur ayant été nommé, en son temps, évêque de Genève. Notez qu’il ne put pas même prendre possession de son siège au bout du lac, à cause de la Réforme. C’est dire si ça date…

Pas question non plus de me prosterner devant les mots de François de Sales, considéré comme le patron des journalistes et des écrivains. Je prends les choses telles qu’elles sont, vous me connaissez.

Le bruit ne fait pas de bien: ce n’est donc pas nouveau! Pour lutter contre ce fléau, Genève a mis de grandes oreilles sur la voie publique et mené des actions concrètes: bitume phonoabsorbant, murs antibruits, vitrages isolants, chuchoteurs aux bars, et j'en passe.

Restent les moteurs pétarandants, les marteaux-piqueurs, les sirènes hurlantes, la musique à fond, les avions sur Cointrin, etc...

Le bien, lui, ne fait pas de bruit, et cela depuis toujours. Qui parle de ceux qui aident au quotidien, ont des attentions, sourient aux inconnus dans la rue. Sans oublier le don du sang. Ou le don de soi. Voilà…

«Le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit». Et c’est bien parti pour durer! 

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

15/08/2017

Feuilles mortes à la pelle

C’est ainsi à Genève depuis la nuit des temps: chaque année, le premier bourgeon du marronnier officiel de la République annonce l’avènement du printemps. Un jeunot a beau lui faire concurrence sur la Treille, qu’importe, ça reste toujours un marronnier. L’honneur est sauf!

Or voilà que ces messagers du printemps se mettent aussi à signaler la venue de l’automne…

En plein été, ils sont les premiers à donner des signes de grosse fatigue. Ils semblent avoir trop chaud. Ou trop soif. Leurs feuilles se tachent, brunissent, sèchent et tombent avant l’heure. Et les sols sont tapissés de ces vieilles splendeurs.

Alors quoi? Est-ce la faute aux trois épisodes de canicule de l’été qui auraient mis nos marronniers à trop rude épreuve?

Même pas. Bon, ça n’a pas arrangé les choses, précise l’ingénieur forestier, à qui j’ai posé la question. Pour faire court, ces majestueux feuillus sont surtout victimes de deux ravageurs: un champignon et un papillon. Drôles d’attaquants! Les petites bêtes ne mangent pas les grosses, dit la sagesse populaire. Et pourtant…

Le champignon provoque la maladie des taches foliaires du marronnier (Guignardia aesculi) La guigne, quoi! A cause de lui, les feuilles prennent un coup de vieux et dévissent, en juillet déjà. Seule chose à faire, les ramasser et les éliminer.

Le papillon quant à lui a fait sa première sortie dans la région en 2003, lors de la grande canicule. Son nom? La mineuse du marronnier, ou cameraria ohridella. Une vraie teigne! Sa larve vide les feuilles de leur substance, les rend grisâtres, puis transparentes. Alors elles tombent et se ramassent à la pelle.

Des spécialistes à Genève tentent un traitement en injectant, dans les troncs affaiblis, un produit pour éliminer les larves. Affaire à suivre. Il semblerait aussi, mais ce n’est pas encore prouvé, que les mésanges bleues se nourrissent de ces larves et papillons. Sauvons donc les marronniers en installant, près d’eux, des nichoirs à mésanges bleues. On pourrait ainsi joindre l’utile à l’agréable!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

12/08/2017

Le clown de sortie

Le monde change à toute allure. Ce qui était valable hier ne l’est plus aujourd’hui. Question d’obsolescence programmée, de mœurs, de politique. Du passé faisons table rase! On connaît la musique, sauf qu’elle a changé, elle aussi. Faut alors faire preuve de grande souplesse pour survivre. Même si les articulations coincent…

Or, au milieu de tous ces bouleversements, il y a un truc qui ne bouge jamais d’un pouce. Un message d’une stabilité et d’une longévité remarquables. Une affiche donc. Celle du Cirque Knie!

Vous l’avez en mémoire? Elle montre un clown blanc sur fond rouge, vêtu comme un arlequin. Le drôle plie un genou. Un «knie», en langue allemande, d’où le clin d’œil amusé du clown.

Dessinée par Herbert Leupin, l’image s’expose dans chaque ville de Suisse pour signaler la venue de la famille régnante. Ceci depuis 1956. Autant dire une éternité! Mais on ne change pas une équipe qui gagne, pas vrai? Les Knie l’ont compris, et c’est tout bénéfice pour eux.

