10/02/2018

Travaillez, qu'ils disaient

Comment démotiver pour de bon les chercheurs d’emplois? On pourrait un jour faire un bouquin là-dessus tant il y a d’employeurs qui se moquent des gens.

Vous me direz que c’est pas nouveau. Il y a des lustres déjà, une secrétaire avait reçu son courrier de postulation en retour, sans le moindre mot d’accompagnement. Seul ajout visible sur son CV à rallonge, le trait de stabilo jaune autour de son âge. Message reçu: elle était donc coupable d’avoir 50 ans! Une vraie gifle. Paraît qu’aujourd’hui, la barre se situe autour des 40 ans. Bonjour le progrès…

À l’autre bout de la chaîne du travail, les jeunes ne sont pas mieux lotis. On les pousse à être toujours plus formés, performants, polyvalents. Mais pour décrocher un poste, c’est galère.

Ainsi Vincent, un jeune diplômé qui vit ces jours le parcours du combattant pour entrer dans la vie active. Il repère dans la rubrique «emploi» de la Julie une offre dans ses cordes. Il va sur le site de la CGN pour postuler, mais lorsqu’il clique sur le lien de l’offre, il est redirigé sur une page qui ne correspond pas à l’annonce. Ça commence bien.

Tenace, il s’adresse alors par courriel à l’entreprise pour obtenir la fiche du poste, histoire de la remplir et se porter ainsi candidat. Pas de réponse. Il envoie un rappel. Pas de réponse.

Arrive enfin un message de la CGN qui accuse réception de sa candidature et le remercie de l’intérêt qu’il porte à la compagnie de navigation. «Malgré la qualité du dossier, nous sommes au regret de… bla bla bla» Bref, c’est niet.

Vincent se pince. On le mène en bateau, ou quoi? Il n’a pas eu l’occasion de postuler! D’ailleurs, il n’est plus dans les temps pour tenter encore l’aventure. 

Des mails automatiques de réponse sont donc envoyés, sans que le dossier soit même étudié. Sympa pour tous ceux qui passent des heures à le peaufiner, puis à espérer. Alors comment rester motivé, après des dizaines de réponses négatives ou injustifiées de ce type?

Bienvenue dans le monde impitoyable du travail!

07:00 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook |  Imprimer | | |

Commentaires

C'est après la votation sur la LPP que dans les annonces offrant du travail est apparu l'âge limite de 40 ans.
Pourquoi? A partir de 40 ans, la part patronale augmentait (ainsi que celle de l'employé).
Ce sont les femmes, devenues soudainement trop vieilles, qui en ont fait les frais les premières et cela continue malheureusement...

Écrit par : Marie | 10/02/2018

Le plus fatiguant, c`est de trouver du travail. Ensuite, y a plus qu`a se laisser porter par le tapis roulant jusqu`au prochain chaud-mage et ainsi de suite. Encore heureux que ca dure pas dix mille ans ce chenit.

Écrit par : JJ | 10/02/2018

A la CGN comme partout, "y faut des pistons", des copains qui y bossent et là c'est tout simple! Il devrait postuler à la police municipale genevoise, quand je vous "les heureux élus" dans nos rues je me dis que là, vraiment tout le monde est reçu!

Écrit par : dominique degoumois | 11/02/2018

Sauf vous apparemment, Degoumois. Le monde est mal foutu quand meme, s`pas?

Écrit par : Mario | 11/02/2018

Marie désolée de vous reprendre, mais la part patronale augmente considérablement par tranches.. et c'est après 34 ans que ça coince sérieusement.

Mario, pendant que vous finissez votre bouquin: ben non. Des années qu'à GE faut surtout pas dire être suisse pour dégotter un job. Faut soit être fils ou fi-fille de salarié de la boîte concernée, ou avoir dans le dos le piston d'un cadre d'agence française financée dans le cadre du grand-Genève.

Ou Prier sa survie en attendant d'arriver à bosser dans son domaine de diplôme, entre stages et jobs sur appel.

Écrit par : divergente | 11/02/2018

Les commentaires sont fermés.