14/12/2017

Pépère, Jules broute l'oseille

Un petit pointage s’impose à mi-course, puisque la Thune du Cœur collecte les dons jusqu’à la fin de l’année. Notez que j’accepte toujours, et avec grand plaisir, l’argent de ceux qui se manifestent lors du changement d’année.

Je pense par exemple au concert de l’An, le rendez-vous classique et chaleureux qui sera donné au temple de la Madeleine par l’Ensemble instrumental Romand. Le principe? On ne paye pas l’entrée du concert, on se régale de belle musique et puis l’on file des sous à Jules en sortant, le cœur et les oreilles ravis. Je parlerai du programme en temps voulu, mais vous pouvez d’ores et déjà noter ce rendez-vous pour le premier jour de l’an 2018.

Il se peut aussi qu’en fin d’année, certaines communes aisées, ne sachant plus trop comment dépenser l’argent qui leur reste, pensent à faire un geste pour la Thune du Cœur. Ce serait une idée formidable. Et drôlement utile!

Même chose pour les banques, les multinationales, ou les détenteurs de grosses fortunes qui ont déjà tout, et plus encore, pour qui un don ne pèserait pas lourd dans leur budget.

Parce que ceux qui ont de plus petits revenus se manifestent. Je pense aux enfants de Chêne-Bougeries, qui ont rassemblé des sous dans une boulangerie; à Tinette, qui vit en Valais, et qui m’a fait parvenir un plein bocal de pièces jaunes; à cette Carougeoise qui dépose chaque année à la réception ses rouleaux de monnaie joliment roulés; à ceux qui les fourrent pêle-mêle dans des sacs plastiques. Avec un mot. Ou sans.

Et puis il y a les fidèles qui donnent selon leurs moyens, avec une constance qui force mon admiration. Plus tous les autres donateurs, à qui je dis merci!

Alors, ce pointage à mi-course? On frise les 28 000 francs, sans compter une superbe cerise que je mettrai bientôt sur le gâteau. Ce dernier sera à partager, faut-il le rappeler, entre Partage, les Colis du Cœur et La Virgule.

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12/12/2017

La cheminée du Père Noël

Ah, la magie de Noël!
Malgré ce qui nous tombe ces jours sur la tête, on nous sert en boucle des images de ce temps béni où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Le tout baignant dans une ambiance douillette et chaleureuse, où les familles, très unies, se gavent autour d’une table trop garnie.

La réalité est moins conte de fées. Tenez. Un exemple, pour ne pas parler maintenant de ceux qui seront seuls à Noël devant un bol de soupe. À Chêne-Bourg, des locataires inspirés ont préparé une superbe décoration de saison dans l’entrée de leur immeuble.

Au milieu d’une représentation hivernale, ils ont installé une cheminée grandeur nature, parfaitement reproduite en polystyrène et peinte à l’ancienne. Cette pièce unique a été gentiment prêtée par une personne passionnée de décors.Trônant au beau milieu de cet arrangent, la cheminée n’attendait plus que l’arrivée du Père Noël pour émerveiller les petits qui se rendent au jardin d’enfants, situé dans l’immeuble.

Eh bien c’est raté! Trois jours après son installation qui enchantait déjà les habitants, un vilain lutin, pour rester poli, a piqué la cheminée. Avec les lanternes qui l’entouraient. Il a juste oublié d’embarquer les piles pour les illuminer, qui reposaient pourtant sur le tas de bûches. Si c’est pas ballot!

«Rassure-toi, farfadet, aucune plainte ne sera déposée contre toi» affirme un locataire dépité par ce geste. «Mais si tu veux raviver la féerie de Noël… tu pourrais revenir un soir sur la pointe des pieds et déposer la cheminée devant l’entrée de notre immeuble. Ce serait ton cadeau. Joyeux Noël, petit lutin.»

Petit lutin, petit lutin… Je le traiterais plutôt de grand crétin. De gros égoïste. Parce que sans cheminée, comment il va faire, le Père Noël, pour parvenir à remplir les souliers des petits enfants? Et ceux de Jules, tant qu’à faire?

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09/12/2017

La fameuse course d'avant

Ça y est, on est en plein dedans. Dans le temps de l’Avent. Celui qui se résume hélas, et par la force des choses, à une course effrénée pour tout faire avant. Avant Noël.