Eh bien l’affiche à l’efficacité redoutable vient de faire son apparition jeudi à Genève. C’est un signe qui ne trompe pas: en plus du cirque, il annonce aussi la rentrée scolaire. Une perspective qui ne surprend guère, vu la température ambiante…

Mais je ne vais pas plomber d’avantage cette fin de semaine avec ce genre de considérations. D’autant que le ciel genevois devrait nous réserver autre chose que de la pluie. Un ballet d’avions, par exemple. Et puis les grands feux d’artifice.

Le clown de sortie peut attendre encore quelques jours…

07:00 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |  Imprimer | | |

10/08/2017

Ils sont où, les bains?

C’est la colle du jour, posée à ras le bitume du quai Wilson: ils sont où, les Bains des Pâquis?

Ben par ici! Ah non… L’accès est totalement fermé de ce côté. Alors par là. Euh, tu crois? Je ne vois même pas l’entrée, avec toutes ces barrières. Seulement ce gros truc noir qui cache tout!

Au milieu du fatras des Fêtes de Genève, l’accès aux bains publics est plus qu’obstrué. On voudrait les condamner pendant cette période festive qu’on ne s’y prendrait pas autrement! Ainsi le gros truc noir, planté pile devant l’entrée des installations, est une tour de sonorisation, utilisée lors des feux d’artifice. Mais à ses pieds reposent de gros générateurs qui tournent souvent à plein régime.

Or ces engins, ça fait du bruit et ça pue méchamment. Ils sont donc à deux pas de la personne qui travaille à la billetterie des Bains et qui déguste grave. Tout le monde n’est pas à la fête!

D’ailleurs, il faut encore la trouver, cette billetterie. Les habitués y accèdent entre une haie de barrières où viennent se cadenasser, au fil des heures, des grappes de vélos. Et c’est vite plein comme un œuf. Au début des Fêtes, soit dit en passant, les camions livrant la buvette ne pouvaient décharger les marchandises, faute de place, et la Voirie avait renoncé à lever les déchets. Il a donc fallu entreposer en attendant 250 poubelles aux Bains, par temps de canicule, côté femmes. Bonjour l’odeur! Les choses se sont arrangées depuis.

L’entrée à la plage est une chose, la sortie en est une autre. Surtout si elle doit se faire dans l’urgence sanitaire: une ambulance ne peut pas en l’état se frayer un passage. Est-ce bien raisonnable?

Alors ils sont où, les Bains? Ils sont ouverts. Encore faut-il le savoir!

11:41 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

08/08/2017

Une perle au lac

Assez rouscaillé, Julie. Donne plutôt dans le positif. Oui chef. Ça tombe bien, j’ai une histoire sympa sous le coude. La voilà.

Une retraitée genevoise reçoit l’autre jour la visite d’une amie fribourgeoise. Pour lui en mettre plein la vue, et parce que le cadre y est splendide et la cuisine agréable, elle réserve une table pour deux sur la terrasse de la Perle du Lac.

Les veinardes! J’aurais bien aimé être là en leur compagnie. Car à cette heure du jour, la température est délicieusement tiède, le lac fait toujours le beau et les oiseaux des arbres alentours assurent un fond sonore frais et joyeux. Ah, la sérénité de l’instant…

Les amies commandent leur repas avec deux décis de rosé. Très sages, ces dames.

Alors qu’elles viennent de trinquer et qu’elles papotent tranquillement autour d’une belle nappe blanche en tissu, un grand coup de Môlan renverse soudain le verre de l’invitée de Josiane sur son petit pantalon blanc d’été. Effet moche garanti!

Le serveur rapplique dare-dare pour régler le problème. Il propose à la cliente rincée au rosé de le suivre à l’intérieur de l’établissement. Elle en revient quelques minutes plus tard, vêtue d’un pantalon noir prêté par une serveuse, le temps qu’une bonne âme se charge de nettoyer le sien! On ne dira jamais assez les avantages d’une taille passe-partout…

Ce changement vestimentaire effectué, les retraitées reprennent leur repas en babillant de plus belle, la maison leur ayant offert une nouvelle tournée de vin pour l’accompagner.

En partant, la Fribourgeoise a récupéré son pantalon blanc lavé, séché et repassé! A l’œil, le service. Qui dit mieux?

