08/11/2010

Coup de chapeau

Elle compte plus de cent ans d'activités au service des Genevois et elle vient de faire peau neuve. L'opération mérite bien un coup de chapeau!

L'Association pour le bien des aveugles et des malvoyants, ou l'ABA, pour faire plus court, organise demain une journée portes ouvertes dans son fief de la Vieille-Ville.

Vous êtes donc tous invités à visiter ses locaux du 34, Bourg-de-Four, qui viennent d'être rénovés avec le soutien de la Fondation Hans Wilsdorf. Oui, la même qui finance la construction de la nouvelle passerelle des Vernets. C'est dire si cette fondation aime créer du lien entre les citoyens. Qu'elle en soit remerciée. Car je ne sais pas si vous avez remarqué, mais on ne dit pas très souvent merci dans cette ville.

Demain donc, à partir de 11 h, les voyants pourront se rendre compte de tout ce qui est ici entrepris pour venir en aide à ceux dont la vue est diminuée. On pourra ainsi découvrir le projet de plan de ville tactile pour malvoyants. Un projet développé avec l'Ecole d'ingénieurs de Genève. Ses auteurs seront là pour en faire la démonstration.

On se renseignera aussi sur les différentes façons de lire autrement. Quels sont les moyens d'accéder à l'information écrite quand les lettres et les chiffres se brouillent sous vos yeux? Comment fabrique-t-on un livre en braille?

Vous aurez aussi la possibilité de faire des essais de voix dans les studios d'enregistrement numérique. Et qui sait, vous allez peut-être attraper le virus: donner de son temps pour enregistrer des livres ou faire la lecture à des non-voyants. Ça vous tente?

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22/10/2010

Ecriture urbaine

Des empreintes blanches à quatre doigts sont apparues cette semaine sur les sols de la ville. Avec cette mise en garde: "Les énergivores nous ont envahis!" C'est qui, ces bestioles? A voir la taille de leurs pattes griffues, ça craint!

Plus trop, tout de même, depuis que l'on sait les Services Industriels derrière cette opération de sensibilisation. A quoi, au juste? On en saura plus dès le 8 novembre. D'ici là, ces traces auront perdu de leur éclat. Car ces tags sont biodégradables. Mais si!

Pas comme cette marque noire sprayée à tout va dans le quartier des Bains. Signé GUCCI. Vous pouvez me dire à quoi rime ce tag? Une invite à consommer des produits de luxe, peut-être. Un slogan vibrant pour la haute couture. Ça fait tache, au milieu des graffitis. A moins que Gucci ne soit le nom d'un petit chéri.

Il était un temps, dans cette cité, où les écrits qui fleurissaient sauvagement sur les murs disaient une autre façon de voir le monde. Entre "vive les squats", "non au nucléaire" ou "faites l'amour pas la guerre". Mais Gucci, franchement...

Depuis la fermeture du Moa, des phrases tracées au gros feutre racontent d'autres soucis sur les panneaux de chantier. "Genève, sale, ringarde, mortelle". Ou sa variante "Genève, ville morte". La nuit, s'entend. Une autre plume juvénile a rétorqué, en l'Ile, sous forme de prière: "Faites de Genève une ville moderne, vivante et propre pour tous. Et des logements, par pitié aussi." Chiche?

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15/10/2010

Fumet d'automne

Le stratus a du bon parfois. Les yeux n'ont plus à rêvasser dans les nuages ou le bleu du ciel. Là, c'est gris, sobre, uniforme. Rien à voir, circulez! Le couvercle qui plombe la ville est juste troué par des vols de cormorans ou d'étourneaux. Noir sur gris, ce n'est pas follement gai, vous conviendrez. Mais c'est de saison. Ah, l'automne!

Dans cette ambiance ouatée, les autres sens se mettent en éveil, forcément. Avez-vous déjà senti l'odeur du froid, avant la première chair de poule? A moins que ce ne soit la froideur qui rend plus piquant notre environnement olfactif.

