14/12/2017

Pépère, Jules broute l'oseille

Un petit pointage s’impose à mi-course, puisque la Thune du Cœur collecte les dons jusqu’à la fin de l’année. Notez que j’accepte toujours, et avec grand plaisir, l’argent de ceux qui se manifestent lors du changement d’année.

Je pense par exemple au concert de l’An, le rendez-vous classique et chaleureux qui sera donné au temple de la Madeleine par l’Ensemble instrumental Romand. Le principe? On ne paye pas l’entrée du concert, on se régale de belle musique et puis l’on file des sous à Jules en sortant, le cœur et les oreilles ravis. Je parlerai du programme en temps voulu, mais vous pouvez d’ores et déjà noter ce rendez-vous pour le premier jour de l’an 2018.

Il se peut aussi qu’en fin d’année, certaines communes aisées, ne sachant plus trop comment dépenser l’argent qui leur reste, pensent à faire un geste pour la Thune du Cœur. Ce serait une idée formidable. Et drôlement utile!

Même chose pour les banques, les multinationales, ou les détenteurs de grosses fortunes qui ont déjà tout, et plus encore, pour qui un don ne pèserait pas lourd dans leur budget.

Parce que ceux qui ont de plus petits revenus se manifestent. Je pense aux enfants de Chêne-Bougeries, qui ont rassemblé des sous dans une boulangerie; à Tinette, qui vit en Valais, et qui m’a fait parvenir un plein bocal de pièces jaunes; à cette Carougeoise qui dépose chaque année à la réception ses rouleaux de monnaie joliment roulés; à ceux qui les fourrent pêle-mêle dans des sacs plastiques. Avec un mot. Ou sans.

Et puis il y a les fidèles qui donnent selon leurs moyens, avec une constance qui force mon admiration. Plus tous les autres donateurs, à qui je dis merci!

Alors, ce pointage à mi-course? On frise les 28 000 francs, sans compter une superbe cerise que je mettrai bientôt sur le gâteau. Ce dernier sera à partager, faut-il le rappeler, entre Partage, les Colis du Cœur et La Virgule.

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12/12/2017

La cheminée du Père Noël

Ah, la magie de Noël!
Malgré ce qui nous tombe ces jours sur la tête, on nous sert en boucle des images de ce temps béni où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Le tout baignant dans une ambiance douillette et chaleureuse, où les familles, très unies, se gavent autour d’une table trop garnie.

La réalité est moins conte de fées. Tenez. Un exemple, pour ne pas parler maintenant de ceux qui seront seuls à Noël devant un bol de soupe. À Chêne-Bourg, des locataires inspirés ont préparé une superbe décoration de saison dans l’entrée de leur immeuble.

Au milieu d’une représentation hivernale, ils ont installé une cheminée grandeur nature, parfaitement reproduite en polystyrène et peinte à l’ancienne. Cette pièce unique a été gentiment prêtée par une personne passionnée de décors.Trônant au beau milieu de cet arrangent, la cheminée n’attendait plus que l’arrivée du Père Noël pour émerveiller les petits qui se rendent au jardin d’enfants, situé dans l’immeuble.

Eh bien c’est raté! Trois jours après son installation qui enchantait déjà les habitants, un vilain lutin, pour rester poli, a piqué la cheminée. Avec les lanternes qui l’entouraient. Il a juste oublié d’embarquer les piles pour les illuminer, qui reposaient pourtant sur le tas de bûches. Si c’est pas ballot!

«Rassure-toi, farfadet, aucune plainte ne sera déposée contre toi» affirme un locataire dépité par ce geste. «Mais si tu veux raviver la féerie de Noël… tu pourrais revenir un soir sur la pointe des pieds et déposer la cheminée devant l’entrée de notre immeuble. Ce serait ton cadeau. Joyeux Noël, petit lutin.»

Petit lutin, petit lutin… Je le traiterais plutôt de grand crétin. De gros égoïste. Parce que sans cheminée, comment il va faire, le Père Noël, pour parvenir à remplir les souliers des petits enfants? Et ceux de Jules, tant qu’à faire?

