30/11/2017

Des cochons en vadrouille

Les Genevois sont de grandes gueules, certes, mais dotées d’un grand cœur. Des êtres sensibles, quoi! Après la dernière Encre Bleue relatant l’amende salée infligée à un ado par un contrôleur TPG particulièrement zélé, vous avez été nombreux à réagir en m’envoyant des témoignages, mais aussi des soutiens concrets que je ferai suivre à l’intéressé. Tout ceci est drôlement touchant!

Autre point de satisfaction, les personnes qui se mobilisent actuellement dans le canton pour la Thune. De quelle manière?

Les Amis du P’tit Bel-Air se lancent à nouveau dans la récolte de fonds, Arlette mettant sa boîte aux lettres à disposition des habitants de l’avenue Mirany pour y recevoir les dons. Des enveloppes garnies de sous arrivent là tout au long de l’année, avec un regain d’activité ces derniers jours, depuis que des papillons jaunes, affichés dans les allées alentour, rappellent cette action. Elles sont formidables, ces dames du P’tit Bel-Air!

Sur la même rive, l’association d’artisans «Les Érables» organise les 2 et 3 décembre son marché de Noël à la salle de gymnastique de l’École de Puplinge. Ces gens habiles de leurs mains vont garnir un sapin au profit de la Thune, et deux Jules seront aussi de la partie, l’un à la caisse, l’autre à la buvette, en attendant que tombent les pièces ou les billets doux.

Au Grand-Saconnex, le Salon de la bougie brille de mille feux jusqu’à dimanche, et ce serait dommage de le rater. Car il permet de joindre l’utile à l’agréable: tous les bénéfices de ce salon sont reversés à des associations caritatives d’ailleurs et d’ici, dont la Thune. Cela se passe à la Ferme Sarasin, au chemin du même nom.

Deux Jules roses et dodus s’activent aussi à l’entrée de la Revue, avec un certain succès, et mon petit doigt me dit que d’autres cochons sont en vadrouille dans le canton pour la bonne cause. On en reparlera, bien sûr. C’est de saison…

JULIE-LA THUNE DU CŒUR/UBS SA
Numéro 0240-504482.01K
IBAN CH080024024050448201K
BIC UBSWCHZH80A

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28/11/2017

L'amende amère

La Revue de cette année vous a fait rire? Tant mieux! Faut dire que son entrée en matière sur les frasques de la brigade des TPG et son zèle excessif est assez piquante. Mais ce qui est risible sur la scène du Casino-Théâtre l’est nettement moins sur le terrain.

Un adolescent de 14 ans en a fait la triste expérience l’autre jour. Ce garçon a oublié de renouveler à temps son abonnement mensuel. Le voilà qui grimpe pourtant dans le bus, comme il le fait d’habitude. Et paf, manque de chance, il tombe sur un contrôleur. Le genre d’homme caricaturé dans la Revue.

Le contrôleur tique, forcément. Il le tient, son resquilleur: son abonnement est échu depuis un jour. Un seul petit jour, vous pensez! Le fautif a beau dire que c’est une étourderie, et non une tricherie délibérée, l’employé des TPG ne veut rien savoir. Ni entendre.

Fort de son bon droit, il lui colle une amende de 120 francs. Ça lui fera les pieds, doit-il se dire. Ou une bonne leçon. Mais ce qu’il ne sait pas, cet homme-là, c’est que cette somme représente beaucoup d’argent pour l’ado, dont la famille dépend des seules ressources de sa maman, qui fait des ménages. Jamais il ne s’amuserait à risquer pareille sanction. C’était un simple oubli.

Un avertissement aurait suffi, non? Le contrôleur aurait aussi pu vérifier que le garçon ne faisait pas partie de ces gens pour qui tricher relève du sport ou du jeu. Non. Il s’est contenté de sévir. Pas étonnant que ces éclairés personnages se retrouvent ensuite épinglés par la Revue...

D’ailleurs, si certains d’entre vous se rendent au Casino-Théâtre, n’oubliez pas de nourrir mes Jules! Ils patientent à l’entrée, près des caisses vestiaires, dans l’attente d’une thune ou plus, si entente. Eh oui, je n’allais pas rater l’occasion de vous rappeler notre collecte qui vient de dépasser, après une semaine de lancement, le cap des 10 000 francs. Pas mal pour un début. Vivement la suite!

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25/11/2017

Vendredi noir, samedi clair

Le vendredi noir, ou «Black Friday», c’était hier. Certains commerçants genevois s’en frottent encore les mains, tout comme leurs clients: il y avait foule dans les grands magasins de la place, chacun espérant profiter des actions, réductions, pourcentages et autres arrangements proposés pour appâter les chalands, en cette folle journée de «shopping».