Les feuilles mortes que l'on foule dégagent ainsi des senteurs fanées. Les gaz des pots d'échappement accumulés dans les bouchons vous sautent au nez. Comme les effluves des clopes grillées à même la rue, devant les troquets libérés de leur stratus nicotinique. Mais ce qui frappe le plus l'odorat ces temps-ci, c'est ce fumet délicieux, presque incongru en ville. L'odeur du feu de bois.

En campagne, rien de plus naturel. Mais dans la cité, au détour d'une banque ou dans une rue piétonne, ce bouquet champêtre nous prend par surprise. Comme une survivance des temps anciens. Des rassemblements autour de l'âtre. Ils sont encore nombreux à Genève, ceux qui se chauffent au bois par nécessité? J'en doute.

Ce sont plutôt des habitants qui s'offrent une petite flambée dans la cheminée, juste pour le plaisir. Où se cachent-ils? Je m'inviterais presque chez eux pour en profiter. Car lorsque le stratus s'installe sur Genève et bouche l'horizon, l'odeur du feu de bois me met en joie. Pas vous?

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04/10/2010

La rue des Rois privée de magicien

Truc'store, le rendez-vous de tous les gamins, magiciens et amuseurs de la République a fermé boutique. Depuis quelques jours, la rue des Rois est bien vide. Tristounette, même. Sur la porte, un billet: «Absent pour cause de maladie». Suivi d'un «Absent pour cause de décès».

Abracadabra! Un grand magicien a disparu dans un nuage d'étoiles et de poudre d'escampette. Jean Garance s'est volatilisé à l'âge de 73 ans, préférant le monde céleste à celui de l'illusion.

Jean-Marie Peretti, de son vrai nom, ne fera plus ses tours de prestidigitation qui ont marqué des générations de spectateurs, à Genève, mais aussi un peu partout, jusqu'en Chine. Dans son arcade des Rois, ou devant sa porte, au soleil, il montrait aux plus jeunes comment s'y prendre. L'allure bonhomme et le sourire en coin. Car cet homme, généreux de sa personne, ne gardait pas ses trucs pour lui. Il était depuis plus de cinquante ans à la tête du club des magiciens de Genève et avait à cœur d'assurer la relève. Les apprentis illusionnistes ont tous passé dans sa boutique!

Line, sa femme, ne tiendra hélas plus ce magasin empli de farces et attrapes. Perdre son homme, après cinquante ans de vie commune, ça vous coupe les jambes. C'est sa moitié qui s'en est allée. Pour l'accompagner au paradis des magiciens, les amis, habillés de blanc, ont fait un lancer de ballons, couleur rouge garance. La fille du magicien va peu à peu vider la boutique. Et les gosses vont continuer à rêver encore un peu, le nez collé à la vitrine du Truc'store...

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23/09/2010

Une Genève de carte postale

C'est une manif, sur le pont du Mont-Blanc? Depuis les quais, on aperçoit des grappes de gens près d'une hampe. Un drapeau blanc en descend, un bleu est hissé. Une commémoration, peut-être? Je presse le pas. C'est terrible d'être si curieuse...

Mais rien à voir, circulez! Ce sont deux employés qui changent le pavoisement du pont. Et des touristes qui font du sur-place, souriants, détendus, en ce splendide dernier matin d'été. Ces estivants babillent dans une langue inconnue, le visage tendu vers le large. Un coup d'oeil parfois à la montre. Il attendent. Quoi, au juste?

Je pose la question. Avec les mains. La réponse est limpide: l'index de la dame pointe droit vers le ciel en montant et revient en direction de sa toquante. Elle fait ensuite dix, de ses dix doigts.