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09/12/2017

La fameuse course d'avant

Ça y est, on est en plein dedans. Dans le temps de l’Avent. Celui qui se résume hélas, et par la force des choses, à une course effrénée pour tout faire avant. Avant Noël.

Après, on oublie pourquoi l’on s’agitait tant. Mais avant, pris dans le tourbillon des obligations, on fonce, la tête dans le guidon. Car il faut absolument être prêt. Avoir terminé toutes ses affaires en cours, boulot, cadeaux, gigot, rideaux, pour le 24 décembre.

Alors ça crée des bouchons partout. Dans les rues. Dans les agendas. Dans le ventre. Dans la tête. Est-ce bien raisonnable de se mettre dans pareils états? Pas le temps de se poser la question: on fonce. Et la tension monte, inexorablement, jusqu’à Noël. Plus dure sera la chute…

De mon côté, c’est un peu pareil avec la Thune du Cœur. Je cours dans tous les sens pour trimballer des collectes faites un peu partout, mais je n’arrive pas à en parler régulièrement, l’encre bleue paraissant un jour sur deux. Certains ne s’en plaindront pas: j’en connais qui s’agacent lorsque j’en cause tous les jours…

À ce propos, comment se porte notre collecte? Couci-couça. En trois semaines, nous avons récolté 24 000 francs. Un bon début, mais vivement que ça décolle, à l’approche des Fêtes!

Merci à toutes celles et ceux qui ont contribué à rassembler cette somme, que ce soit avec de petites pièces jaunes ou de gros billets, ainsi qu’aux personnes qui vont bientôt la rendre plus généreuse encore.

Ainsi lundi soir, l’ex-jeunesse de Plan-les-Ouates organise une soupe et un vin chaud en faveur de Jules. Prends ta petite laine, est-il précisé sur l’invitation à se rendre chez Bigoudi. Faut dire que la soirée se passe à l’extérieur, autour du chaudron. Ambiance assurée!
D’ici là, bonne Escalade à tous. Et à Jules, bien sûr, qui va sans doute gagner quelques lardons à cette occasion

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07/12/2017

"Souvenirs, souvenirs"

Oh Johnny, si tu savais, tout le mal que ça nous fait…

Ben oui. C’est ainsi. Sa disparition nous rend tout chose, et la déferlante des réactions émotives ayant suivi sa mort nous touche au plus profond. Comme si elle réveillait des histoires enfouies depuis longtemps. Remontent alors à la surface des bouffées de notre jeunesse passée. D’où ce vague à l’âme. Des paroles oubliées reviennent spontanément aux lèvres. On se surprend à siffloter «que je t’aime…»

Quand les hommages à Johnny seront terminés, resteront les chansons. Et les souvenirs.

C’est un peu comme l’Escalade. Là, vous me direz que je fais le grand écart, mais ce n’est pas grave. Les hauts faits d’armes et les anecdotes de 1602 appartiennent à la mémoire populaire. Ils sont célébrés tous les ans depuis des plombes, selon des rites bien précis. Pas question de glisser dans cette belle ordonnance quelques poils à gratter.

Un jeune artiste vient pourtant de le faire. Il a peint sur une vitrine de la rue de la Corraterie sa vision de l’événement, autour d’une enseigne lumineuse en pleine action. Et ça décoiffe, voyez-vous. Intitulée «l’Escalade de Raphaël», l’exposition qui se découvre à l’intérieur de la Galerie Latham propose des dessins et des objets de Raphaël Nessim qui revisitent la commémoration historique. On y voit des animaux à drôle de dégaine et aux tons pastel festoyer dans une joyeuse bataille qui ne verra aucun perdant. Ce qui est toujours rassurant.

Cette interprétation libre de l’Escalade est à voir tous les après-midi jusqu’au dimanche 10 décembre. La galerie, sise au 22 rue de la Corraterie, se trouve sur le chemin pour aller admirer les hallebardiers en Vieille Ville ou se positionner pour voir passer le cortège historique. Après, ce sera trop tard.

