22/02/2018

Mâchouiller pour s'alléger

C’est toujours la même histoire.

En hiver, le froid nous pousse à consommer souvent plus gras et plus riche que de raison. Faut dire que ces plats de saison ont leur raison d’être: ils se mangent souvent à plusieurs, comme la fondue ou la choucroute, ils réconfortent, ils réchauffent le corps et l’esprit. On aimerait croire qu’ils nous aident à nous protéger contre la bise mordante et la grisaille générale. Oui mais voilà. Ce régime-là peut laisser des traces sur les hanches ou le ventre. Ailleurs aussi.

Et alors? Alors c’est grave, docteur, si l’on en croit tout ce qui se dit.

C’est à ce moment précis que sortent dans le commerce des trucs extras pour faire partir ces coussinets dits superflus. Tous les moyens sont bons pour traquer les formes qui sortent du cadre et profiter de notre candeur en la matière.

Une amie ronde et gironde a dernièrement dégainé sous mes yeux médusés un petit papillon contenant une publicité de gommes à mâcher pour une pause de remise en forme (j’essaie d’éviter les anglicismes…)

«Non mais t’as vu la dernière? m’a-t-elle dit en se gondolant. On te vend des gommes à mastiquer avec un brin de zinc et on te fait croire que bouger tes mandibules te ferait perdre un gramme? Que ce serait plus efficace que le sport? Que ce serait même un médicament? Vise un peu la posologie!»

Voyons donc. Il est dit que l’utilisation de ce produit miracle accompagne une alimentation équilibrée et un mode de vie sain. Bien vu! Il est recommandé aussi d’en prendre deux pièces trois fois par jour, après les repas. Idéal en déplacement, ou simplement comme en-cas.

En gros, tu mastiques une gomme ou tu avales du vent, c’est du pareil au même. Sauf que le vent est gratuit, lui. J’ai d’ailleurs toujours entendu dire que de mâcher sans cesse ce genre de truc, ça favorise les ballonnements et fait gonfler le ventre…

C’est donc toujours la même histoire!

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20/02/2018

Une langue de proximité

Le sujet fâche! J’ai reçu une avalanche de réactions à propos du billet «Une dernière pincée de sale», où je montais une fois de plus les tours contre ces magasins qui incitent à la consommation en proposant des articles sales, voire super sales.

Une vieille amie tempère mes ardeurs: «Vous vous battez contre des moulins à vent, ou carrément contre le vent lui-même! Ces fichus anglicismes sont entrés dans les mœurs, tout faux qu’ils sont, et impossibles à corriger.»

La cause peut donc sembler perdue. Quoique. À l’heure où les beaux et grands discours vantent la diversité à toutes les sauces, il faudrait se laisser bouffer tout cru par la langue dominante? Mais je n’ai aucune envie de lui rouler une pelle!

Je préfère cultiver local. En utilisant au mieux la diversité du vocabulaire français. Il existe tant de jolis mots pour décrire les gens et les situations que l’on aurait tort de s’en priver et de préférer ceux des autres. Que la langue française varie parfois les plaisirs en adoptant des termes qui témoignent de leur temps, passe encore. Pourvu qu’ils riment à quelque chose.

Car ce qui agace passablement les lecteurs avec ces «sales» pour dire soldes, ou bonnes affaires, c’est qu’il y a tromperie sur la marchandise. Que le message est à rebours du bon sens. Qui voudrait acheter du linge à 70% sale?

Cette dénomination inappropriée fait se dresser les cheveux sur la tête d’une cliente, ou renoncer à entrer dans un magasin pour une autre. Une personne très remontée me dit rêver «d’une équipe de barbouilleurs qui se muniraient de bombes colorées pour ajouter «très» devant chaque «sale»»…

Enfin, on me glisse à l’oreille que le magasin dont nous sommes les propriétaires a aussi un faible pour le «sale». Or il s’affiche «commerce de proximité» sur sa vitrine des Eaux-Vives. La langue française devrait donc s’y imposer!

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17/02/2018

Une dernière pincée de sale

Les publicités inondent les écrans et les journaux de ces produits miracles qui lavent plus blanc que blanc, qui font briller et étinceler tout qu’ils touchent. Les intérieurs deviennent toujours plus propres, nets, hygiéniques. Le rêve!

Alors que la salubrité triomphe dans les maisonnées, des vitrines de certains magasins de la place vantent de leur côté les mérites du sale. Elles en font même un slogan de vente. Quelle drôle d’idée…

Sale! La lutte contre l’utilisation de cet anglicisme en période de braderie commerciale semble perdue d’avance, tant le mot s’est imposé dans le paysage. Parfois, il n’est plus seulement question de sale, mais de super sale. On n’arrête pas le progrès. Depuis peu, une affiche «derniers jours» surmonte l’invite à consommer sale. Je n’arrive pas à me faire à ce double langage.

Partant du principe que la langue française est d’usage courant à Genève et que les mots signifient quelque chose de précis, j’ai consulté mon bon vieux copain, Le Petit Robert.