Bon Dieu, mais c'est bien sûr! Tous ces badauds guettent la sortie du Jet d'eau. Alors je fais pareil. J'attends avec eux. Pourvu qu'il soit à l'heure. Bingo! A 10 h pile, un grand "oh" d'admiration s'élève du groupe. La colonne d'eau a surgi. Quel panache, ensuite. Et ça filme, et ça mitraille à plein régime. Ceux qui se contentent de voir la scène sont comme des gamins, émerveillés. Moi aussi.

La dame au petit chignon me fait voir la montée du Jet d'eau dans son caméscope. Elle est ravie de partager avec l'autochtone ses prises de vue.Wouaw! Que c'est beau, Genève, en carte postale.

En vrai aussi, il faut le dire. Il suffit un instant d'oublier tout ce qui fâche. C'est possible. Et admirer la rade, un beau jour d'été, avec des yeux nouveaux. Ca vous recharge les batteries illico.

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Une salle de danse pour les aînés

Au bout du fil, une dame au délicieux petit accent british et aux jolies tournures de phrase. A l'entendre, on la devine coquette, pétillante. Lady, ainsi que ses amies la surnomment, s'avoue malgré tout un peu perdue. Comme les dames de son âge. Mon interlocutrice  a 88 ans. Elle ne les fait pas, c'est sûr!

Car Lady a une passion: la danse. Sa pratique ne procure  pas que du plaisir, dit-elle. C'est aussi une thérapie! "Quand on souffre des hanches, des genoux, de partout, il suffit d'entrer sur la piste et on oublie tout!"

Mais où aller, pour danser? Lady ne peut  plus conduire de voiture pour se rendre loin de la ville. Elle ne peut pas aller en discothèque, ce n'est plus de son âge. A passé 80 ans, on ne s'aventure plus si facilement à Genève de nuit. Les thés dansants? Oui, bien sûr. mais où, et quand? Ca la dépasse!

Le plus simple serait de trouver un espace libre l'après-midi. Un lieu qui pourrait accueillir régulièrement une quarantaine de personnes désireuses de se faire du bien. "On a encore dansé dernièrement dans un tea-room, à Onex. Mais c'est fini à la fin du mois. Il n'y a plus de place ici pour les vieux!"

Alors quoi, ils seraient condamnés à se tourner les pouces, au lieu de valser gaiement? N'y aurait-il pas, dans cette ville, un local tout simple, accessible en TPG? Un endroit pas trop cher, bien sûr, les rentes AVS étant ce qu'elles sont.

Lady lance cet appel car elle et ses amies entendent profiter de la vie jusqu'au dernier moment. En dansant. Ne les privons pas de cette belle perspective. Avez-vous la salle qui leur conviendrait?

 

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Le funambule se lance à l'hôpital

Knie vient de partir, mais le cirque demeure. Vous êtes au courant que Genève est capitale du Monde du cirque 2010, j'espère?

Si vous ne le saviez pas, il n'est pas encore trop tard pour en profiter. Car l'attraction à ne pas rater, celle qui filera les grands frissons, aura bientôt lieu. Sortez vos agendas et cochez mercredi 22 septembre, à 18h. Pas de monnaie à prévoir pour l'occasion, le spectacle est gratuit. Là, c'est noté...

Si le temps n'est pas au vent, un funambule passera à l'action. Gonzalo Concha marchera sur un câble tendu à 36 mètres du sol au-dessus de la rotonde et entre deux bâtiments de l'hôpital. Il faut bien compter 104 mètres de traversée dans le vide, sans filet de protection.

Les mauvaises langues diront que le Chilien a bien choisi l'endroit, en cas de pépin... N'importe quoi! Ce spectacle, organisé en partenariat aves les HUG, veut plutôt faire le lien entre les donneurs de sang et les malades qui profitent de ce geste généreux.