Pareil pour la Thune du Cœur, soit dit en passant. C’est ici et maintenant. Enfin, jusqu’à fin décembre!

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05/12/2017

Jules court à l'Escalade

Faire la course de l’Escalade, c’est bon pour le physique et le mental, m’a confié samedi un sportif lessivé, après l’exploit du jour. Et pourquoi donc? C’est vite vu: voyez-vous, on se trouve au cœur l’événement le plus genevois qui soit, on est bien dans son corps, on ne craint pas le froid, juste la crampe, la glissade ou le coup de pompe. On se dépasse. Et puis c’est drôlement valorisant: les spectateurs vous applaudissent et vous sourient. C’est du pur bonheur!

Soit, je veux bien le croire. Même si au fond, j’ai les plus grands doutes. On me payerait que je ne la ferais pas, cette course! On court déjà à longueur de vie, après le temps, les gens, le travail et tout le reste. Pourquoi en rajouter?

Bon. J’avoue que j’ai aussi couru l’Escalade. Mais sur place, aux Bastions, au stand de la Julie, avec tous les collègues. Nous avons tenu la journée entière dehors par une température de 1,3 degré en moyenne, avec des pointes de bise à décorner les bœufs. Sauf qu’en termes de faune, il n’y avait là que de braves cochons. Les tirelires, donc!

Jules et ses potes ont été nourris par ceux qui sont venus prendre chez nous café et croissants, puis par les amateurs de bonne soupe. Elle a été distribuée jusqu’à l’heure de la fameuse Marmite.

En fin de journée, nos cochons ont rendu quantité de pièces sonnantes et trébuchantes que j’ai pesées, non par perversion, mais pour connaître ce que j’avais dans mon sac à dos. Ça me semblait être du gros, du lourd. Effectivement: il y avait plus de 12 kg de monnaie!

Dans le tas, les pièces de 2 francs l’emportent haut la main, avec un total de 4,4 kg. Viennent ensuite les thunes (2,6 kg), les pièces d’un franc (1,7 kg), et de 20 centimes (1,2 kg). À noter encore près d’un kilo de 5 centimes, tout de même. À quoi s’ajoutent des tas de billets qui pèsent d’une autre façon.

Tout ceci fait une somme de 4450 francs! Ça valait donc la peine de se geler pour la Thune en courant, sur place, la course de l’Escalade.

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02/12/2017

La marche ou la course?

Le Pas du chœur, vous vous souvenez? Juste avant l’été, je vous avais parlé de ce couple mi-belge, mi-suisse, qui avait pour projet de rallier Knokke-le-Zoute à Veyrier. Soit 800 kilomètres à parcourir, à pied, histoire de voir la vie sous un autre angle et de récolter des fonds pour le Cambodge. Eh bien Anne-Claire et Vincent l’ont fait!

Même s’ils ont terminé les derniers kilomètres de leur périple en pédalant, pour cause médicale, ils ont bel et bien relevé le défi. Les 656 000 pas effectués ont permis de récolter 32 800 francs, chaque pas sponsorisé valant 5 centimes. Marcher, c’est bon pour la solidarité!

Cette collecte a permis de financer les études et la formation professionnelle, sur trois ans, de plusieurs jeunes cambodgiens. Et d’offrir 27 vélos à des élèves pour se rendre à l’école. Chapeau, les marcheurs!

Plus près de nous, la Course de l’Escalade ne va pas seulement battre des records de participation pour son 40e anniversaire. Elle va aussi inciter les coureurs à s’intéresser aux Colis du cœur, puisqu’elle a mis cette Fondation comme hôte d’honneur. Et c’est un geste qui compte. Car les Colis du Cœur ont besoin d’aide, eux qui distribuent des aliments aux personnes se trouvant à Genève dans une situation difficile, en échange d’un bon obtenu auprès d’un service social officiel. L’an dernier, ils ont distribué de quoi faire 350 000 repas.