Sale? «Dont la netteté, la pureté est altérée par une matière étrangère, au point d’inspirer la répugnance ou de ne pouvoir être utilisé à nouveau sans être nettoyé. Voir malpropre, souillé; boueux, crasseux, crotté, graisseux, pisseux, poisseux, terreux; dégoûtant, immonde, infâme, infect.»

N’en jetez plus, c’est trop cracra.
Et l’on voudrait que l’on achète sans broncher du sale? Allons donc. Nous ne sommes pas des poubelles! Des soldes, oui, du sale, non.

Mais Julie, il faut te faire une raison et te mettre enfin au diapason: tout le monde cause angliche, de nos jours. C’est plus commode pour communiquer. Le mot sale est plus vite écrit que soldes, il prend moins de place. Et il est compréhensible dans toutes les langues nationales.

Peut-être. Sauf qu’en français, ce mot fait tout sauf envie. Et il en faut un minimum pour passer à l’action.

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14/02/2018

Fâcherie au fil de l'eau

Nous sommes vraiment gâtés à Genève. Je le dis sans rire. Nous vivons au bord de l’eau, et c’est un vrai cadeau du ciel, ou d’ailleurs. Il y a le lac, bien sûr, mais aussi le Rhône et l’Arve, plus toutes ces rivières le long desquelles serpentent chemins ou promenades.

Et pour cause: on se balade au bord de l’eau depuis des âges pour l’agrément, la beauté du paysage, la fraîcheur qu’elle dispense ou la nostalgie qu’elle fait naître en nous, avec son courant qui file au loin, sans que l’on n’y puisse rien changer.

Nous sommes gâtés à Genève! C’est ce que je me disais en marchant le long du lac, côté rive droite, en direction du centre-ville. La passerelle piétonne sous le pont du Mont-Blanc permet à nouveau d’avancer au fil de l’eau, avec la perspective de continuer à ses côtés jusqu’à la Jonction. Chouette alors.

Mais il a vite fallu vite déchanter. Si le premier tronçon du quai des Bergues permet encore au piéton de cheminer sur un trottoir tout près des flots, ça se gâte sérieusement après le pont des Bergues, où il n’y en a plus du tout.
Une ligne blanche est tracée quasi au pied de la barrière flambant neuve. Le promeneur n’a rien à faire sur la chaussée. En tout cas pas s’accouder à la balustrade pour admirer l’eau si limpide en hiver. Car ça circule dans son dos…

Plus loin, entre le pont de la Machine et celui de l’Ile, une piste cyclable a été marquée au sol, tout contre la rambarde. Piétons, passez votre chemin! Ou allez plutôt de l’autre côté du quai, sur le trottoir extralarge s’étalant au pied des bâtiments, qui ne montrent rien, ou si peu. Quelle agréable perspective!

«Parfois, je pense que les concepteurs ne connaissent pas, ou ne fréquentent pas les endroits qu’ils modifient» me disait Rita, à propos du viaduc de la Jonction et de sa nouvelle barrière. Comment l’expliquer autrement? Des fois, on est peu gâtés, à Genève…

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13/02/2018

Luminothérapie pour tous

Vous reprendrez bien quelques rayons dans les yeux? Ça ne peut que vous faire du bien! Paraît que la luminothérapie soulage la dépression saisonnière et l’insomnie.

On dit qu’un être humain serait ainsi requinqué après une demi-heure passée chaque jour devant une lampe spéciale dégageant un spectre lumineux solaire. Sans les ultraviolets…

Or ce qui est valable pour vous et moi ne l’est visiblement pas pour la pelouse d’un stade. Qui plus est celui de Genève! Ces temps-ci, il est aux soins continus, jour et nuit, me signale une voisine qui se trouve aux premières loges.

La chère pelouse hybride de la Praille, la meilleure surface de jeu de Suisse, lisait-on lors de sa pause, est donc toujours en thérapie lumineuse. La faute au vilain champignon qui l’a rendue triste à mourir l’an dernier. Une pelouse jaune, ça fait tache, ça demande réparation, et aussi beaucoup d’entretien.

Des rails lumineux quadrillent donc le terrain et couvent la délicate verdure. Il arrive certes que la prise qui les alimente soit débranchée. Mais depuis le 6 février, le stade est constamment éclairé, comme après Noël. Ce n’est pas tant que cela dérange le sommeil de la dame, le stade étant fermé. Mais c’est l’énorme dépense d’énergie qui fait ici débat. «On ne fait que nous parler d’économie et d’écologie, et là, c’est allumé jour et nuit! Est-ce raisonnable?»

Si j’ai bien compris tout ce qu’on m’a expliqué, on peut pas faire autrement! Un tel traitement s’impose en période hivernale, lorsque la lumière naturelle n’est plus suffisante pour accélérer la sortie des jeunes pousses d’herbe et régénérer ainsi la pelouse.

Mais ce système dévoreur d’énergie ne saurait durer: un projet de pose de panneaux solaires et de pompe à chaleur est à l’étude, pour assurer une énergie renouvelable. Tout ça pour du frais gazon hybride...

Quand on aime, on ne compte pas, c’est bien connu!

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10/02/2018

Travaillez, qu'ils disaient

Comment démotiver pour de bon les chercheurs d’emplois? On pourrait un jour faire un bouquin là-dessus tant il y a d’employeurs qui se moquent des gens.