D'ailleurs, si vous avez un peu de temps à offrir (en plus de votre sang, qui sait?), les organisateurs cherchent encore des volontaires. Un tout en biceps pour aider au montage du dispositif lundi. Plus 22 petites mains de 17 ans au moins pour tenir mercredi les cavalettis, ces cordes qui assurent la stabilité du câble. Plus une poignée d'adultes pour contenir les spectateurs au parc des Chaumettes. En cas de météo tempétueuse, la prestation du funambule, accompagnée du "Spécial quartet" de Béatrice  Graf, est repoussée au jeudi 23, même lieu, même heure. Les bénévoles peuvent s'inscrire à l'adresse volunteer@mondeducirque.ch

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Quand les patients perdent patience

Jeudi matin, de bonne heure, un appel à la rédaction de la Julie. Au téléphone, la voix est celle d'un monsieur âgé et très fatigué. "Je vous appelle de l'Hôpital, plus précisément du service d'orthopédie." L'homme est patient. Mais sa patience a des limites.

"Vous entendez le bruit?" On ne l'entend hélas que trop bien. Il perfore les tympans, même à distance! Des rythmes percutants, lancinants comme des maux de tête. "C'est un marteau-piqueur" lâche-t-il. abattu. "Et ça dure depuis mardi! De 8 h du matin à 18 h 30, non stop. On ne peut pas se reposer à midi, ils ne font pas de pause."

Le patient est à bout. Et il n'est pas le seul. Dans le service, il y a des malades cloués au lit, sans issue de secours. Ils ont les oreilles en charpie, les nerfs en pelote. Qu'est-ce qu'ils fabriquent, avec leur marteau-piqueur? Ils nous font le coup du tram, comme en ville? Ils éventrent tout? Et pourquoi personne ne nous dit rien?

La porte-parole des HUG parle. Et confirme. Oui, il y a bien des travaux dans le bâtiment. Désolée. Mais les ouvriers ne peuvent pas démolir les murs en silence.

On aurait peut-être pu déplacer les malades, pour les mettre à l'abri des nuisances? Impossible de transférer ailleurs tout un service, nous dit-on. Le taux d'occupation de l'Hôpital est bien trop élevé. Et avertir les personnes exposées au bruit? Oui, certes. Mais l'information n'a pas passé. Dommage.

La seule bonne nouvelle du jour à retenir, c'est que ce chantier est désormais terminé. Le patient, en l'apprenant, va soudain beaucoup mieux. 

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15/09/2010

La baguette du Jeûne genevois

La baguette à 7 fr. 30, qui dit mieux? Vous la payez plus cher encore? Vrai? Vous me donnerez l'adresse de la boulangerie: à ce prix-là, le pain doit juste être divin.

Rien de tout cela, en ce qui nous concerne. Achetée le jour du Jeûne genevois, la baguette en question était mangeable, sans plus. Or, l'aimable grand-père de la rue Caroline ne l'a toujours pas digérée.

Aujourd'hui encore, il n'en revient pas. Comment a-t-il pu accepter de payer ce pain 7 fr. 30? Ça le dépasse! Une chose est sûre pourtant: personne ne l'a obligé à l'acheter. Il pouvait dire non.

Mais bon, à la maison, il y avait les petits-enfants de passage. Ils voulaient croquer une morce avant de partir, en famille, à un mariage en Italie. Bonne pâte, le «Nonno» s'est donc rendu à l'épicerie d'en face, ouverte en ce jour férié.

La loi de l'offre et de la demande étant ce qu'elle est, on lui a fait payer le prix fort. Il n'a pas bronché. Sa femme, elle, a piqué la mouche. Et les voisins du quartier l'ont traité de fou. Le ticket de caisse, pour aller protester? Il n'en a pas. Se serait-il trompé sur le montant? Non. Il n'a simplement pas réalisé ce qui se passait. Après, il n'a pas voulu faire de scandale.

Dommage. Car depuis jeudi, ce pain l'indispose. Il aurait mieux fait de jeûner...

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14/09/2010

Elle offre des roses pour son retour

La fleuriste a tenu sa promesse! Michèle était de retour hier dans sa petite boutique du 18, rue Micheli-du-Crest. Avec des béquilles et un grand sourire.

