05/06/2013

Le gâchis alimentaire

Vous savez quoi? Paraît qu’un tiers des aliments que nous achetons finit à la poubelle! Je n’ose pas y croire, tellement c’est insensé.

Et pourtant, on a tous un jour ou l’autre été pris la main dans le sac à jeter une pomme pourrie, du pain rassis ou un tout petit reste de repas…

Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, de nombreuses instances tirent la sonnette d’alarme: il faut dire non au gaspillage alimentaire. Car on va droit dans le mur, comme dirait ma copine Monique.

Parmi les événements organisés à ce ssujet ce mercredi 5 juin, je vous conseille d’aller à la place du Rhône découvrir l’exposition itinérante «Jeter les aliments, c’est idiot.»

Les containers sont posés là de 10 h à 18 h, le temps que le public fasse le tour du problème, déguste et s’informe. Des trucs tout bêtes sont donnés pour faire la chasse au gaspi: faire une liste des commis pour éviter d’acheter à double; bien conserver les aliments; accommoder les restes, ça aide aussi. Les gens fauchés le savent bien...

Les visiteurs pourront déguster le gaspacho préparé avec des légumes de récupération et des jus de fruits (invendus de la veille) par Partage.

Cette association fait d’ailleurs Portes ouvertes aujourd’hui. La visite de ses locaux se fait sur inscription mais il est encore possible de venir sans autre sur place. Et il faut en profiter, car vous comprendrez mieux le boulot utile et impressionnant que font ces spécialistes de la récupération et redistribution des surplus genevois. (Partage, av. du Cardinal-Mermillod-13, de 8 h à 17 h).

Plus d’infos sur www. jme-ge.ch

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04/06/2013

Ils rendent les plaques

Les sauveteurs auxiliaires de la Ville de Genève rendent les plaques. Ils ont décidé, la mort dans l’âme, de dissoudre leur formation après 139 ans passés au service de la population. Quel dommage!

Depuis le 1er juin, c’est fini terminé. On ne les verra plus se rendre utiles sur le terrain, que ce soit lors des promotions des enfants, d’incendies ou d’événements rassembleurs. Là où leur engagement était apprécié des pompiers et des policiers.

«Dévouement et amitié», telle est la devise de ces bénévoles qui n’ont jamais compté leurs heures ni ménagé leur peine pour dépanner leurs concitoyens. Mais les temps changent et aujourd’hui, ils en ont marre.

Marre de voir que les autorités municipales les oublient, quand elles ne leur mettent pas carrément le bâton dans les roues. Comme pour leur faire comprendre que dans le domaine des interventions et des secours, seuls les professionnels ont leur place.

Un conseiller administratif a signifié à ces volontaires qu’ils devaient passer sous les ordres de la police municipale et commencer à mettre des PV. Ben voyons! «Notre but, c’est d’aider la population. Pas de l’emmerder!» a rétorqué leur président. D’où fâcherie…

Depuis, tout se dégrade. Plus de subvention, plus de local de réunion, plus de considération pour les bons et loyaux services rendus. Les sauveteurs auxiliaires arrêtent donc les frais.

Leur restera l’Amicale, pour ne pas trop se perdre de vue. Et puis la grande aiguière d’argent donnée par l’empereur François-Joseph, pour les remercier d’avoir conduit la dépouille de Sissi à la gare. Les temps ont bien changé!

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03/06/2013

L'origine en question

Ils auraient pu régulariser la situation, pour faire plus simple. Se marier, pour éviter toutes ces tracasseries administratives inutiles. Mais Thibault et sa compagne Asoyi ont fait un autre choix de vie.

Monsieur est suisse par son père, français par sa mère; Madame est congolaise.

Il y a quatre ans, à la naissance de leur petite fille, Aliyaah prend le nom de famille de la maman. Le papa, qui a reconnu son enfant, lui transmet sa nationalité et son lieu origine, à défaut de pouvoir lui donner son patronyme.

Celui-ci sonne on ne peut plus suisse alémanique. Normal: la lignée paternelle de Thibault est originaire de Waldkirch!

Voilà donc la petite métisse Aliyaah dotée d’un nom de famille congolais, tout en étant originaire du canton de Saint-Gall. Ce qui paraît déjà un peu bizarre sur les documents officiels.

Tout se complique quand le papa veut refaire le passeport et la carte d’identité de sa fille, avant de partir en vacances. Au guichet, on lui signifie qu’il n’est pas autorisé à entreprendre une telle démarche.

Face à la fonctionnaire qui lui annonce la nouvelle, Thibault disjoncte. C’est tout de même grâce à lui que sa fille a la nationalité suisse, ou bien? Et il n’aurait pas le droit pour lui? Mais la dame au guichet n’y peut rien.

Seule la maman congolaise, au bénéfice d’un permis B, peut refaire les documents suisses de la petite Aliyaah. Elle les obtiendra d’ailleurs.

En plus de l’humiliation paternelle vivement ressentie, Thibault n’en revient toujours pas de l’absurdité de cette situation. Il n’est pas le seul.

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01/06/2013

Nettoyage de printemps

C’est aujourd’hui qu’entre en vigueur notre nouvelle Constitution.

Ça vous fait peut-être une belle jambe, vu la faible participation du souverain au scrutin d’octobre dernier. Mais bon, on ne va pas pinailler, c’est un jour qui compte pour Genève.

Exit, donc, le texte fondamental qui a régi notre vie collective pendant 165 ans. Un sacré bail, tout de même!

Et pourquoi je vous en parle ici? Pour signaler, à cette occasion, que nous avons la mémoire un peu courte. Et que notre République, si gourmande de flonflons et de célébrations, fait peu cas de la tombe du père de la constitution de 1847 qui vient de rendre l’âme. La tombe de James Fazy!

Faites un saut au cimetière des Rois, vous ne pouvez pas la rater. C’est la première à gauche en entrant depuis l’entrée principale: une colonne toute simple. Impossible de faire plus discret.

Le numéro 500 repose à ses pieds. Et c’est bien pratique pour faire les vérifications d’usage. Parce que pour lire le nom de James Fazy gravé dans la pierre, faut vraiment le vouloir: il disparaît progressivement, gommé par les mousses et les ans.

Oui je sais, il y a eu des conférences et une exposition consacrées récemment à ce grand homme. Il dispose même d’un boulevard à son nom. Le créateur de la Genève moderne n’est pas totalement oublié. Mais c’est triste de voir cette pierre à la limite de l’abandon. Comme si l’on enterrait cette personnalité une deuxième fois aux frais de l’Etat…

M’est d’avis qu’il faudrait un peu retrousser les manches pour nettoyer la stèle de James Fazy. Lui passer la brosse à reluire. On doit bien ça au père de l’ancienne Constitution genevoise!

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