Vous me direz que c’est pas nouveau. Il y a des lustres déjà, une secrétaire avait reçu son courrier de postulation en retour, sans le moindre mot d’accompagnement. Seul ajout visible sur son CV à rallonge, le trait de stabilo jaune autour de son âge. Message reçu: elle était donc coupable d’avoir 50 ans! Une vraie gifle. Paraît qu’aujourd’hui, la barre se situe autour des 40 ans. Bonjour le progrès…

À l’autre bout de la chaîne du travail, les jeunes ne sont pas mieux lotis. On les pousse à être toujours plus formés, performants, polyvalents. Mais pour décrocher un poste, c’est galère.

Ainsi Vincent, un jeune diplômé qui vit ces jours le parcours du combattant pour entrer dans la vie active. Il repère dans la rubrique «emploi» de la Julie une offre dans ses cordes. Il va sur le site de la CGN pour postuler, mais lorsqu’il clique sur le lien de l’offre, il est redirigé sur une page qui ne correspond pas à l’annonce. Ça commence bien.

Tenace, il s’adresse alors par courriel à l’entreprise pour obtenir la fiche du poste, histoire de la remplir et se porter ainsi candidat. Pas de réponse. Il envoie un rappel. Pas de réponse.

Arrive enfin un message de la CGN qui accuse réception de sa candidature et le remercie de l’intérêt qu’il porte à la compagnie de navigation. «Malgré la qualité du dossier, nous sommes au regret de… bla bla bla» Bref, c’est niet.

Vincent se pince. On le mène en bateau, ou quoi? Il n’a pas eu l’occasion de postuler! D’ailleurs, il n’est plus dans les temps pour tenter encore l’aventure. 

Des mails automatiques de réponse sont donc envoyés, sans que le dossier soit même étudié. Sympa pour tous ceux qui passent des heures à le peaufiner, puis à espérer. Alors comment rester motivé, après des dizaines de réponses négatives ou injustifiées de ce type?

Bienvenue dans le monde impitoyable du travail!

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08/02/2018

Le fameux patois romand

Marianne fait partie de ces milliers de personnes tirées au sort pour participer au recensement fédéral 2018. Bien. Elle va prendre le temps de répondre à tout ce qui lui est demandé. D’ailleurs, elle n’a pas vraiment le choix de faire autrement. Alors elle remplit scrupuleusement le questionnaire.

Soudain, elle voit rouge. Sous le point «Langue parlée usuellement», la case à remplir pour le français indique «français (ou patois romand)».

«De qui se moque-t-on, à Berne?» s’agace notre Genevoise. Qu’on fasse la différence entre le suisse allemand et l’allemand, passe encore. Mais c’est quoi, ce patois romand parlé au quotidien? Qu’est-ce qu’ils croient là-bas, de l’autre côté de la barrière de rösti? Nous parlons ici le français, avec différents accents, certes, mais c’est du français! De rage, elle biffe donc toute mention de patois romand dans le texte.

Et pourtant…

Renseignements pris auprès du service d’information du relevé structurel, on nous dit que le patois romand survit dans certaines régions. Et on le sait justement grâce aux réponses récoltées lors des précédents recensements!

Ainsi en l’an 2000, 26 505 personnes affirmaient parler encore un patois romand à la maison, et 17 865 au travail. Incroyable, non? Bon, ils étaient bien plus nombreux en Valais, à Fribourg et dans le Jura qu’à Genève. Les statistiques montraient que seulement 0,3% de la population du bout du lac utilisait régulièrement des locutions traditionnelles. Des personnes âgées, souvent.

Les responsables du recensement n’ayant pas voulu exclure du questionnaire ce petit nombre de patoisants romands, ils ont alors fusionné cette catégorie avec celle du français. Déclenchant ainsi l’ire de Marianne.

Mais sa réaction peut s’expliquer. Un fameux linguiste estimait, en 1942 déjà, qu’à Genève «le patois n’y est pas encore éteint, mais sa dernière heure est bien proche…»

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06/02/2018

La Jonction en cage

La passerelle piétonne fait plaisir à voir quand on l’aborde! Elle est toute belle, toute neuve, et permet à nouveau de se rendre de Saint-Jean au Bois de la Bâtie, en longeant la voie ferrée.

La plaque en métal posée à l’entrée de l’ouvrage nous prévient: «Le viaduc de la Jonction franchit en trois arches les eaux claires du Rhône et celles, limoneuses, de l’Arve. Il donne à voir à celles et ceux qui le traversent un paysage unique à la fois urbain et naturel, classé à l’inventaire fédéral des paysages.» Waow!

C’est dire si c’est drôlement beau, la vue depuis là-haut!

Oui mais voilà. Pour en profiter, il faut désormais mesurer au moins 1,9 m, ou se jucher sur un petit escabeau. Autrement, on a un rideau de barreaux à la hauteur des yeux, la faute à la nouvelle barrière de protection qui a pris de la hauteur. Question vue, c’est un raté: la Jonction est désormais en cage!

