13/01/2018

La Thune a fait le plein

Ça y est, j’ai fait boucherie!

Jules a donc rendu tripes et boyaux sur mon bureau. Une montagne de pièces et de billets, petits et gros, vieux et nouveaux, aux couleurs bariolées. Le tout a été compté, recompté, consigné. La collecte 2017 de la Thune est ainsi terminée, toute bonne chose ayant une fin, à ce qu’on dit.

Et alors? Et alors? Et alors?
Eh, eh!… ferait Henri Salvador.
Eh bien voilà: la Thune du cœur se monte à 76 103 francs!

C’est extra, n’est-il pas? J’en suis ravie! Un tel résultat prouve que notre action de solidarité est bien implantée à Genève, qu’elle peut toujours compter sur de fidèles donateurs et que malgré les difficultés économiques dans lesquelles se débattent bon nombre de nos concitoyens, certains trouvent encore moyen de mettre une thune de côté, voire davantage, pour ceux qui sont dans la vraie mouise. Chapeau!

Et puis ce qu’il y a de vraiment formidable avec la Thune, c’est qu’elle rassemble des gens de tous les horizons sociaux et associatifs, culturels ou sportifs. Les nombreuses collectes qui sont venues alimenter la Thune ont été organisées lors de repas pris en commun, de concerts de musique classique ou rock, de tombolas, de tables de jeux, de courses, de chorale, bref, d’activités qui rassemblent les gens. Et qui n’ont rien de virtuel…

Le fruit de la collecte a donc été donné hier dans nos locaux aux représentants des associations Partage, Colis du Cœur et La Virgule, comme relaté en page 7 de ce journal.

Maintenant que tout cet argent a été remis entre de bonnes mains, je vais m’absenter quelques jours, le temps d’aller me faire rafistoler la moindre.

Pendant les quelques jours à venir, n’hésitez pas à m’envoyer vos histoires drôles, vos coups de sang, vos réflexions et repérages pour alimenter les prochaines encres bleues, qui ne parleront plus de Thune, promis. C’est Géo qui va être content!

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11/01/2018

La cerise sur la galette

Pff, mais quelle course!

Nous y sommes presque: la remise de la Thune du Cœur, c’est demain. Alors juste avant la ligne d’arrivée, je pique encore un petit sprint en allant récupérer dans le canton mes cochons, placés sous bonne garde. L’exercice est assez physique, ma foi. Certains sont devenus si lourds et rondouillets!

Les cousins de Jules ont ainsi brouté pas mal d’oseille à l’entrée du Casino-Théâtre, lors de la Revue. Les spectateurs n’ont pas seulement ri aux Genevoiseries sur scène, ils ont aussi donné pas moins de 3000 francs à la Thune. Que demander de plus?

Les fidèles amis de la Brasserie des Artisans ont réuni 2400 francs lors de la soirée rock et tombola organisée en faveur de la Thune en décembre dernier, et la fête de l’Épiphanie chez les Portier a rapporté près de 450 francs à Perly. Vive le vin chaud solidaire! À quoi s’ajoute encore la cagnotte de cinq dames Colognotes anonymes. Merci!

On le voit, la collecte peut encore bouger d’ici demain, je vous donnerai donc le montant total samedi. Mais je vous avais signalé qu’il y aurait une cerise à mettre sur la galette des rois qui sera remise vendredi aux représentants de Partage, des Colis du Cœur et de La Virgule. La voici.

J’ai eu l’immense surprise de recevoir un jour le courrier d’un notaire de la place m’avertissant que «la Julie de la Thune du Cœur» (moi, donc) allait bientôt hériter!

Un charmant Monsieur que je ne connaissais pas, mais qui semblait apprécier notre action de solidarité genevoise, m’avait ainsi couchée sur son testament. J’en suis restée baba.

Car une fois la succession réglée, la Thune a reçu la somme de 15 577 francs. Une sacrée cerise! Je ne peux plus faire la bise à André pour le remercier de cette généreuse attention. Dommage. Mais j’irai déposer des fleurs pour le lui dire là où il repose désormais.

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09/01/2018

Le sapin, posé ou lancé

Le marronnier du début d’année, c’est l’arbre de Noël abandonné sur le trottoir après usage. Tout sec, tout nu, il sent définitivement le sapin…

Quel gâchis, tout de même! Coupé de ses racines pour divertir un moment nous autres humains, le roi des forêts a trôné au salon, tout enguirlandé et illuminé. Puis il se retrouve, du jour au lendemain, jeté à côté des poubelles. Plus dure est sa chute.

Alors, tant qu’à faire, pourquoi ne pas prolonger sa course folle en procédant à une joute qui a le vent en poupe? Je parle du lancer de sapin, donc! La chose se pratique dans des régions qui n’ont rien de barbare et semble amuser les foules.

