18/11/2017

Vous avez dit novembre?

Novembre? C’est une punition! Une vraie purge qui vous lessive de fond en comble et vous laisse tout mollasson. Seuls les anniversaires des gens aimés sauvent ce mois d’une profonde déprime saisonnière. Car en novembre tombent les feuilles, le froid, la pluie et le moral. Ambiance.

Que peut-on d’ailleurs attendre d’un mois qui commence en fanfare avec la Fête des morts et des chrysanthèmes à gogo? À croire qu’il fait exprès! Suivent quatre semaines au cours desquelles le temps se dégrade méchamment et où les messieurs sont invités à laisser pousser leur moustache. Pour mieux se protéger des frimas?

Même pas. Si les hommes de «Movember» laissent ainsi libre cours à leur pilosité, c’est pour lever des fonds contre le cancer de la prostate et d’autres maladies masculines. Joie dans les foyers.

Les femmes, elles, connaissent plus facilement les fameux «bleus» de l’hiver. Ce vague à l’âme saisonnier lié au manque de lumière naturelle, à la sinistrose ambiante et au surmenage de fin d’année.

Le ciel commence à peser ces jours plus lourd sur la tête des êtres sensibles. Et il est du genre plombé. Quant à l’horizon, il se fond dans le crachin…

Un temps à se pendre! clamait jeudi dernier sur Couleur 3 Yann Marguet dans sa chronique «Les Orties, ça fait mal et c’est désagréable». Novembre? Une horreur, résumait l’humoriste tout emmitouflé, en énumérant les bonnes raisons d’en finir avec ce mois. À visionner au plus vite, pour se bidonner.

Car il n’y a pas de quoi se passer la corde au cou. Nous sommes déjà dans la deuxième moitié de ce mois à risques, il faut donc continuer en s’accrochant à de bonnes perspectives. Comme celle de commencer la Thune du Cœur tous ensemble la semaine prochaine.
J’espère que cela vous met en joie!

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16/11/2017

La truffe vagabonde

Un éléphant dans un magasin de porcelaine, ça fait pas mal de dégâts. Un chien dans un jeu de quilles aussi. Dans une boulangerie, c’est une encore autre histoire.

Claude se rend fin octobre à la gare Cornavin pour aller y acheter du pain, et non pour y prendre un train. Ce sont des choses qui arrivent, les stations ferroviaires étant désormais bonnes à tout faire…

La cliente arrive devant le magasin Pougnier dont les portes s’ouvrent et se referment automatiquement. Pratique. Elle voit qu’à l’intérieur se trouvent quelques personnes. Plus un chien en liberté. Genre pas timide pour un rond, à l’aise, la queue frétillante et les yeux cachés par de longs poils gris et blancs.

Tiens, que fait cet animal dans une boulangerie? Il n’a rien à faire ici, se dit la nouvelle arrivante. Mais l’intrus à quatre pattes ne s’en soucie guère. La truffe à l’air, il hume toutes ces bonnes odeurs qui lui ouvrent l’appétit. Or les brioches ne sont pas à sa portée. Ni les caracs, ni les choux à la crème, hélas.

Il est à vous ce chien? demande le vendeur aux différents clients. Non, à l’évidence. Et alors que Claude passe sa commande, que le chien s’occupe dans un coin, elle entend soudain l’employé s’écrier «Mais non, pas ça!»
Car le toutou gobe un œuf «Kinder surprise» happé sur un présentoir, dévore le chocolat, tout en recrachant méthodiquement l’emballage en alu et les bouts de plastique qui forment le jouet tant apprécié des enfants.

Agitation générale: le boulanger pique la mouche et s’en va chercher la maréchaussée, tandis qu’un client, qui a l’air de s’y connaître en cabot, intime à Médor l’ordre de le suivre, ce qu’il fait. Le fautif est ainsi conduit à la police.

Claude n’a pas su le fin mot de l’histoire et ignore comment les poulets ont réagi. Sûr qu’ils ont d’autres chats à fouetter que de couver un chien gourmand sans collier…

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14/11/2017

Ambiance plus ou moins

Ça fait des jours et des jours qu’il nous boude. Qu’il fait le mort. Qu’il reste coincé au fond de son trou, loin des yeux, loin du cœur.

