21/10/2017

Les bonnes à tout faire

Ça sent les patates à plein nez!

Les relâches, donc. Ou les vacances d’automne, pour faire urbain. Certains évoquent même celles de la Toussaint. J’avoue pour ma part avoir un faible pour l’appellation franchement rurale de ce congé de saison: les patates!

Elle rappelle le temps où les petits Genevois étaient dispensés d’école, en octobre, pour aller donner un coup de main à leurs parents qui trimaient à récolter des pommes de terre.

Une époque que je n’ai pas connue. Les gosses de mon âge récoltaient tout au plus des glands et les marrons pour les animaux de la Ferme Vecchio, histoire de faire quelques sous pour la prochaine course d’école.

Aujourd’hui, personne ne songerait à envoyer des élèves ramasser ces riants tubercules. Faire travailler des enfants aux champs? Mais vous n’y pensez pas! Ce serait la révolution, et pas chinoise pour un rond…

Leurs parents seraient d’ailleurs bien incapables de montrer aux mômes comment procéder. Combien sont-ils ceux qui reconnaissent encore au premier coup d’œil les feuilles caduques de ces plantes potagères?

Et qui saurait s’y prendre pour extraire une pomme de terre du sol sans la réduire illico en purée?

Vous me direz que plus grand monde ici n’a besoin de maîtriser ce savoir paysan. L’agriculture intensive et la grande distribution se chargeant de fournir Bintje, Charlotte et consœurs dans des filets, légumes qui semblent sortis du chapeau d’un magicien.

Pas étonnant dès lors que les enfants aient toujours plus de peine à faire le lien entre ce qu’il y a dans leur assiette et l’étrange forme brunâtre ou jaunâtre dont la publicité vante les vertus.

La pomme de terre est donc bonne à tout faire. Même à servir de prétexte à une semaine de congé. Et puis, c’est bien connu, les vacances donnent la patate!

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