On peut certes encore guigner à travers les barres en coinçant son visage entre elles. Mais la vision qu’on retire de l'exercice est ni complète, ni confortable. Et lorsqu’on chemine, le profil des barreaux donne la perception d’un mur. Bonjour l'ambiance!

Alors oui, la promenade gagne en largeur et en confort, rien à dire là-dessus. Le passage des trains ne fait plus trembler les piétons. Pour le reste, c’est à pleurer.

Car en autorisant la pose de cette haute protection, l’administration a réussi à bousiller un des plus beaux panoramas sur la ville. Elle nous prive aussi d’un plaisir simple, contemplatif: les passants ne peuvent plus s’accouder à la balustrade, comme certains l’ont fait pendant 70 ans, pour regarder les volutes formées par le mariage d’un fleuve et d’une rivière. La jonction, en somme, là où les eaux se mélangent en formant des tableaux mouvants que l’on admirait des heures sans se lasser.

Eh bien cette respiration poétique n’est plus. Sur le pont belvédère, le tout sécuritaire l’a emporté. Quel gâchis!

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03/02/2018

Il se couronne roi des cons

Ça y est, je peux enfin reprendre les affaires en main. Il était temps!

Que s’est-il passé pendant que je soignais ma paluche, blottie au chaud? La neige a bloqué des stations, l’eau a coulé sous les ponts. Et la Thune a joué les prolongations… Je n’étais pas au courant de ce débordement de saison, mais je ne vais pas m’en plaindre.

Une grosse enveloppe des Services industriels Genevois m’attendait au turbin. Rien à voir avec la facture d’électricité ou d’eau courante. C’était beaucoup mieux que ça. La lettre contenait une coquette cagnotte récoltée lors de la traditionnelle Revue de l’entreprise. Deux mille francs, tout de même. Tu parles d’une belle surprise!

Merci aux collaborateurs des SIG qui ont décidément le courant partageur et solidaire. Grâce à ce tout dernier don, le montant définitif de la Thune se monte à 78 600 francs. Extra! De quoi donner un coup de pouce à ceux qui en ont tant besoin dans notre si cher canton.

En parlant de coup de pouce, un ami m’a demandé de mettre en garde les lecteurs contre un danger peu connu, mais néanmoins d’actualité. Faut dire qu’il s’écoule encore des couronnes des rois à prix réduits dans les commerces.

Notre homme en achète donc une qui lui faisait de l'oeil. Le lendemain, à peine sorti du lit, une idée saugrenue lui vient, histoire de donner du peps à son petit-déjeuner dominical. «Et si je mettais une tranche de cette brioche dans le grille-pain, pour la raviver?»

A cette perspective, il en a les papilles qui frétillent. Pas le temps de réfléchir, il passe à l’acte. L’odeur qui se répand alors dans sa cuisine est prometteuse. Mais lorsqu’il saisit l’objet de son désir, il hurle. De douleur! Le sucre qui recouvrait généreusement la pâtisserie s’est liquéfié et caramélise les doigts du gourmand.

Le sucre, c’est décidément mauvais pour la santé. «J’ai pas besoin de la couronne pour dire que je suis le roi des cons!» lâche le brûlé de service. Notez qu’en ces temps remuants, il n’a pas l’exclusivité du titre. Il y a beaucoup d’appelés, et autant d’élus…

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13/01/2018

La Thune a fait le plein

Ça y est, j’ai fait boucherie!

Jules a donc rendu tripes et boyaux sur mon bureau. Une montagne de pièces et de billets, petits et gros, vieux et nouveaux, aux couleurs bariolées. Le tout a été compté, recompté, consigné. La collecte 2017 de la Thune est ainsi terminée, toute bonne chose ayant une fin, à ce qu’on dit.

Et alors? Et alors? Et alors?
Eh, eh!… ferait Henri Salvador.
Eh bien voilà: la Thune du cœur se monte à 76 103 francs!

C’est extra, n’est-il pas? J’en suis ravie! Un tel résultat prouve que notre action de solidarité est bien implantée à Genève, qu’elle peut toujours compter sur de fidèles donateurs et que malgré les difficultés économiques dans lesquelles se débattent bon nombre de nos concitoyens, certains trouvent encore moyen de mettre une thune de côté, voire davantage, pour ceux qui sont dans la vraie mouise. Chapeau!

Et puis ce qu’il y a de vraiment formidable avec la Thune, c’est qu’elle rassemble des gens de tous les horizons sociaux et associatifs, culturels ou sportifs. Les nombreuses collectes qui sont venues alimenter la Thune ont été organisées lors de repas pris en commun, de concerts de musique classique ou rock, de tombolas, de tables de jeux, de courses, de chorale, bref, d’activités qui rassemblent les gens. Et qui n’ont rien de virtuel…

Le fruit de la collecte a donc été donné hier dans nos locaux aux représentants des associations Partage, Colis du Cœur et La Virgule, comme relaté en page 7 de ce journal.

Maintenant que tout cet argent a été remis entre de bonnes mains, je vais m’absenter quelques jours, le temps d’aller me faire rafistoler la moindre.

Pendant les quelques jours à venir, n’hésitez pas à m’envoyer vos histoires drôles, vos coups de sang, vos réflexions et repérages pour alimenter les prochaines encres bleues, qui ne parleront plus de Thune, promis. C’est Géo qui va être content!