Après, on oublie pourquoi l’on s’agitait tant. Mais avant, pris dans le tourbillon des obligations, on fonce, la tête dans le guidon. Car il faut absolument être prêt. Avoir terminé toutes ses affaires en cours, boulot, cadeaux, gigot, rideaux, pour le 24 décembre.

Alors ça crée des bouchons partout. Dans les rues. Dans les agendas. Dans le ventre. Dans la tête. Est-ce bien raisonnable de se mettre dans pareils états? Pas le temps de se poser la question: on fonce. Et la tension monte, inexorablement, jusqu’à Noël. Plus dure sera la chute…

De mon côté, c’est un peu pareil avec la Thune du Cœur. Je cours dans tous les sens pour trimballer des collectes faites un peu partout, mais je n’arrive pas à en parler régulièrement, l’encre bleue paraissant un jour sur deux. Certains ne s’en plaindront pas: j’en connais qui s’agacent lorsque j’en cause tous les jours…

À ce propos, comment se porte notre collecte? Couci-couça. En trois semaines, nous avons récolté 24 000 francs. Un bon début, mais vivement que ça décolle, à l’approche des Fêtes!

Merci à toutes celles et ceux qui ont contribué à rassembler cette somme, que ce soit avec de petites pièces jaunes ou de gros billets, ainsi qu’aux personnes qui vont bientôt la rendre plus généreuse encore.

Ainsi lundi soir, l’ex-jeunesse de Plan-les-Ouates organise une soupe et un vin chaud en faveur de Jules. Prends ta petite laine, est-il précisé sur l’invitation à se rendre chez Bigoudi. Faut dire que la soirée se passe à l’extérieur, autour du chaudron. Ambiance assurée!
D’ici là, bonne Escalade à tous. Et à Jules, bien sûr, qui va sans doute gagner quelques lardons à cette occasion

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07/12/2017

"Souvenirs, souvenirs"

Oh Johnny, si tu savais, tout le mal que ça nous fait…

Ben oui. C’est ainsi. Sa disparition nous rend tout chose, et la déferlante des réactions émotives ayant suivi sa mort nous touche au plus profond. Comme si elle réveillait des histoires enfouies depuis longtemps. Remontent alors à la surface des bouffées de notre jeunesse passée. D’où ce vague à l’âme. Des paroles oubliées reviennent spontanément aux lèvres. On se surprend à siffloter «que je t’aime…»

Quand les hommages à Johnny seront terminés, resteront les chansons. Et les souvenirs.

C’est un peu comme l’Escalade. Là, vous me direz que je fais le grand écart, mais ce n’est pas grave. Les hauts faits d’armes et les anecdotes de 1602 appartiennent à la mémoire populaire. Ils sont célébrés tous les ans depuis des plombes, selon des rites bien précis. Pas question de glisser dans cette belle ordonnance quelques poils à gratter.

Un jeune artiste vient pourtant de le faire. Il a peint sur une vitrine de la rue de la Corraterie sa vision de l’événement, autour d’une enseigne lumineuse en pleine action. Et ça décoiffe, voyez-vous. Intitulée «l’Escalade de Raphaël», l’exposition qui se découvre à l’intérieur de la Galerie Latham propose des dessins et des objets de Raphaël Nessim qui revisitent la commémoration historique. On y voit des animaux à drôle de dégaine et aux tons pastel festoyer dans une joyeuse bataille qui ne verra aucun perdant. Ce qui est toujours rassurant.

Cette interprétation libre de l’Escalade est à voir tous les après-midi jusqu’au dimanche 10 décembre. La galerie, sise au 22 rue de la Corraterie, se trouve sur le chemin pour aller admirer les hallebardiers en Vieille Ville ou se positionner pour voir passer le cortège historique. Après, ce sera trop tard.

Pareil pour la Thune du Cœur, soit dit en passant. C’est ici et maintenant. Enfin, jusqu’à fin décembre!