Le coup d’envoi des achats de Noël semble ainsi bien parti. À la bonne heure! Quand le commerce va…
Les personnes qui ont réalisé quelques bonnes affaires hier pourront dépenser plus librement aujourd’hui. Comment? En participant généreusement au Samedi du partage, pardi!

Bon, vous me direz que douze supermarchés ont déjà commencé à récolter des denrées alimentaires et des produits d’hygiène vendredi après-midi. Afin que ceux qui fuient Genève le week-end puissent, eux aussi, participer à cette grande action de solidarité.

Mais le grand jour du partage, c’est aujourd’hui! Près de 1000 bénévoles vont se relayer samedi dans plus de 70 supermarchés pour recueillir des marchandises qui seront utiles aux personnes vivant dans des situations précaires. Soit 5,4% de la population du canton.

Pour leur venir en aide, il suffit de remplir, dans le magasin où nous faisons nos courses, un cabas signé Zep, avec ce que nous avons généralement dans nos placards de cuisine ou de salle de bains. Des produits non périssables, bien sûr. Des aliments de base, comme le riz, les pâtes, l’huile ou le vinaigre, mais aussi ceux qui font plaisir, qui réjouissent le palais et les sens. Et puis des brosses à dents, du savon ou des produits de soins pour bébé.

L’an dernier, 292 tonnes de nourriture et d’articles d’hygiène ont été collectées puis redistribués par la fondation Partage à une cinquantaine d’associations caritatives, services sociaux ou lieux d’urgence œuvrant en faveur des personnes démunies. C’est utile, le partage. Et ça fait du bien partout.

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23/11/2017

Une Thune rock et artistique

Un petit pointage de la Thune du Cœur des jours passés, présents et à venir.
On commence par ce qui déménage. Tout Genève connaît Le Beau Lac de Bâle, n’est-ce pas? Eh bien sachez que ce groupe mythique vient de fêter ses 40 ans de rock humoristique et libertaire lors d’un concert mémorable, auquel Jules a été invité. Entre un tube indémodable et un autre enchaîné à un rythme d’enfer, le public s’en est allé gaver le nourrain trônant à la buvette. Plus de 1300 francs sont ainsi tombés dans sa panse. Hips! Le cochon en est ravi, et moi aussi. Vive le BLB!

Et puisque l’on parle gros sous, quelle somme peut bien faire un bocal de 3 kg rempli exclusivement de pièces de 5 francs? Je ne voulais pas croire le petit mot accompagnant ce gros cadeau déposé à la réception de la Julie. J’ai donc tout recompté. Mais le généreux donateur avait raison: 3 kg de thunes font bien 1000 francs tout rond. Merci à celui qui signe Nicodème, du nom d’un des premiers disciples de Jésus.

Un immense merci aussi à toutes celles et tous ceux qui ont participé, vendredi et samedi dernier, à l’exposition-vente de porcelaines peintes à la main organisée par l’atelier Decorann à la salle paroissiale de Vésenaz, en faveur de la Thune du Cœur. Les œuvres de ces dames ont fait un tabac, et l’ambiance chaleureuse et pleine de gentillesse a donné lieu à de belles rencontres. Quand l’art rassemble et fait du bien, que demander de plus?

La vente des porcelaines, linges de cuisine, courges et produits de la cafétéria a rapporté 5450 francs, auxquels s’ajoutent les sous récoltés pendant l’année dans les tirelires de l’atelier de peinture. Soit un total de 5855 francs pour Jules! C’est pas extraordinaire?

Prochain rendez-vous artistique et caritatif: le Salon de la bougie. Il ouvre ses portes demain à la Ferme Sarasin et propose des bougies, décos de Noël et gourmandises jusqu’au 3 décembre, pour la bonne cause. Qu’on se le dise!

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21/11/2017

La Thune du Coeur démarre

Il faut bien fixer une date de lancement. C’est donc ce mardi 21 novembre que je dépose mon Jules à la réception de la Tribune de Genève pour démarrer officiellement la Thune du Cœur 2017.

Une petite piqûre de rappel, peut-être? Cette collecte de fonds démarre chaque fin d’année, et depuis 22 ans, pour venir aux plus démunis d’ici.