N’oublions pas que la Julie fait aussi toujours très fort à la course de l’Escalade. Ce samedi, une belle équipe de la Tribune va offrir café et croissants sur son stand, situé à l’entrée des Bastions. Le service est assuré dès 9 h.

Lorsque cela ne suffira plus à réchauffer tous les coureurs et leurs admirateurs, 2000 litres de soupe vont être distribués. Jules et ses Julots sont de la partie, bien sûr, pour se remplir joyeusement la panse. Ils ont déjà la dalle et se gèlent sérieusement le groin. Alors il leur en faudra, des thunes, pour se réchauffer!

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30/11/2017

Des cochons en vadrouille

Les Genevois sont de grandes gueules, certes, mais dotées d’un grand cœur. Des êtres sensibles, quoi! Après la dernière Encre Bleue relatant l’amende salée infligée à un ado par un contrôleur TPG particulièrement zélé, vous avez été nombreux à réagir en m’envoyant des témoignages, mais aussi des soutiens concrets que je ferai suivre à l’intéressé. Tout ceci est drôlement touchant!

Autre point de satisfaction, les personnes qui se mobilisent actuellement dans le canton pour la Thune. De quelle manière?

Les Amis du P’tit Bel-Air se lancent à nouveau dans la récolte de fonds, Arlette mettant sa boîte aux lettres à disposition des habitants de l’avenue Mirany pour y recevoir les dons. Des enveloppes garnies de sous arrivent là tout au long de l’année, avec un regain d’activité ces derniers jours, depuis que des papillons jaunes, affichés dans les allées alentour, rappellent cette action. Elles sont formidables, ces dames du P’tit Bel-Air!

Sur la même rive, l’association d’artisans «Les Érables» organise les 2 et 3 décembre son marché de Noël à la salle de gymnastique de l’École de Puplinge. Ces gens habiles de leurs mains vont garnir un sapin au profit de la Thune, et deux Jules seront aussi de la partie, l’un à la caisse, l’autre à la buvette, en attendant que tombent les pièces ou les billets doux.

Au Grand-Saconnex, le Salon de la bougie brille de mille feux jusqu’à dimanche, et ce serait dommage de le rater. Car il permet de joindre l’utile à l’agréable: tous les bénéfices de ce salon sont reversés à des associations caritatives d’ailleurs et d’ici, dont la Thune. Cela se passe à la Ferme Sarasin, au chemin du même nom.

Deux Jules roses et dodus s’activent aussi à l’entrée de la Revue, avec un certain succès, et mon petit doigt me dit que d’autres cochons sont en vadrouille dans le canton pour la bonne cause. On en reparlera, bien sûr. C’est de saison…

JULIE-LA THUNE DU CŒUR/UBS SA
Numéro 0240-504482.01K
IBAN CH080024024050448201K
BIC UBSWCHZH80A

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28/11/2017

L'amende amère

La Revue de cette année vous a fait rire? Tant mieux! Faut dire que son entrée en matière sur les frasques de la brigade des TPG et son zèle excessif est assez piquante. Mais ce qui est risible sur la scène du Casino-Théâtre l’est nettement moins sur le terrain.

Un adolescent de 14 ans en a fait la triste expérience l’autre jour. Ce garçon a oublié de renouveler à temps son abonnement mensuel. Le voilà qui grimpe pourtant dans le bus, comme il le fait d’habitude. Et paf, manque de chance, il tombe sur un contrôleur. Le genre d’homme caricaturé dans la Revue.

Le contrôleur tique, forcément. Il le tient, son resquilleur: son abonnement est échu depuis un jour. Un seul petit jour, vous pensez! Le fautif a beau dire que c’est une étourderie, et non une tricherie délibérée, l’employé des TPG ne veut rien savoir. Ni entendre.

Fort de son bon droit, il lui colle une amende de 120 francs. Ça lui fera les pieds, doit-il se dire. Ou une bonne leçon. Mais ce qu’il ne sait pas, cet homme-là, c’est que cette somme représente beaucoup d’argent pour l’ado, dont la famille dépend des seules ressources de sa maman, qui fait des ménages. Jamais il ne s’amuserait à risquer pareille sanction. C’était un simple oubli.