Ces derniers jours, une affiche posée sur la vitrine aux stores baissés annonçait la couleur: «Ma tête et mes mains n'ont qu'une envie: revenir dans mes fleurs. Mon doc et mon corps ne sont pas du même avis. Lundi, je vous retrouve et vous offrirai une rose!»

Les gens sont venus, pas tant pour la fleur que pour la fleuriste! Une dame passe lui faire un petit coucou. Une autre prend de ses nouvelles. Un voisin apporte à croquer. Michèle a beau avoir ouvert son magasin «juste en passant...» en novembre, elle a vite gagné la sympathie du quartier. Car on se sent bien chez elle. On y vient autant pour les plantes que pour parler des choses de la vie.

Un stupide accident vient pourtant tout gâcher en juillet dernier. Une voiture la fauche alors qu'elle roulait en scooter. La voilà avec des fractures au coude, au bassin, au sacrum. Et mal partout.

Avec la volonté qui est la sienne, Michèle pensait revenir vite aux affaires. Plus facile à dire qu'à faire. Reprendre le 23 août? La Faculté refuse. Le 30, pour la rentrée? Non. Le 13 septembre? Elle n'a pas attendu la réponse.

Mais c'est dur, le boulot de fleuriste, quand on a deux cannes dans les pattes. Sa famille lui donne un coup de main. Ses clients? Ils sont bien embêtés: seule Michèle sait faire les décorations florales pour les souhaits de rétablissement. Alors santé, et vive les roses!

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06/09/2010

Les sorties du dimanche

Alors, heureux? Vous qui n'étiez ni à l'hosto, ni au boulot, avez-vous profité de recharger vos batteries, en ce splendide week-end ensoleillé? Pour peu, on se serait encore cru en plein été. Ah, les vacances...

Sauf qu'il y avait soudain beaucoup plus de monde partout. Impossible de faire dix pas dimanche, le long des quais grouillants de promeneurs, sans tomber sur une tête connue. Et ça papote, et ça rigole. «C'était comment, l'Italie?» Rebelote un peu plus loin. A ce train-là, on n'arrivera jamais au Jardin botanique. Mais tranquille, y'a pas le feu au lac! Juste des bateaux qui vont sur l'eau. Et des lézards qui les suivent du regard, couchés sur le gazon.

Le farniente, ce n'est sans doute pas votre genre. Ça tombe bien: ce week-end, il y avait l'embarras du choix pour sortir dans le canton. Aie, aïe aïe, mais où donc aller? A Anières, pour vibrer à la Fête des vendanges? A la Vogue de Carouge ou aux rencontres musicales de Bernex? A la rue est à vous, à Plainpalais? Il y avait foule partout.

Ah, je vois. Vous êtes plutôt cirque! Là, facile. Il suffisait d'aller sur la plaine de Plainpalais, aux Bastions, ou de pousser jusqu'au parc de la mairie de Vandœuvres.

Bon, ce n'est pas tout. Restaient encore à découvrir les spectacles de la Bâtie, les concerts et les expos, le théâtre de rue et les promenades organisées. Je continue? Car j'en oublie.

Et dire qu'il y a un boss, à Genève Tourisme, pour affirmer qu'on s'emmerde ici le dimanche! Il ne sort pas, ou quoi?

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05/09/2010

La valse des boîtes aux lettres

Elle a toujours été là, fidèle au poste, au 19, rue de la Dôle. Quatre décennies durant, la boîte aux lettres du géant jaune n'a jamais failli à sa mission. Fin août pourtant, elle n'était plus là. Disparue, sans laisser d'adresse.

Isabelle n'en revient pas. Alors comme ça, un service public peut s'envoler du jour au lendemain sans que l'on soit informé? Elle n'est pas la seule à être surprise. La scène, qui se répète à l'envi, est digne de la caméra cachée: des gens errent comme des âmes en peine devant le lieu où trônait leur caissette jaune. Est-ce que j'ai perdu la boule? Qu'ils se rassurent. Ils vont bien. C'est juste La Poste qui restructure.