Si j’ai bien compris le concept, le but est d’enterrer définitivement les festivités de Noël, tout en prolongeant l’utilité du sapin. Celui-ci se fait alors javelot, ou pierre d’Unspunnen, selon le poids et le volume de l’épineux…

Ce lancer-là n’a rien de sauvage ou d’impulsif. Il se fait lors de compétition réunissant des participants triés par catégorie et par sexe, dans un lieu balisé. Les distances sont mesurées, les records inscrits. À l’occasion de ces réjouissances, des gens se mobilisent parfois pour des causes qui vont de la reforestation à l’aide humanitaire.

Qu’attend-on pour organiser pareil événement à Genève? On fait bien la coupe de Noël, pourquoi pas le lancer de sapin? Et s’il fallait trouver une cause rassembleuse, j’opterais pour la Thune du Cœur, bien sûr! Mais je n’ose pas imaginer le nombre d’autorisations qu’il faudrait quémander auprès de toutes les administrations pour mettre sur pied une telle animation…

A Dardagny, paraît qu’on ne lance pas encore les sapins. Mais les habitants sont invités à venir un jour avec eux pour les brûler et en profiter pour boire un coup. Quelle belle façon de commencer ensemble la nouvelle année autour d’un grand feu de joie bien arrosé!

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06/01/2018

Plus calme, la vie

C’est très, très, très tranquille, cette fin de semaine à Genève.

Serait-ce le calme plat ou celui d’avant la tempête? Vous me direz qu’Eleanor a déjà sévi dans le pays, on ne risque donc plus grand-chose. Mais d’autres turbulences vont bientôt nous arriver droit dessus. Comme la fin des vacances scolaires.

Pendant les Fêtes, la cité et ses environs ont pris le pli de tourner au ralenti. Les habitants qui n’ont pas fui le bout du lac ont pu circuler, déambuler, pédaler sans se déranger les uns les autres. Même sous la pluie. Pas de bouchons notables, d’agressivité ou de bousculades. Juste bien.

Pour quelques heures encore, l’actualité locale roupille paisiblement. Les politiques ont levé le pied, les informateurs sont aux abonnés absents et les journalistes n’ont plus grand-chose à se mettre sous la dent.

Sauf bibi! Ben oui: je reçois tous les jours de quoi alimenter mon Jules, et donc ce billet! Notez qu’il va bientôt devoir changer de sujet: la Thune du Cœur sera remise aux associations bénéficiaires le vendredi 12 janvier, quand tout le monde sera de retour aux affaires.

Différentes collectes me sont ainsi parvenues ces jours. Merci à ceux qui signent discrètement sur l’enveloppe «Les peintres, Eaux-Vives 1892»; aux chanteurs de la chorale du Plateau Saint-Esprit, toujours présents; à l’artiste PERCHO et à sa fidèle clientèle. Jules a d’ailleurs eu droit à une superbe carte «percho»-nalisée, il en frétille d’aise.

Enfin, à noter que Suzanne et Louis Portier fêtent l’Épiphanie lundi, à Perly, en invitant les habitants à venir partager le vin chaud et la galette des Rois. Jules sera de la partie, bien sûr.

Sur ce, profitez encore bien du calme général. Lundi, ce sera la course. Hop, hop, hop!

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04/01/2018

Un temps de cochon

«Si la météo du jour préfigure l’année à venir, ça va secouer grave!» lâchait un collègue mercredi, devant la machine à café. Bienvenue en 2018, donc…

Cette réflexion traduit assez bien les états d’âme des journalistes, en ce début d’année à fortes turbulences, et résume l’ambiance générale actuelle, un brin morose et refroidie.

On souhaite le meilleur qui soit aux autres et à soi-même pour l’an neuf, en prenant des tas de bonnes résolutions en plus. Mais au fond, y croit-on vraiment, lorsque l’on sait ce qui nous attend, et que le ciel semble vouloir nous tomber sur la tête? Bienvenue en 2018…

Malgré tout, je recommence quand vous voulez cette journée du 1er janvier 2018. Car le concert de l’An, organisé en faveur de la Thune du Cœur, m’a filé une pêche d’enfer!

Alors qu’il faisait un temps de cochon, à ne pas mettre un Jules dehors, des centaines de personnes ont bravé la pluie et la nuit pour se rendre au temple de la Madeleine, où les attendaient le maestro Éric Bauer et les musiciens de l’Ensemble instrumental romand.

Tous les bancs étant occupés bien avant le début du concert, il a fallu rajouter des chaises. Puis des tabourets. Et quand il n’y eut plus rien à proposer pour s’asseoir, les derniers arrivés sont restés debout pour écouter les pièces de Vivaldi, Mozart, Piazzolla et Gardel. Un moment de grâce musicale et de partage.

Le même concert avait été donné en début d’après-midi à l’Hôpital cantonal pour les malades. Que ce soit aux HUG ou au temple de la Madeleine, le concert était offert et Jules attendait à la sortie. Cela a permis de collecter 4800 francs et quelques euros pour la Thune. Extra!
Vive les musiciens et leur chef qui ont si bien lancé l’année 2018

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