Un avertissement aurait suffi, non? Le contrôleur aurait aussi pu vérifier que le garçon ne faisait pas partie de ces gens pour qui tricher relève du sport ou du jeu. Non. Il s’est contenté de sévir. Pas étonnant que ces éclairés personnages se retrouvent ensuite épinglés par la Revue...

D’ailleurs, si certains d’entre vous se rendent au Casino-Théâtre, n’oubliez pas de nourrir mes Jules! Ils patientent à l’entrée, près des caisses vestiaires, dans l’attente d’une thune ou plus, si entente. Eh oui, je n’allais pas rater l’occasion de vous rappeler notre collecte qui vient de dépasser, après une semaine de lancement, le cap des 10 000 francs. Pas mal pour un début. Vivement la suite!

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25/11/2017

Vendredi noir, samedi clair

Le vendredi noir, ou «Black Friday», c’était hier. Certains commerçants genevois s’en frottent encore les mains, tout comme leurs clients: il y avait foule dans les grands magasins de la place, chacun espérant profiter des actions, réductions, pourcentages et autres arrangements proposés pour appâter les chalands, en cette folle journée de «shopping».

Le coup d’envoi des achats de Noël semble ainsi bien parti. À la bonne heure! Quand le commerce va…
Les personnes qui ont réalisé quelques bonnes affaires hier pourront dépenser plus librement aujourd’hui. Comment? En participant généreusement au Samedi du partage, pardi!

Bon, vous me direz que douze supermarchés ont déjà commencé à récolter des denrées alimentaires et des produits d’hygiène vendredi après-midi. Afin que ceux qui fuient Genève le week-end puissent, eux aussi, participer à cette grande action de solidarité.

Mais le grand jour du partage, c’est aujourd’hui! Près de 1000 bénévoles vont se relayer samedi dans plus de 70 supermarchés pour recueillir des marchandises qui seront utiles aux personnes vivant dans des situations précaires. Soit 5,4% de la population du canton.

Pour leur venir en aide, il suffit de remplir, dans le magasin où nous faisons nos courses, un cabas signé Zep, avec ce que nous avons généralement dans nos placards de cuisine ou de salle de bains. Des produits non périssables, bien sûr. Des aliments de base, comme le riz, les pâtes, l’huile ou le vinaigre, mais aussi ceux qui font plaisir, qui réjouissent le palais et les sens. Et puis des brosses à dents, du savon ou des produits de soins pour bébé.

L’an dernier, 292 tonnes de nourriture et d’articles d’hygiène ont été collectées puis redistribués par la fondation Partage à une cinquantaine d’associations caritatives, services sociaux ou lieux d’urgence œuvrant en faveur des personnes démunies. C’est utile, le partage. Et ça fait du bien partout.

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23/11/2017

Une Thune rock et artistique

Un petit pointage de la Thune du Cœur des jours passés, présents et à venir.
On commence par ce qui déménage. Tout Genève connaît Le Beau Lac de Bâle, n’est-ce pas? Eh bien sachez que ce groupe mythique vient de fêter ses 40 ans de rock humoristique et libertaire lors d’un concert mémorable, auquel Jules a été invité. Entre un tube indémodable et un autre enchaîné à un rythme d’enfer, le public s’en est allé gaver le nourrain trônant à la buvette. Plus de 1300 francs sont ainsi tombés dans sa panse. Hips! Le cochon en est ravi, et moi aussi. Vive le BLB!

Et puisque l’on parle gros sous, quelle somme peut bien faire un bocal de 3 kg rempli exclusivement de pièces de 5 francs? Je ne voulais pas croire le petit mot accompagnant ce gros cadeau déposé à la réception de la Julie. J’ai donc tout recompté. Mais le généreux donateur avait raison: 3 kg de thunes font bien 1000 francs tout rond. Merci à celui qui signe Nicodème, du nom d’un des premiers disciples de Jésus.