Après le canton, la valse des boîtes aux lettres s'est donc emparée de la ville de Genève. Le but recherché? Rentabiliser le réseau: on renonce aux caisses qui collectent trop peu de missives, et on en installe de nouvelles dans des endroits passants et bien éclairés.

L'opération vise aussi le propre en ordre. Il y avait 18 modèles de boîtes en service? Il n'y en aura plus que deux. Elles n'étaient pas sûres? Elles le seront. Grâce à la pose d'un goulet fatal aux mains fouineuses, les petits malins ne pourront plus piquer les billets doux ou salés. Je n'ai pas testé pour vous.

Il y avait 468 lieux de ramassage? Il y en aura désormais 100 de moins. Et oui, ma brave dame, les temps changent. Il faudra trotter un peu plus pour poster votre courrier. Ça vous fatigue déjà? Continuez à m'envoyer des mails...

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01/09/2010

Les Genevois ne font pas que râler

Il y a des nouvelles qui font chaud au cœur. A en croire ces deux témoignages, les Genevois ne sont pas que des râleurs. Ils savent aussi être gentils et altruistes. Ça vous surprend?

Thérèse aimerait remercier ici les deux chauffeurs de bus qui l'ont dépannée, alors qu'elle était totalement perdue. C'est par où, l'Hôtel des Finances? Le premier chauffeur de la ligne 10 lui explique le chemin à suivre, avant de la déposer. Mais elle s'égare. Normal, avec tous ces travaux! Le second récupère plus loin la dame déboussolée, l'aide à grimper dans son petit bus, fait un détour et la pose juste devant l'entrée des Impôts. Tout ça avec le sourire. Heureuse Thérèse!

Vincent, lui, a pris une sacrée gamelle. Mardi passé à midi, alors qu'il pleuvait sur la cité, il amorce en scooter le virage de la place des Philosophes. Soudain, patatras! Il se retrouve à terre. Le trou noir. Il sort des vapes pour découvrir tout autour de lui des passants, prévenants et attentionnés. Des amours de gens.

Sonné comme il l'était, Vincent n'est pas sûr de leur avoir dit toute sa gratitude avant l'arrivée des sirènes. Je le fais volontiers pour lui: merci à tous les secouristes du scootériste, qui s'en sort avec une grosse commotion. Et dans la foulée, merci aux policiers, aux ambulanciers et au personnel des HUG, tous professionnels et bienveillants. Vincent s'est rendu compte qu'en cas de pépin, on peut compter sur la solidarité des Genevois. Ça le rassure. Vous aussi?

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31/08/2010

Couac sur la ligne de la rentrée

Ce coup-ci, on y est! La grosse machine de la rentrée scolaire s'est mise en marche lundi, aux petites heures du jour. Avec quelques ratés, c'est bien normal: on ne fait pas rentrer 71 140 élèves dans le système sans couacs.

Premier de la série, (mais on ne va pas feuilletonner jusqu'aux patates, rassurez-vous), la disparition surprise du bus spécial 45. Cette ligne, chère aux parents troinésiens, permettait à leurs ados d'arriver sans soucis au Cycle de Pinchat.

Or jeudi dernier, ils apprennent que ce service est supprimé. La tuile! Car les horaires de la ligne 45 ne correspondent pas à ceux de l'école. Et qu'il est trop tard pour inscrire leur enfant au nouveau Cycle de Drize, bien desservi. Du coup, ces ados devront partir beaucoup plus tôt le matin et faire un long trajet à pied.

Aux TPG, on comprend la colère des vingt familles placées devant le fait accompli. Mais ce n'est pas leur faute. Au printemps déjà, ils ont proposé un aménagement de la ligne pour arranger au mieux les bidons. Le DIP n'aurait pas retenu la proposition. De son côté, l'école ne se sent pas en faute, puisqu'elle n'a reçu des TPG qu'un papillon avec les nouveaux horaires, en réponse à sa préoccupation. Et alors, et alors?