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11/01/2018

La cerise sur la galette

Pff, mais quelle course!

Nous y sommes presque: la remise de la Thune du Cœur, c’est demain. Alors juste avant la ligne d’arrivée, je pique encore un petit sprint en allant récupérer dans le canton mes cochons, placés sous bonne garde. L’exercice est assez physique, ma foi. Certains sont devenus si lourds et rondouillets!

Les cousins de Jules ont ainsi brouté pas mal d’oseille à l’entrée du Casino-Théâtre, lors de la Revue. Les spectateurs n’ont pas seulement ri aux Genevoiseries sur scène, ils ont aussi donné pas moins de 3000 francs à la Thune. Que demander de plus?

Les fidèles amis de la Brasserie des Artisans ont réuni 2400 francs lors de la soirée rock et tombola organisée en faveur de la Thune en décembre dernier, et la fête de l’Épiphanie chez les Portier a rapporté près de 450 francs à Perly. Vive le vin chaud solidaire! À quoi s’ajoute encore la cagnotte de cinq dames Colognotes anonymes. Merci!

On le voit, la collecte peut encore bouger d’ici demain, je vous donnerai donc le montant total samedi. Mais je vous avais signalé qu’il y aurait une cerise à mettre sur la galette des rois qui sera remise vendredi aux représentants de Partage, des Colis du Cœur et de La Virgule. La voici.

J’ai eu l’immense surprise de recevoir un jour le courrier d’un notaire de la place m’avertissant que «la Julie de la Thune du Cœur» (moi, donc) allait bientôt hériter!

Un charmant Monsieur que je ne connaissais pas, mais qui semblait apprécier notre action de solidarité genevoise, m’avait ainsi couchée sur son testament. J’en suis restée baba.

Car une fois la succession réglée, la Thune a reçu la somme de 15 577 francs. Une sacrée cerise! Je ne peux plus faire la bise à André pour le remercier de cette généreuse attention. Dommage. Mais j’irai déposer des fleurs pour le lui dire là où il repose désormais.

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09/01/2018

Le sapin, posé ou lancé

Le marronnier du début d’année, c’est l’arbre de Noël abandonné sur le trottoir après usage. Tout sec, tout nu, il sent définitivement le sapin…

Quel gâchis, tout de même! Coupé de ses racines pour divertir un moment nous autres humains, le roi des forêts a trôné au salon, tout enguirlandé et illuminé. Puis il se retrouve, du jour au lendemain, jeté à côté des poubelles. Plus dure est sa chute.

Alors, tant qu’à faire, pourquoi ne pas prolonger sa course folle en procédant à une joute qui a le vent en poupe? Je parle du lancer de sapin, donc! La chose se pratique dans des régions qui n’ont rien de barbare et semble amuser les foules.

Si j’ai bien compris le concept, le but est d’enterrer définitivement les festivités de Noël, tout en prolongeant l’utilité du sapin. Celui-ci se fait alors javelot, ou pierre d’Unspunnen, selon le poids et le volume de l’épineux…

Ce lancer-là n’a rien de sauvage ou d’impulsif. Il se fait lors de compétition réunissant des participants triés par catégorie et par sexe, dans un lieu balisé. Les distances sont mesurées, les records inscrits. À l’occasion de ces réjouissances, des gens se mobilisent parfois pour des causes qui vont de la reforestation à l’aide humanitaire.

Qu’attend-on pour organiser pareil événement à Genève? On fait bien la coupe de Noël, pourquoi pas le lancer de sapin? Et s’il fallait trouver une cause rassembleuse, j’opterais pour la Thune du Cœur, bien sûr! Mais je n’ose pas imaginer le nombre d’autorisations qu’il faudrait quémander auprès de toutes les administrations pour mettre sur pied une telle animation…

A Dardagny, paraît qu’on ne lance pas encore les sapins. Mais les habitants sont invités à venir un jour avec eux pour les brûler et en profiter pour boire un coup. Quelle belle façon de commencer ensemble la nouvelle année autour d’un grand feu de joie bien arrosé!

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06/01/2018

Plus calme, la vie

C’est très, très, très tranquille, cette fin de semaine à Genève.

Serait-ce le calme plat ou celui d’avant la tempête? Vous me direz qu’Eleanor a déjà sévi dans le pays, on ne risque donc plus grand-chose. Mais d’autres turbulences vont bientôt nous arriver droit dessus. Comme la fin des vacances scolaires.

Pendant les Fêtes, la cité et ses environs ont pris le pli de tourner au ralenti. Les habitants qui n’ont pas fui le bout du lac ont pu circuler, déambuler, pédaler sans se déranger les uns les autres. Même sous la pluie. Pas de bouchons notables, d’agressivité ou de bousculades. Juste bien.

Pour quelques heures encore, l’actualité locale roupille paisiblement. Les politiques ont levé le pied, les informateurs sont aux abonnés absents et les journalistes n’ont plus grand-chose à se mettre sous la dent.