Un immense merci aussi à toutes celles et tous ceux qui ont participé, vendredi et samedi dernier, à l’exposition-vente de porcelaines peintes à la main organisée par l’atelier Decorann à la salle paroissiale de Vésenaz, en faveur de la Thune du Cœur. Les œuvres de ces dames ont fait un tabac, et l’ambiance chaleureuse et pleine de gentillesse a donné lieu à de belles rencontres. Quand l’art rassemble et fait du bien, que demander de plus?

La vente des porcelaines, linges de cuisine, courges et produits de la cafétéria a rapporté 5450 francs, auxquels s’ajoutent les sous récoltés pendant l’année dans les tirelires de l’atelier de peinture. Soit un total de 5855 francs pour Jules! C’est pas extraordinaire?

Prochain rendez-vous artistique et caritatif: le Salon de la bougie. Il ouvre ses portes demain à la Ferme Sarasin et propose des bougies, décos de Noël et gourmandises jusqu’au 3 décembre, pour la bonne cause. Qu’on se le dise!

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21/11/2017

La Thune du Coeur démarre

Il faut bien fixer une date de lancement. C’est donc ce mardi 21 novembre que je dépose mon Jules à la réception de la Tribune de Genève pour démarrer officiellement la Thune du Cœur 2017.

Une petite piqûre de rappel, peut-être? Cette collecte de fonds démarre chaque fin d’année, et depuis 22 ans, pour venir aux plus démunis d’ici.

Pourquoi la Thune? Parce que si chaque habitant de Genève glissait 5 francs dans une tirelire commune, ça ne fâcherait pas trop son porte-monnaie, mais ça donnerait un sacré coup de main à ceux qui galèrent. Dans le rôle de la tirelire, c’est l’ami Jules. Et pourquoi du Cœur? Parce qu’il en faut un minimum pour vivre ensemble!

Bon. Les 493 706 habitants du canton recensés fin 2016 ne donnent pas tous une thune. Je vous laisse calculer la montagne que ça ferait! Mais la somme que nous parvenons à collecter fait toujours du bien où elle parvient.
La Thune est en effet reversée à des associations locales œuvrant en faveur des plus défavorisés, avec une attention particulière portée à l’aide alimentaire.

C’est pourquoi Partage fait toujours partie des bénéficiaires de la Thune. On ne présente plus la banque alimentaire. Elle récupère les invendus, les surplus alimentaires et les produits d’hygiène auprès d’entreprises et de commerces, puis les redistribue gratuitement à 50 associations qui soutiennent et nourrissent des milliers de personnes.

Les Colis du Cœur et la Virgule sont aussi les bénéficiaires de la Thune 2017. Les Colis distribuent des aliments à ceux qui se trouvent dans une situation difficile, en échange d’un bon obtenu auprès d’un service social officiel. Plus de 3000 paquets de taille variable sont ainsi donnés chaque semaine à Genève.

La Virgule, sise à Lancy, vient quant à elle en aide aux sans-abri. Elle leur offre un accueil d’urgence en roulotte, un foyer de réinsertion et de la chaleur humaine. La Thune a donc du pain sur la planche!

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18/11/2017

Vous avez dit novembre?

Novembre? C’est une punition! Une vraie purge qui vous lessive de fond en comble et vous laisse tout mollasson. Seuls les anniversaires des gens aimés sauvent ce mois d’une profonde déprime saisonnière. Car en novembre tombent les feuilles, le froid, la pluie et le moral. Ambiance.

Que peut-on d’ailleurs attendre d’un mois qui commence en fanfare avec la Fête des morts et des chrysanthèmes à gogo? À croire qu’il fait exprès! Suivent quatre semaines au cours desquelles le temps se dégrade méchamment et où les messieurs sont invités à laisser pousser leur moustache. Pour mieux se protéger des frimas?

Même pas. Si les hommes de «Movember» laissent ainsi libre cours à leur pilosité, c’est pour lever des fonds contre le cancer de la prostate et d’autres maladies masculines. Joie dans les foyers.