À croire qu’il fuit le vilain temps. Il doit se rendre compte qu’en pleine grisaille, il passe presque inaperçu, lui qui a besoin d’un ciel bleu ou bien dégagé pour faire tout son effet.

Le Jet d’eau est donc aux abonnés absents. Quelle idée! Depuis le 30 octobre, il a disparu du paysage. Les touristes le demandent; nos yeux le cherchent. Pour des prunes.

Paraît qu’il est au repos forcé, à l’arrêt temporaire «pour des raisons d’entretien et de maintenance», nous dit-on. Inutile d’aller se rincer l’œil sur le site des Services industriels genevois (www.sig-ge-ch), où une webcam permet de voir le Jet d’eau en direct

Car c’est effectivement du direct! Sur l’image ne bougent ces jours que des mouettes et quelques mâts de bateaux. On peut si jamais se rabattre sur la visite virtuelle de la salle des machines. Cette plongée dans les entrailles du phénomène permet de voir toute la mécanique nécessaire à son épanouissement. Et pourquoi l’attraction locale s’éclipse quinze jours par an pour se refaire une santé. Heureusement, elle nous revient mercredi 15 novembre, avec l’horaire d’hiver. Lever à 10 h, coucher à 16 h. C’est peu, mais mieux que rien!

Si l’ambiance genevoise est un tantinet plombée par l’absence du Jet d’eau, d’autres apparitions ont fait leur retour: les décorations de Noël!

La zone piétonne du Mont-Blanc est surplombée de lanternes géantes et déhanchées, les hauts de Coutance de parenthèses blanches, la façade du temple de la Fusterie et celles de différents bâtiments commerciaux sont désormais enguirlandées. Elles ne sont pas encore allumées. Mais cela ne saurait tarder. Avec leur mise en lumière commencera le compte à rebours des Fêtes de fin d’année. Ciel. Déjà?

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11/11/2017

La porcelaine généreuse

Cette fois, je m’y prends assez tôt. Histoire que vous ne puissiez pas dire que vous n’étiez pas avertis à temps, que vous auriez bien aimé venir, mais encore fallait-il être au courant de l’événement, et toutes ces sortes de choses.

Alors voilà l’histoire. Elle est jolie! Annette Bonnet, 90 ans bientôt, dotée d’une belle énergie et d’un cœur gros comme ça, donne depuis toujours des cours de peinture sur porcelaine à l’atelier Décorann de Vésenaz, avec la belle complicité de Martine Maréchal.

Ces deux enseignantes ont proposé à leurs fidèles élèves, des dames, faut-il le préciser, de réaliser des pièces qui seraient mises en vente au profit de la Thune du Cœur. Toutes ces dames ont dit oui. Extraordinaire!

Et c’est ainsi que depuis le début du mois de septembre, ces femmes aux doigts de fée se sont dépensées sans compter pour la bonne cause. Elles ont peint sans relâche, mais avec délicatesse, de petits objets comme des plus gros, qui ont été ensuite cuits au four à porcelaine pour être prêts à l’emploi.

Elles ont décoré des coupelles, des objets de décoration pour Noël, des pieds de lampe et de nombreux objets utilitaires qui seront exposés la semaine prochaine pour être vendus. Il y en aura assez pour tout le monde, et à des prix accessibles.

En plus des porcelaines peintes, les visiteurs pourront se procurer du linge de cuisine et profiter aussi d'une petite buvette et des pâtisseries véritablement faites maison par les exposantes. Jules sera de piquet dans un coin pour rappeler que tout ici se fait pour la Thune. «Il faut offrir un peu de soi et penser aux autres» relève Annette Bonnet. Elle et toutes les autres artistes généreuses méritent une ovation. Et des bisous!

L’exposition-vente aura donc lieu le vendredi 17 (10 h à 18 h) et le samedi 18 novembre (10 h à 17 h) à la salle paroissiale de Vésenaz (14, chemin des Rayes), parking à deux pas de là. On note les dates, et on y va!