Sauf bibi! Ben oui: je reçois tous les jours de quoi alimenter mon Jules, et donc ce billet! Notez qu’il va bientôt devoir changer de sujet: la Thune du Cœur sera remise aux associations bénéficiaires le vendredi 12 janvier, quand tout le monde sera de retour aux affaires.

Différentes collectes me sont ainsi parvenues ces jours. Merci à ceux qui signent discrètement sur l’enveloppe «Les peintres, Eaux-Vives 1892»; aux chanteurs de la chorale du Plateau Saint-Esprit, toujours présents; à l’artiste PERCHO et à sa fidèle clientèle. Jules a d’ailleurs eu droit à une superbe carte «percho»-nalisée, il en frétille d’aise.

Enfin, à noter que Suzanne et Louis Portier fêtent l’Épiphanie lundi, à Perly, en invitant les habitants à venir partager le vin chaud et la galette des Rois. Jules sera de la partie, bien sûr.

Sur ce, profitez encore bien du calme général. Lundi, ce sera la course. Hop, hop, hop!

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04/01/2018

Un temps de cochon

«Si la météo du jour préfigure l’année à venir, ça va secouer grave!» lâchait un collègue mercredi, devant la machine à café. Bienvenue en 2018, donc…

Cette réflexion traduit assez bien les états d’âme des journalistes, en ce début d’année à fortes turbulences, et résume l’ambiance générale actuelle, un brin morose et refroidie.

On souhaite le meilleur qui soit aux autres et à soi-même pour l’an neuf, en prenant des tas de bonnes résolutions en plus. Mais au fond, y croit-on vraiment, lorsque l’on sait ce qui nous attend, et que le ciel semble vouloir nous tomber sur la tête? Bienvenue en 2018…

Malgré tout, je recommence quand vous voulez cette journée du 1er janvier 2018. Car le concert de l’An, organisé en faveur de la Thune du Cœur, m’a filé une pêche d’enfer!

Alors qu’il faisait un temps de cochon, à ne pas mettre un Jules dehors, des centaines de personnes ont bravé la pluie et la nuit pour se rendre au temple de la Madeleine, où les attendaient le maestro Éric Bauer et les musiciens de l’Ensemble instrumental romand.

Tous les bancs étant occupés bien avant le début du concert, il a fallu rajouter des chaises. Puis des tabourets. Et quand il n’y eut plus rien à proposer pour s’asseoir, les derniers arrivés sont restés debout pour écouter les pièces de Vivaldi, Mozart, Piazzolla et Gardel. Un moment de grâce musicale et de partage.

Le même concert avait été donné en début d’après-midi à l’Hôpital cantonal pour les malades. Que ce soit aux HUG ou au temple de la Madeleine, le concert était offert et Jules attendait à la sortie. Cela a permis de collecter 4800 francs et quelques euros pour la Thune. Extra!
Vive les musiciens et leur chef qui ont si bien lancé l’année 2018

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30/12/2017

Bonne année!

Cette chronique ne dira peut-être pas grand chose à ceux qui la lisent ici, dans une dispositionclassique. Mais imaginez la dans une forme longue et étroite...

J’ai enfin retrouvé la ligne!

En ces temps de fêtes et d’abondance, c’est presque un exploit de mincir pareillement en si peu de temps. Notez que cela ne tient pas à ma volonté, mais aux seuls caprices de la mise en page…

Je ne sais pas vous mais moi, j’aime bien me voir en colonne. Cette forme qui donne de l’allant me va très bien au teint, n’est-il point? Mais voilà, ce régime-là ne saurait durer. Bientôt je me retrouverai à nouveau empâtée en pied de page. Vous me direz c’est toujours mieux que rien.

Alors savourons ce moment de grâce et de légèreté pour nous souhaiter la meilleure des années possibles, une fois passé le fameux le cap du Nouvel-An.

Et que faire le 1er janvier? Eh bien tous ceux qui sont encore à Genève et en état de sortir pourront se rendre au temple de la Madeleine, à 18 h, pour assister au concert de l’An offert à la population par l’Ensemble instrumental romand.

Au menu de ces réjouissances musicales, des œuvres de Vivaldi, Mozart, Gardel et Piazzolla. De quoi se réjouir! Entrée libre, cochon à la sortie. On parle de Jules, donc, puisque le concert se donne pour la Thune du Cœur.

À combien se monte-t-elle, en cette fin 2017? Impossible de vous le dire, n’ayant plus accès aux données bancaires, à cause d’un hic informatique. On n’est pas aidé. Mais ce sera réglé l’an prochain, m’a-t-on promis. Youpi. D’ici-là, bonne année à vous tous!

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28/12/2017

Les lendemains d'avant-hier

C’est le jour et la nuit. Ou le contraire, peut-être.

Avant Noël, il y avait foule dans les rues. Ça bouchonnait grave en ville et aux caisses des magasins, les gens couraient dans tous les sens, sans trop savoir comment s’y prendre pour être prêts à temps.
Après Noël, plus d’agitation, plus de bouchons, plus de bruit, et surtout plus un chat dans les rues! Ni même une souris.