Pourquoi la Thune? Parce que si chaque habitant de Genève glissait 5 francs dans une tirelire commune, ça ne fâcherait pas trop son porte-monnaie, mais ça donnerait un sacré coup de main à ceux qui galèrent. Dans le rôle de la tirelire, c’est l’ami Jules. Et pourquoi du Cœur? Parce qu’il en faut un minimum pour vivre ensemble!

Bon. Les 493 706 habitants du canton recensés fin 2016 ne donnent pas tous une thune. Je vous laisse calculer la montagne que ça ferait! Mais la somme que nous parvenons à collecter fait toujours du bien où elle parvient.
La Thune est en effet reversée à des associations locales œuvrant en faveur des plus défavorisés, avec une attention particulière portée à l’aide alimentaire.

C’est pourquoi Partage fait toujours partie des bénéficiaires de la Thune. On ne présente plus la banque alimentaire. Elle récupère les invendus, les surplus alimentaires et les produits d’hygiène auprès d’entreprises et de commerces, puis les redistribue gratuitement à 50 associations qui soutiennent et nourrissent des milliers de personnes.

Les Colis du Cœur et la Virgule sont aussi les bénéficiaires de la Thune 2017. Les Colis distribuent des aliments à ceux qui se trouvent dans une situation difficile, en échange d’un bon obtenu auprès d’un service social officiel. Plus de 3000 paquets de taille variable sont ainsi donnés chaque semaine à Genève.

La Virgule, sise à Lancy, vient quant à elle en aide aux sans-abri. Elle leur offre un accueil d’urgence en roulotte, un foyer de réinsertion et de la chaleur humaine. La Thune a donc du pain sur la planche!

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18/11/2017

Vous avez dit novembre?

Novembre? C’est une punition! Une vraie purge qui vous lessive de fond en comble et vous laisse tout mollasson. Seuls les anniversaires des gens aimés sauvent ce mois d’une profonde déprime saisonnière. Car en novembre tombent les feuilles, le froid, la pluie et le moral. Ambiance.

Que peut-on d’ailleurs attendre d’un mois qui commence en fanfare avec la Fête des morts et des chrysanthèmes à gogo? À croire qu’il fait exprès! Suivent quatre semaines au cours desquelles le temps se dégrade méchamment et où les messieurs sont invités à laisser pousser leur moustache. Pour mieux se protéger des frimas?

Même pas. Si les hommes de «Movember» laissent ainsi libre cours à leur pilosité, c’est pour lever des fonds contre le cancer de la prostate et d’autres maladies masculines. Joie dans les foyers.

Les femmes, elles, connaissent plus facilement les fameux «bleus» de l’hiver. Ce vague à l’âme saisonnier lié au manque de lumière naturelle, à la sinistrose ambiante et au surmenage de fin d’année.

Le ciel commence à peser ces jours plus lourd sur la tête des êtres sensibles. Et il est du genre plombé. Quant à l’horizon, il se fond dans le crachin…

Un temps à se pendre! clamait jeudi dernier sur Couleur 3 Yann Marguet dans sa chronique «Les Orties, ça fait mal et c’est désagréable». Novembre? Une horreur, résumait l’humoriste tout emmitouflé, en énumérant les bonnes raisons d’en finir avec ce mois. À visionner au plus vite, pour se bidonner.

Car il n’y a pas de quoi se passer la corde au cou. Nous sommes déjà dans la deuxième moitié de ce mois à risques, il faut donc continuer en s’accrochant à de bonnes perspectives. Comme celle de commencer la Thune du Cœur tous ensemble la semaine prochaine.
J’espère que cela vous met en joie!

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16/11/2017

La truffe vagabonde

Un éléphant dans un magasin de porcelaine, ça fait pas mal de dégâts. Un chien dans un jeu de quilles aussi. Dans une boulangerie, c’est une encore autre histoire.

Claude se rend fin octobre à la gare Cornavin pour aller y acheter du pain, et non pour y prendre un train. Ce sont des choses qui arrivent, les stations ferroviaires étant désormais bonnes à tout faire…

La cliente arrive devant le magasin Pougnier dont les portes s’ouvrent et se referment automatiquement. Pratique. Elle voit qu’à l’intérieur se trouvent quelques personnes. Plus un chien en liberté. Genre pas timide pour un rond, à l’aise, la queue frétillante et les yeux cachés par de longs poils gris et blancs.

Tiens, que fait cet animal dans une boulangerie? Il n’a rien à faire ici, se dit la nouvelle arrivante. Mais l’intrus à quatre pattes ne s’en soucie guère. La truffe à l’air, il hume toutes ces bonnes odeurs qui lui ouvrent l’appétit. Or les brioches ne sont pas à sa portée. Ni les caracs, ni les choux à la crème, hélas.

