05/04/2018

Le temps des bras croisés

Après le Mardi gras, il y a le mardi noir. Et puis le mercredi pourri.

On a ainsi eu droit à des turbulences sur tous les fronts.

Éclairs, coups de tonnerre et averses se sont abattus hier sur la rade et ses environs. Ambiance électrique. Chargée et humide.

Coup de sang aussi à Cornavin, quand des passagers, comme tombés de la lune, ont soudain compris qu’aucun train n’allait partir de là en direction de la France, où les cheminots bloquent tout le réseau ferroviaire.

Rien à signaler du côté de l’aéroport, où l’on redoutait pourtant une grève à Air France. Le coup de théâtre est venu du CERN voisin, où le personnel d’entretien a débrayé. Bras croisés.

Enfin, méchant coup de froid à Crans-Montana, où les remontées mécaniques ont été mises à l’arrêt forcé. La faute à de grosses divergences entre la commune et la société propriétaire. Ceci au beau milieu des vacances de Pâques, quand les touristes paient bonbon leur location et leur abonnement. Bonjour l’accueil! Des Genevois sont déjà redescendus de la montagne pour prendre l’eau au bout du lac…

Coup de mou par contre chez les colleurs d’affiches du cru. Sinon comment expliquer autrement leur étrange façon de recouvrir les panneaux publicitaires de l’espace public?

Prennent-ils les passants pour des êtres à ce point primitifs qu’il faille répéter deux à trois fois la même image, sur le même panneau XXL, avec le même slogan, pour que le message passe? Une publicité suffit, merci, on a compris. À moins que cette pratique réponde à la loi du moindre effort.

Mais le principe de la pub, me direz-vous, c’est justement d’enfoncer le clou. De répéter jusqu’à plus soif le slogan qui fera date, pour qu’il en reste au moins une bribe, le moment venu. Suffit de voir les affiches de la campagne électorale. Autres turbulences en vue…

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