Mais où sont-ils donc tous? À la montagne, nageant dans la blanche poudreuse? À l’ombre des palmiers, sirotant un soda bien frais? Ou terrés chez eux dans cette morne plaine, en attendant que la pluie cesse? Et en faisant des rangements…

Dehors, dans cette curieuse ambiance de lendemains d’hier, les poubelles débordent d’emballages de cadeaux, de décorations, de restes de repas de fête. De toutes ces choses si joliment apprêtées pour le plaisir des sens et qui ne sont plus rien après usage.

Les premiers sapins atterrissent déjà sur les trottoirs glissants. Enguirlandés ou tout nus. Ils formeront bientôt une forêt. Au centre-ville, quelques touristes égarés se demandent où ils ont bien pu atterrir, devant ces restaurants fermés, ces rideaux baissés et la grande somnolence générale. Ambiance…

Heureusement, le Jet d’eau veille sur la rade. Là où les préparatifs du réveillon communal vont bon train, sous des trombes d’eau. Un grand couvert est d’ailleurs en cours d’aménagement sur le quai du Mont-Blanc. Bien joué, ça pourrait servir…

Alors en attendant cette nouvelle année, finissons celle-ci. Pour dire que la fête fut belle vendredi dernier à la Brasserie des Artisans, où les amateurs de rock, de tombola géante et de bons petits plats sont venus passer une bonne soirée avec le groupe AVS, le tout en faveur de la Thune. Un immense merci à tous ces gens au grand cœur.

À signaler enfin que la Thune étant remise aux trois associations bénéficiaires la semaine de la rentrée scolaire, vos dons sont encore et toujours attendus pour faire grimper notre collecte au firmament de la solidarité genevoise. C’est dire!

 

Pour les intéressés:

Julie-la Thune du Coeur /UBS SA

N° 0240-504482.01K

IBAN: CH080024024050448201K

Voilà!

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23/12/2017

Le grand écart de Noël

«Voici Noël, ô douce nuit, l’étoile est là qui nous conduit…»

Les anges ne sont jamais bien loin lorsque résonne ce chant. Or Noël n’est plus forcément à la fête ces temps-ci, même dans nos contrées. Au lieu de rassembler les familles dans une ambiance chaleureuse et ouatée, de celles qui peuvent faire rêver, la célébration aurait plutôt tendance à diviser.

«Et dire que je vais encore me farcir ses parents à Noël!» C’était le cri du cœur d’une jeune fille, adressé à sa copine, mais entendu par tous dans les escaliers roulants de la gare Cornavin. Ambiance sous le sapin..

C’est que la magie de Noël n’agit pas de la même manière sur tous, voyez-vous. Il y a ceux qui célèbrent religieusement Noël et ceux qui ne le font surtout pas. Ceux qui le vivent en famille ou tout seul dans leur coin. Ceux qui achètent des montagnes de cadeaux, alors que d’autres ne veulent pas le faire. Ou ne peuvent pas.

Et puis il y a ceux qui reçoivent tout, voire plus encore, et ceux qui n’ont rien. Ceux qui mangent à n’en plus pouvoir, jusqu’à se rendre malade, et ceux qui font très, très léger. Pas forcément pour garder la ligne…

Ce grand écart se retrouve aussi dans les dons qui arrivent pour alimenter la Thune. Chacun y participe selon ses moyens. Tenez, hier matin, un plein bocal de sous jaunes m’attendait, de la part des participants aux apéros de la courette des Noirettes, en même temps qu’un billet de 1000 francs plié en quatre et glissé dans la tirelire par une dame très discrète.

Cela vient renforcer la collecte organisée lors du Noël de la Villa Freundler par la maison de quartier de Plainpalais, celle d’une dame qui donne des cours de yoga, ainsi que l’amicale de pétanque de Confignon, fidèle amie et soutien de la Thune, comme le jeune Cédric, qui accumule les 5 centimes pour les transformer en joli billet. Merci!
À tous, joyeux Noël. N’oubliez pas Jules. Et tous ceux pour qui il se remue!

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21/12/2017

Tous au refrain, gens de bien

Les joyeux vadrouilleurs de Conches sont de retour, toujours fidèles à la Thune. Dans leur petit mot, ils présentent à Jules, à Julie et aux amis lecteurs leurs meilleurs vœux. Sympa!Je garde donc bien au chaud leur collecte mais diffuse volontiers les écrits de ces flâneurs et poètes:
«Sous le pont du Mont-Blanc coule le Rhône/Et, pas si loin, Jules exulte sur son trône.

Quand revient la mauvaise saison/Le nourrain grossit plus que de raison.

Ô Jules par ton groin rose/De nous tous tu chasses l’humeur morose.

Tu chasses les oursins du fond de nos poches/Et grâce à toi, pour certains, la vie ne sera plus aussi moche.

Alors, tous au refrain, gens de bien/Viens Thu-Thune, viens Thu-Thune, viens…»

Bien vu, les vadrouilleurs! Sauf que lorsque la fameuse ritournelle de Viens, Poupoule entre en tête, plus moyen de la faire sortir. Elle tourne en boucle. Encore et encore. Par ici les pépètes! Et elles arrivent au trot…

Bon, je n’ai pas reçu par courrier express le billet gagnant du dernier tirage de l’Euro Millions: 157 millions de francs, on aurait eu de quoi faire! Mais une enveloppe dodue m’est parvenue du Club de bridge du Mouvement des Aînés, Rive gauche, faut-il le préciser. Ces joueurs-là ont décidément du cœur.