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10/11/2017

Donner c'est donner...

«Donner c’est donner, reprendre c’est voler». On connaît tous ce dicton populaire, plein de bon sens. Eh bien, faut croire que la raison d’État se place parfois au-dessus de tout ça.

Ce que sa main gauche offre, sa droite le récupère, ou inversement, l’histoire marche dans n’importe quel sens. À moins que l’une ignore totalement ce que l’autre fait, ce qui serait tout de même un comble…

Bref. Vous avez sans doute appris les dernières aventures d’Ulysse, le nouveau hameau de studios mobiles de Carrefour-Rue qui devait s’installer cet automne au chemin Colladon, sur un terrain gentiment concédé par un service de l’État. Or un autre service du même État s’est rendu compte que non, finalement, ce n’est pas possible. Pour une question de zone. Ah, la zone!

Le terrain du Grand-Saconnex se trouve dans un coin de verdure où les constructions ne sont pas admises. Pas de chance! Car c’est bien l’État qui fixe ce qui est constructible, où, combien, comment. Mais il n’était pas au courant de la chose en filant la parcelle à Carrefour-Rue pour loger des sans-abri.
Une telle légèreté laisse pantois!

Les spécialistes en tous genres que compte l’administration genevoise ne pouvaient-ils pas se coordonner et vérifier ce point avant de proposer le terrain? Et donner de faux espoirs à ceux qui en attendent de vrais?
Car de son côté, l’association s’est démenée sans compter pour trouver un budget pour ce hameau, commander les containers, les attribuer, peut être, aux personnes qui n’ont pas de quoi se loger. Il y a quelque chose qui nous échappe dans cette histoire.

Carrefour-Rue est donc à nouveau à la recherche d’un terrain et ne baisse pas les bras. Afin de chanter un jour prochain, avec l’ami Brassens: «...Heureux qui comme Ulysse/a vu des paysages/et puis a retrouvé/après maintes traversées/le pays des vertes années…»

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07/11/2017

Une couche de fond

stan.JPGEt hop, il a mis sa première couche. Celle qui tient le froid à distance, qui rassure et tient un peu chaud. Une sage précaution, lorsque la bise fouette les visages et que la neige blanchit les sommets alentour. Brrr…

Jules, car c’est bien de lui dont il s’agit, a ainsi pris de l’avance sur le calendrier: mon cochon, version XXXL, a fait sa grande sortie publique jeudi dernier, à la patinoire des Vernets, pour se remplir la panse après une très longue diète. La Thune du Cœur était en effet la cause mise à l’honneur d’un match à haute tension entre Genève et Lausanne. Une telle invite ne se refuse pas. Même pendant un congé…

Les braves petits nourrains et leurs porteurs, qui étaient aussi de la fête, ont tout fait pour attirer l’attention des milliers de personnes rassemblées dans cette immense halle, dans un boucan du diable. Mais ils avaient de la peine à régater face au goret rose sur roulettes. Faut dire que dans une patinoire, plus on est gros et visible, mieux c’est!

Notre énorme mascotte a si bien fait son boulot qu’elle a tapé dans l’œil de Stan Wawrinka, présent en ces lieux pour lancer le puck à l’ouverture du match, en compagnie de notre dessinateur Herrmann. Le tennisman a même signé un autographe sur le dos rond du cochon. Des fois que ça lui porterait chance…

Paraît que des Lausannois, beaux perdants, ont aussi glissé des sous dans les tirelires genevoises. Signe que la solidarité n’a pas de frontière, ce qui est toujours rassurant, par les temps qui courent.


Au final, Jules et sa bande sont repartis de la patinoire des Vernets avec 1500 francs dans le bidon. Ça fait une bonne couche de fond. Elle sera bientôt rejointe par d’autres collectes, en cours ou à venir, pour la Thune du Cœur. Avec les temps froids qui s’installent, un peu de chaleur humaine n’est jamais de trop. Pas vrai?

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