Il est à vous ce chien? demande le vendeur aux différents clients. Non, à l’évidence. Et alors que Claude passe sa commande, que le chien s’occupe dans un coin, elle entend soudain l’employé s’écrier «Mais non, pas ça!»
Car le toutou gobe un œuf «Kinder surprise» happé sur un présentoir, dévore le chocolat, tout en recrachant méthodiquement l’emballage en alu et les bouts de plastique qui forment le jouet tant apprécié des enfants.

Agitation générale: le boulanger pique la mouche et s’en va chercher la maréchaussée, tandis qu’un client, qui a l’air de s’y connaître en cabot, intime à Médor l’ordre de le suivre, ce qu’il fait. Le fautif est ainsi conduit à la police.

Claude n’a pas su le fin mot de l’histoire et ignore comment les poulets ont réagi. Sûr qu’ils ont d’autres chats à fouetter que de couver un chien gourmand sans collier…

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14/11/2017

Ambiance plus ou moins

Ça fait des jours et des jours qu’il nous boude. Qu’il fait le mort. Qu’il reste coincé au fond de son trou, loin des yeux, loin du cœur.

À croire qu’il fuit le vilain temps. Il doit se rendre compte qu’en pleine grisaille, il passe presque inaperçu, lui qui a besoin d’un ciel bleu ou bien dégagé pour faire tout son effet.

Le Jet d’eau est donc aux abonnés absents. Quelle idée! Depuis le 30 octobre, il a disparu du paysage. Les touristes le demandent; nos yeux le cherchent. Pour des prunes.

Paraît qu’il est au repos forcé, à l’arrêt temporaire «pour des raisons d’entretien et de maintenance», nous dit-on. Inutile d’aller se rincer l’œil sur le site des Services industriels genevois (www.sig-ge-ch), où une webcam permet de voir le Jet d’eau en direct

Car c’est effectivement du direct! Sur l’image ne bougent ces jours que des mouettes et quelques mâts de bateaux. On peut si jamais se rabattre sur la visite virtuelle de la salle des machines. Cette plongée dans les entrailles du phénomène permet de voir toute la mécanique nécessaire à son épanouissement. Et pourquoi l’attraction locale s’éclipse quinze jours par an pour se refaire une santé. Heureusement, elle nous revient mercredi 15 novembre, avec l’horaire d’hiver. Lever à 10 h, coucher à 16 h. C’est peu, mais mieux que rien!

Si l’ambiance genevoise est un tantinet plombée par l’absence du Jet d’eau, d’autres apparitions ont fait leur retour: les décorations de Noël!

La zone piétonne du Mont-Blanc est surplombée de lanternes géantes et déhanchées, les hauts de Coutance de parenthèses blanches, la façade du temple de la Fusterie et celles de différents bâtiments commerciaux sont désormais enguirlandées. Elles ne sont pas encore allumées. Mais cela ne saurait tarder. Avec leur mise en lumière commencera le compte à rebours des Fêtes de fin d’année. Ciel. Déjà?

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11/11/2017

La porcelaine généreuse

Cette fois, je m’y prends assez tôt. Histoire que vous ne puissiez pas dire que vous n’étiez pas avertis à temps, que vous auriez bien aimé venir, mais encore fallait-il être au courant de l’événement, et toutes ces sortes de choses.

Alors voilà l’histoire. Elle est jolie! Annette Bonnet, 90 ans bientôt, dotée d’une belle énergie et d’un cœur gros comme ça, donne depuis toujours des cours de peinture sur porcelaine à l’atelier Décorann de Vésenaz, avec la belle complicité de Martine Maréchal.

Ces deux enseignantes ont proposé à leurs fidèles élèves, des dames, faut-il le préciser, de réaliser des pièces qui seraient mises en vente au profit de la Thune du Cœur. Toutes ces dames ont dit oui. Extraordinaire!

Et c’est ainsi que depuis le début du mois de septembre, ces femmes aux doigts de fée se sont dépensées sans compter pour la bonne cause. Elles ont peint sans relâche, mais avec délicatesse, de petits objets comme des plus gros, qui ont été ensuite cuits au four à porcelaine pour être prêts à l’emploi.

Elles ont décoré des coupelles, des objets de décoration pour Noël, des pieds de lampe et de nombreux objets utilitaires qui seront exposés la semaine prochaine pour être vendus. Il y en aura assez pour tout le monde, et à des prix accessibles.

