27/03/2018

L'éveil à l'heure d'été

Le passage à l’heure d’été peut laisser des traces dans nos petits organismes fatigués par un long hiver. Certains peinent à s’adapter au nouvel horaire, d’autres développent des troubles du sommeil ou ne se sentent juste plus en phase avec leur quotidien.

Ce n’est pas pour rien que certains députés européens envisagent de supprimer un jour l’heure d’été qui est, à l’usage, ni bonne, ni mauvaise, bien au contraire…

Lundi, en ce premier jour ouvrable après le changement d’heure, le réveil sonne donc bien plus tôt que d’habitude. Le corps et l’esprit des dormeurs, encore tout embrumés, sont particulièrement lents au démarrage.

Sauf mon «œil», vif et alerte depuis l’aube. Cet homme qui voit tout et me raconte ensuite ses découvertes arrive de bon matin en ville. Parvenu devant une cassette à journaux, il regarde à deux fois l’étrange tableau qui s’offre à lui.

Deux longues tirelires métalliques, fermées à clef, reposent sur la cassette. Il les saisit et les secoue. Elles tintent fort! Normal, elles contiennent l’argent que les lecteurs de la Tribune de Genève ont versé pour payer leur information.

«Encore un qui n’était pas bien réveillé ce matin» se dit mon œil, en pensant à l’employé qui, dans sa tournée des caissettes, livre les nouvelles du jour et relève les compteurs. Alors, pour que la recette de la Julie ne tombe pas entre des mains malintentionnées, notre homme ramasse les tirelires et s’en va au poste de police voisin. Fermé.

Il se rend ensuite à la police municipale qui ouvre ses portes à 7 h 30. Mais il n’y a personne au guichet pour l’accueillir et apprécier, à sa juste mesure, son geste citoyen. Parce qu’il aurait pu se faire la malle avec tous les sous…

Il a fini par se pointer au journal, avec les deux tirelires pleines sous le bras. Et là, on lui a fait la fête comme il se doit: tournée générale de cafés pour siroter cette histoire à dormir debout.

07:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | |

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.