07/12/2017

"Souvenirs, souvenirs"

Oh Johnny, si tu savais, tout le mal que ça nous fait…

Ben oui. C’est ainsi. Sa disparition nous rend tout chose, et la déferlante des réactions émotives ayant suivi sa mort nous touche au plus profond. Comme si elle réveillait des histoires enfouies depuis longtemps. Remontent alors à la surface des bouffées de notre jeunesse passée. D’où ce vague à l’âme. Des paroles oubliées reviennent spontanément aux lèvres. On se surprend à siffloter «que je t’aime…»

Quand les hommages à Johnny seront terminés, resteront les chansons. Et les souvenirs.

C’est un peu comme l’Escalade. Là, vous me direz que je fais le grand écart, mais ce n’est pas grave. Les hauts faits d’armes et les anecdotes de 1602 appartiennent à la mémoire populaire. Ils sont célébrés tous les ans depuis des plombes, selon des rites bien précis. Pas question de glisser dans cette belle ordonnance quelques poils à gratter.

Un jeune artiste vient pourtant de le faire. Il a peint sur une vitrine de la rue de la Corraterie sa vision de l’événement, autour d’une enseigne lumineuse en pleine action. Et ça décoiffe, voyez-vous. Intitulée «l’Escalade de Raphaël», l’exposition qui se découvre à l’intérieur de la Galerie Latham propose des dessins et des objets de Raphaël Nessim qui revisitent la commémoration historique. On y voit des animaux à drôle de dégaine et aux tons pastel festoyer dans une joyeuse bataille qui ne verra aucun perdant. Ce qui est toujours rassurant.

Cette interprétation libre de l’Escalade est à voir tous les après-midi jusqu’au dimanche 10 décembre. La galerie, sise au 22 rue de la Corraterie, se trouve sur le chemin pour aller admirer les hallebardiers en Vieille Ville ou se positionner pour voir passer le cortège historique. Après, ce sera trop tard.

Pareil pour la Thune du Cœur, soit dit en passant. C’est ici et maintenant. Enfin, jusqu’à fin décembre!

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