Chapeau à ces employés prévenants qui savent encore choyer leur clientèle. Car la Genevoise retournera sur cette terrasse, c’est sûr. Avec ou sans Môlan, ce vent d’orage qui souffle sur le petit lac et qui réserve, parfois, de jolies de surprises.

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

05/08/2017

Bonjour les Fêtes!

Vous êtes touriste et vous débarquez ces jours en voiture à Genève. La chose n’est pas totalement invraisemblable. Si vous arrivez par l’autoroute du lac, un grand panneau lumineux vous signale que le centre-ville est taxé «Trafic entravé». Ce qui, pour un habitué des lieux, n’est pas franchement une nouveauté.

Sauf qu’ici, l’information routière veut dire que c’est très, très, très bouché. A cause, ou grâce, aux Fêtes de Genève. La circulation locale est considérée comme fortement perturbée, au point de fermer la sortie lac de l’A1 en cette fin de semaine, ainsi que les quais.

Le pont du Mont-Blanc va lui aussi être partiellement fermé au trafic samedi soir pour faire place au grand bal populaire emmené par Alain Morisod et ses Sweet People. Il sera encore occupé dimanche par un brunch du terroir. C’est dire ça va bouchonner grave…

Bref. Oyez oyez braves gens de passage en ces contrées, c’est un peu le petchi en ville, mais quoi de plus normal? C’est la fête à Genève! Et ce n’est pas le cas tous les jours… Alors venez au bout du lac, on vous attend les bras ouverts!

On pourrait s’attendre, à l’arrivée en ville, à un message du genre «Bienvenue à Genève», histoire de soigner l’accueil. De montrer à nos hôtes qu’ils sont attendus aux Fêtes pour qu’ils se régalent, eux aussi, des feux, des animations et de la beauté de la rade, le tout dans une ambiance tropicale.

Or le touriste qui débarque ces jours à Genève en voiture voit juste ce «Trafic entravé». C’est sobre. Sec. Et ça refroidit les ardeurs.

Certes, la place est comptée sur ces panneaux d’information. Mais tout de même. Ça ne doit pas être bien sorcier d’imaginer une annonce qui fasse envie, pas seulement peur.

Question image de marque, peut donc faire mieux que ce «trafic entravé» désolant et peu vendeur qui brillera pendant toute la durée des Fêtes. Vivement que les feux d’artifice éclipsent tout ça!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

02/08/2017

Toujours fidèles au poste

On est rarement surpris en rentrant chez soi, au bout du lac, après quelques jours passés au loin. Elles sont toujours bien là, fidèles au poste. Je parle de nos chères genevoiseries… Celles qui pimentent la vie de la République, qui font beaucoup de bruit, de remue-ménage et de dégâts pour rien. Ou si peu.

Ainsi l’ancien chef des opérations de la police, sanctionné par l’administration suite à une manif houleuse, pourra réintégrer la grande maison après avoir été blanchi par la justice genevoise. Une institution qui vient d’être par ailleurs désavouée cet été sur deux grosses affaires par le Tribunal fédéral. Lequel n’a pas encore été saisi pour régler le différent opposant les forains aux autorités dans l’organisation des Fêtes de Genève…

A quoi s’ajoute encore la énième étude lancée pour la traversée de la rade et la polémique, qui n’en est pas vraiment une, concernant la Fête du 1er août organisée au parc La Grange unissant Suisse et Bénin. On ne s’en lasse pas, de ces genevoiseries. Quoique…

A propos de 1er août, un lecteur m’a fait part de sa surprise, pour de pas dire de son mécontentement, au sujet d’un brunch organisé dans une ferme de la campagne genevoise.

En allant ainsi déjeuner au vert, le citadin avait la certitude de consommer des produits locaux. Ce qui était le cas avec les différents pains proposés, les confitures et les gâteaux faits maison, le miel fourni par des abeilles butinant dans le coin. Un vrai régal.

Mais il s’est étranglé devant les pommes à croquer sur place. Elles avaient encore leur étiquette d’origine collée à la peau. Et d’où venaient-elles, je vous le demande? De Nouvelle-Zélande. On se pince!

S’il n’y a pas de pommes des vergers d’Arare ou de Versoix à manger en cette saison, autant s’en passer, non? Pourquoi faire traverser la moitié de la terre à ces fruits, alors que l’on chante en ces lieux les louanges de Genève Terroir, Terre Avenir?

18:52 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | |