11/09/2017

Le mystère s'épaissit...

Le mystère s’épaissit. Pourquoi faut-il donc que certaines cartes postales, expédiées de Londres ou d’Edimbourg, fassent un crochet par les Philippines avant d’arriver à Genève?

Après avoir relaté dans une encre bleue un cas que l’on aurait pu croire isolé, de nombreux lecteurs m’ont fait part d’une expérience similaire: un courrier qui met deux à trois mois pour parvenir à destination et qui porte le cachet de la poste des Philippines en lieu et place de celui du Royaume-Uni.

Bizarre autant qu’étrange!

M’est donc venue l’idée saugrenue d’en savoir plus sur le sujet en m’adressant à La Poste suisse. Pourrait-elle éclairer ma lanterne? Eh bien elle n’était pas même au courant du problème. Faut dire que ce n’est pas spécialement sa tasse de thé. Car son boulot, dans le cas qui nous préoccupe, c’est de se charger de ce qui arrive sur le territoire helvétique et de l’acheminer à bon port. Peu importe si les cartes proviennent de l’île de Skye ou de Manille.

Pour élucider ce mystère, La Poste suisse me conseille de m’adresser tout de go à son alter ego anglais. Mais si la réponse doit passer par le Sud-Est asiatique, ça va pas le faire! Notez qu’il y a d’autres moyens de communication plus rapides, que je ne vais pas tester pour autant.

Car j’avoue que le sujet dépasse mon champ d’action, avec ces nouvelles ramifications internationales: des personnes en France et en Belgique ont attendu trois mois également des cartes postales expédiées d’Angleterre par une Genevoise en vadrouille. Elles aussi ont fait un détour par les Philippines.

Y aurait-il un accord postal entre les administrations de ces pays que tout oppose? Ce serait étonnant.

Mais la mode étant à la délocalisation des services et des êtres, plus rien ne devrait nous surprendre. Quand des économies sont à faire, il n’y a plus de mystère…

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