Le fin mot de l'histoire sera connu jeudi soir. La direction du Cycle de Pinchat présentera aux familles une solution. Qui sera appliquée dès lundi. «Mais c'est quoi le problème avec ce bus?» disent déjà dans les couloirs certains élèves troinésiens. «Nous, on vient à vélo!»

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24/08/2010

Une moto, ça peut rapporter gros

L'amende lui est juste restée en travers de la gorge. C'est grave, docteur? Ça dépend pour qui! Car la contredanse de 220 francs collée à l'ami motard la semaine passée a tout d'une épidémie. Elle s'attrape pour l'heure aux Pâquis, sur l'esplanade de l'entrée des Bains.

Des années durant, les motos se sont stationnées sur les places prévues à cet effet. Même qu'elles étaient largement insuffisantes, vu la fréquentation du lieu. Les motos débordaient alors l'espace imparti. Ce qui faisait cheni. Depuis l'été dernier, ces cases ont été effacées et le parking déplacé sur le quai, côté bâti. Une dizaine de places en tout et pour tout. Du propre en ordre. En théorie.

Car dans la pratique, ça ne joue pas. Les deux-roues continuent à se ranger près des platanes. Question d'habitude, mais aussi de manque d'information: le nouveau parking ne crève pas les yeux, et il n'est pas commode pour deux ronds si l'on vient de la ville.

La pluie de contredanses qui vient de tomber sur les motards ne fait pas que des malheureux. A 220 francs par engin, le mètre carré devient drôlement rentable pour la Ville de Genève.

Sur le billet rose saumâtre, l'amende se décortique ainsi: 100 francs pour stationnement non autorisé dépassant les 60 minutes (Y a quelqu'un qui tient le chrono derrière chaque bécane?). Les 120 francs de bonus, c'est pour avoir roulé sur le trottoir jusqu'au lieu du délit. Ça, c'est vache. Une moto, ce n'est pas un hélico. Et si on la pousse, on a droit à une ristourne?

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23/08/2010

Tapis rouge pour Marie-Thérèse

 

La reine de la Suisse débarque à Genève, faites péter les bouchons! Marie-Thérèse Porchet est de retour chez elle, toute auréolée de son succès alémanique avec le Cirque Knie. La souveraine mérite bien le tapis rouge qui l'attend sur la plaine de Plainpalais. Depuis Emil, en 1977, elle est la première à avoir réussi cet exploit: faire rire la Suisse entière. Comme quoi l'humour genevois peut être fédérateur!

Marie-Thérèse arrive donc jeudi avec armes et bagages. Chapiteau, ménagerie, caravanes et compagnie. Le cirque habituel, quoi! Sauf que ce n'est plus tout à fait comme avant. Après deux ans passés à la caserne des Vernets, Knie reprend possession de la plaine de Plainpalais, partiellement refaite. La belle surface de gorrh beaujolais va donc être foulée pour la première fois par des tonnes de gens, de matériel et d'animaux.

Autant dire que c'est un test, pour ce revêtement comme pour ceux qui l'ont voulu. D'ailleurs, comment les ouvriers de Knie vont-ils parvenir à ficher les pieux en terre, puisqu'il n'y en a plus? C'est devenu du granit, concassé certes, mais granit tout même.

A la Ville, on est serein. Le Génie civil nous assure qu'ils peuvent aller jusqu'à 1,5 mètre pour planter les pieux du chapiteau. «Mais ça devient un vrai Gruyère!» hurlera Dame Porchet devant ce tapis tout neuf perforé par des centaines de trous. «Ils les reboucheront après leur passage», dit-on. Avec du gorrh. On compte sur Marie-Thérèse pour surveiller toute l'équipe. Car la plaine, c'est son royaume.

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