En plus des porcelaines peintes, les visiteurs pourront se procurer du linge de cuisine et profiter aussi d'une petite buvette et des pâtisseries véritablement faites maison par les exposantes. Jules sera de piquet dans un coin pour rappeler que tout ici se fait pour la Thune. «Il faut offrir un peu de soi et penser aux autres» relève Annette Bonnet. Elle et toutes les autres artistes généreuses méritent une ovation. Et des bisous!

L’exposition-vente aura donc lieu le vendredi 17 (10 h à 18 h) et le samedi 18 novembre (10 h à 17 h) à la salle paroissiale de Vésenaz (14, chemin des Rayes), parking à deux pas de là. On note les dates, et on y va!

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10/11/2017

Donner c'est donner...

«Donner c’est donner, reprendre c’est voler». On connaît tous ce dicton populaire, plein de bon sens. Eh bien, faut croire que la raison d’État se place parfois au-dessus de tout ça.

Ce que sa main gauche offre, sa droite le récupère, ou inversement, l’histoire marche dans n’importe quel sens. À moins que l’une ignore totalement ce que l’autre fait, ce qui serait tout de même un comble…

Bref. Vous avez sans doute appris les dernières aventures d’Ulysse, le nouveau hameau de studios mobiles de Carrefour-Rue qui devait s’installer cet automne au chemin Colladon, sur un terrain gentiment concédé par un service de l’État. Or un autre service du même État s’est rendu compte que non, finalement, ce n’est pas possible. Pour une question de zone. Ah, la zone!

Le terrain du Grand-Saconnex se trouve dans un coin de verdure où les constructions ne sont pas admises. Pas de chance! Car c’est bien l’État qui fixe ce qui est constructible, où, combien, comment. Mais il n’était pas au courant de la chose en filant la parcelle à Carrefour-Rue pour loger des sans-abri.
Une telle légèreté laisse pantois!

Les spécialistes en tous genres que compte l’administration genevoise ne pouvaient-ils pas se coordonner et vérifier ce point avant de proposer le terrain? Et donner de faux espoirs à ceux qui en attendent de vrais?
Car de son côté, l’association s’est démenée sans compter pour trouver un budget pour ce hameau, commander les containers, les attribuer, peut être, aux personnes qui n’ont pas de quoi se loger. Il y a quelque chose qui nous échappe dans cette histoire.

Carrefour-Rue est donc à nouveau à la recherche d’un terrain et ne baisse pas les bras. Afin de chanter un jour prochain, avec l’ami Brassens: «...Heureux qui comme Ulysse/a vu des paysages/et puis a retrouvé/après maintes traversées/le pays des vertes années…»

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07/11/2017

Une couche de fond

stan.JPGEt hop, il a mis sa première couche. Celle qui tient le froid à distance, qui rassure et tient un peu chaud. Une sage précaution, lorsque la bise fouette les visages et que la neige blanchit les sommets alentour. Brrr…

Jules, car c’est bien de lui dont il s’agit, a ainsi pris de l’avance sur le calendrier: mon cochon, version XXXL, a fait sa grande sortie publique jeudi dernier, à la patinoire des Vernets, pour se remplir la panse après une très longue diète. La Thune du Cœur était en effet la cause mise à l’honneur d’un match à haute tension entre Genève et Lausanne. Une telle invite ne se refuse pas. Même pendant un congé…

Les braves petits nourrains et leurs porteurs, qui étaient aussi de la fête, ont tout fait pour attirer l’attention des milliers de personnes rassemblées dans cette immense halle, dans un boucan du diable. Mais ils avaient de la peine à régater face au goret rose sur roulettes. Faut dire que dans une patinoire, plus on est gros et visible, mieux c’est!

Notre énorme mascotte a si bien fait son boulot qu’elle a tapé dans l’œil de Stan Wawrinka, présent en ces lieux pour lancer le puck à l’ouverture du match, en compagnie de notre dessinateur Herrmann. Le tennisman a même signé un autographe sur le dos rond du cochon. Des fois que ça lui porterait chance…

Paraît que des Lausannois, beaux perdants, ont aussi glissé des sous dans les tirelires genevoises. Signe que la solidarité n’a pas de frontière, ce qui est toujours rassurant, par les temps qui courent.


Au final, Jules et sa bande sont repartis de la patinoire des Vernets avec 1500 francs dans le bidon. Ça fait une bonne couche de fond. Elle sera bientôt rejointe par d’autres collectes, en cours ou à venir, pour la Thune du Cœur. Avec les temps froids qui s’installent, un peu de chaleur humaine n’est jamais de trop. Pas vrai?

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