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05/12/2017

Jules court à l'Escalade

Faire la course de l’Escalade, c’est bon pour le physique et le mental, m’a confié samedi un sportif lessivé, après l’exploit du jour. Et pourquoi donc? C’est vite vu: voyez-vous, on se trouve au cœur l’événement le plus genevois qui soit, on est bien dans son corps, on ne craint pas le froid, juste la crampe, la glissade ou le coup de pompe. On se dépasse. Et puis c’est drôlement valorisant: les spectateurs vous applaudissent et vous sourient. C’est du pur bonheur!

Soit, je veux bien le croire. Même si au fond, j’ai les plus grands doutes. On me payerait que je ne la ferais pas, cette course! On court déjà à longueur de vie, après le temps, les gens, le travail et tout le reste. Pourquoi en rajouter?

Bon. J’avoue que j’ai aussi couru l’Escalade. Mais sur place, aux Bastions, au stand de la Julie, avec tous les collègues. Nous avons tenu la journée entière dehors par une température de 1,3 degré en moyenne, avec des pointes de bise à décorner les bœufs. Sauf qu’en termes de faune, il n’y avait là que de braves cochons. Les tirelires, donc!

Jules et ses potes ont été nourris par ceux qui sont venus prendre chez nous café et croissants, puis par les amateurs de bonne soupe. Elle a été distribuée jusqu’à l’heure de la fameuse Marmite.

En fin de journée, nos cochons ont rendu quantité de pièces sonnantes et trébuchantes que j’ai pesées, non par perversion, mais pour connaître ce que j’avais dans mon sac à dos. Ça me semblait être du gros, du lourd. Effectivement: il y avait plus de 12 kg de monnaie!

Dans le tas, les pièces de 2 francs l’emportent haut la main, avec un total de 4,4 kg. Viennent ensuite les thunes (2,6 kg), les pièces d’un franc (1,7 kg), et de 20 centimes (1,2 kg). À noter encore près d’un kilo de 5 centimes, tout de même. À quoi s’ajoutent des tas de billets qui pèsent d’une autre façon.

Tout ceci fait une somme de 4450 francs! Ça valait donc la peine de se geler pour la Thune en courant, sur place, la course de l’Escalade.

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02/12/2017

La marche ou la course?

Le Pas du chœur, vous vous souvenez? Juste avant l’été, je vous avais parlé de ce couple mi-belge, mi-suisse, qui avait pour projet de rallier Knokke-le-Zoute à Veyrier. Soit 800 kilomètres à parcourir, à pied, histoire de voir la vie sous un autre angle et de récolter des fonds pour le Cambodge. Eh bien Anne-Claire et Vincent l’ont fait!

Même s’ils ont terminé les derniers kilomètres de leur périple en pédalant, pour cause médicale, ils ont bel et bien relevé le défi. Les 656 000 pas effectués ont permis de récolter 32 800 francs, chaque pas sponsorisé valant 5 centimes. Marcher, c’est bon pour la solidarité!

Cette collecte a permis de financer les études et la formation professionnelle, sur trois ans, de plusieurs jeunes cambodgiens. Et d’offrir 27 vélos à des élèves pour se rendre à l’école. Chapeau, les marcheurs!

Plus près de nous, la Course de l’Escalade ne va pas seulement battre des records de participation pour son 40e anniversaire. Elle va aussi inciter les coureurs à s’intéresser aux Colis du cœur, puisqu’elle a mis cette Fondation comme hôte d’honneur. Et c’est un geste qui compte. Car les Colis du Cœur ont besoin d’aide, eux qui distribuent des aliments aux personnes se trouvant à Genève dans une situation difficile, en échange d’un bon obtenu auprès d’un service social officiel. L’an dernier, ils ont distribué de quoi faire 350 000 repas.

N’oublions pas que la Julie fait aussi toujours très fort à la course de l’Escalade. Ce samedi, une belle équipe de la Tribune va offrir café et croissants sur son stand, situé à l’entrée des Bastions. Le service est assuré dès 9 h.

Lorsque cela ne suffira plus à réchauffer tous les coureurs et leurs admirateurs, 2000 litres de soupe vont être distribués. Jules et ses Julots sont de la partie, bien sûr, pour se remplir joyeusement la panse. Ils ont déjà la dalle et se gèlent sérieusement le groin. Alors il leur en faudra, des thunes, pour se réchauffer!

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