Les personnes économes en ont autant, elles qui mettent toute l’année des sous de côté pour la Thune et me les expédient dans des enveloppes, des bocaux, des boîtes ou des petits sacs.

Il y a là des pièces blanches de toutes sortes. Des blanches et jaunes. Ou des jaunes tout court. Comme celles reçues dans un joli sac rouge et collectées par un pépé de 90 ans (c’est écrit sur l’étiquette), par Gigi, 60 ans, et Lola, 8 ans. La somme des sous étant doublée en billets par Jean-Pierre, 61 ans. La classe!

«Viens Thu-Thune, viens Thu-Thune, viens», chantonne Jules, depuis hier...

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19/12/2017

Le coup de pouce d'AVS

L’AVS n’est pas forcément celle que l’on croit, à savoir notre chère Assurance-vieillesse et survivants, dont le financement nous fait tant suer.

L’AVS, c’est aussi l’assurance de passer une bonne soirée, pleine de musique et de rencontres! Car tel est le nom que s’est donné un groupe de chez nous qui joue du rock’n’roll bien carré, sonnant rond et clair.

Parmi ces musiciens et choristes se trouve Delfim, le patron de la Brasserie des Artisans qui organise à nouveau une soirée en faveur de la Thune de Cœur. Celle-ci aura lieu ce vendredi 22 décembre. Bonne nouvelle, n’est-ce pas?
En plus de préparer le menu de fête qui ravira les papilles de ses clients, Delfim se produira avec les musicos pour faire danser les foules. Le groupe AVS offrira ensuite son cachet à Jules, qui apprécie le geste à sa juste valeur.

Mais ce n’est pas tout: une tombola énorme est en vue. But de l’opération: vendre les 400 billets préparés à cette occasion pour faire gonfler la Thune au maximum. De nombreux beaux et bons lots attendent les heureux gagnants, pour fêter Noël avant l’heure.

On réserve donc sa table rapidement si l’on veut manger avant la tombola et la soirée dansante. Est-il besoin de préciser que c’est une excellente adresse? Alors on se retrouve là-bas ce vendredi! (Brasserie des Artisans, 5D rue des Acacias, le 22 décembre, 022 301 12 64)

À noter encore que les anciennes Perruches ont marché jusqu’à la Julie pour m’apporter des thunes, bravo à elles, et que deux dames qui n’avaient pas pu venir à la vente de l’atelier Décorann m’ont fait parvenir leur contribution. Ce qui porte à 6185 francs le fruit de la vente de ces porcelaines peintes à la main. Chapeau et merci, Mesdames!

L’entreprise Cargill a organisé de son côté une vente de bouteilles de champagne lors de sa soirée de Noël. Ce qui fait 1000 francs pour Jules. Hips, a-t-il fait devant tant de bulles. Allez, santé!

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16/12/2017

Les Genevois se mobilisent

Vous allez dire encore que j’exagère. Que je ne cause que de ça. Que la chose vire à l’obsession. Peut-être! Mais c’est que le temps file et qu’il faut bien réagir au fur et à mesure de l’avancée. D’ailleurs si je ne l’évoquais pas ici, qui d’autre s’en chargerait?

Parlons donc de notre belle et ronde Thune du Cœur et de ceux qui lui font prendre du volume!
En cette fin d’année 2017, les Genevois de tous bords continuent à manifester leur attachement à notre action de solidarité, ceci alors que leur boîte aux lettres croule sous les sollicitations de nombreuses associations caritatives. Je dis chapeau!

Faut croire que ces donateurs sont sensibles au fait que notre collecte est entièrement reversée à des associations œuvrant en faveur des plus démunis du canton. Pour rappel, le fruit de la Thune 2017 va à La Virgule, à Partage et aux Colis du Cœur qui font tous un boulot formidable et qu’il faut soutenir.

J’aimerais ici remercier chaleureusement toutes les personnes qui déposent discrètement l’argent dans Jules ou qui me le font parvenir par la poste, sans laisser de nom ou d’adresse. Vous êtes des anges!

Comme le sont aussi les fidèles donateurs, je pense à l’atelier d’architecture Dunant, à Olivier, Rosemary, Françoise, aidée de Nif-Nif, Naf-Naf et Nouf-Nouf, et puis Henri, Florence et les autres. Plus tous ces gens qui mettent de gentils mots d’encouragement pour accompagner leur versement, et ceux qui n’en mettent pas mais participent au grossissement de la Thune.

Et puis il y a les actions collectives: Jules m’est revenu d’une soirée passée en plein air avec l’ex-jeunesse de Plan-les-Ouates, bardé de plus de 100 thunes. Magnifique! De leur côté, les aînés de Perly-Certoux ont fêté l’Escalade et ont aussi pensé à Jules. Et les retraités de la Société Générale de Surveillance ont fait de même. Grâce à ces ex-jeunes et jeunes retraités, la Thune grossit de plus de 1000 francs. Bravo. Que ça continue!

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