Les femmes, elles, connaissent plus facilement les fameux «bleus» de l’hiver. Ce vague à l’âme saisonnier lié au manque de lumière naturelle, à la sinistrose ambiante et au surmenage de fin d’année.

Le ciel commence à peser ces jours plus lourd sur la tête des êtres sensibles. Et il est du genre plombé. Quant à l’horizon, il se fond dans le crachin…

Un temps à se pendre! clamait jeudi dernier sur Couleur 3 Yann Marguet dans sa chronique «Les Orties, ça fait mal et c’est désagréable». Novembre? Une horreur, résumait l’humoriste tout emmitouflé, en énumérant les bonnes raisons d’en finir avec ce mois. À visionner au plus vite, pour se bidonner.

Car il n’y a pas de quoi se passer la corde au cou. Nous sommes déjà dans la deuxième moitié de ce mois à risques, il faut donc continuer en s’accrochant à de bonnes perspectives. Comme celle de commencer la Thune du Cœur tous ensemble la semaine prochaine.
J’espère que cela vous met en joie!

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16/11/2017

La truffe vagabonde

Un éléphant dans un magasin de porcelaine, ça fait pas mal de dégâts. Un chien dans un jeu de quilles aussi. Dans une boulangerie, c’est une encore autre histoire.

Claude se rend fin octobre à la gare Cornavin pour aller y acheter du pain, et non pour y prendre un train. Ce sont des choses qui arrivent, les stations ferroviaires étant désormais bonnes à tout faire…

La cliente arrive devant le magasin Pougnier dont les portes s’ouvrent et se referment automatiquement. Pratique. Elle voit qu’à l’intérieur se trouvent quelques personnes. Plus un chien en liberté. Genre pas timide pour un rond, à l’aise, la queue frétillante et les yeux cachés par de longs poils gris et blancs.

Tiens, que fait cet animal dans une boulangerie? Il n’a rien à faire ici, se dit la nouvelle arrivante. Mais l’intrus à quatre pattes ne s’en soucie guère. La truffe à l’air, il hume toutes ces bonnes odeurs qui lui ouvrent l’appétit. Or les brioches ne sont pas à sa portée. Ni les caracs, ni les choux à la crème, hélas.

Il est à vous ce chien? demande le vendeur aux différents clients. Non, à l’évidence. Et alors que Claude passe sa commande, que le chien s’occupe dans un coin, elle entend soudain l’employé s’écrier «Mais non, pas ça!»
Car le toutou gobe un œuf «Kinder surprise» happé sur un présentoir, dévore le chocolat, tout en recrachant méthodiquement l’emballage en alu et les bouts de plastique qui forment le jouet tant apprécié des enfants.

Agitation générale: le boulanger pique la mouche et s’en va chercher la maréchaussée, tandis qu’un client, qui a l’air de s’y connaître en cabot, intime à Médor l’ordre de le suivre, ce qu’il fait. Le fautif est ainsi conduit à la police.

Claude n’a pas su le fin mot de l’histoire et ignore comment les poulets ont réagi. Sûr qu’ils ont d’autres chats à fouetter que de couver un chien gourmand sans collier…

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14/11/2017

Ambiance plus ou moins

Ça fait des jours et des jours qu’il nous boude. Qu’il fait le mort. Qu’il reste coincé au fond de son trou, loin des yeux, loin du cœur.

À croire qu’il fuit le vilain temps. Il doit se rendre compte qu’en pleine grisaille, il passe presque inaperçu, lui qui a besoin d’un ciel bleu ou bien dégagé pour faire tout son effet.

Le Jet d’eau est donc aux abonnés absents. Quelle idée! Depuis le 30 octobre, il a disparu du paysage. Les touristes le demandent; nos yeux le cherchent. Pour des prunes.

Paraît qu’il est au repos forcé, à l’arrêt temporaire «pour des raisons d’entretien et de maintenance», nous dit-on. Inutile d’aller se rincer l’œil sur le site des Services industriels genevois (www.sig-ge-ch), où une webcam permet de voir le Jet d’eau en direct

Car c’est effectivement du direct! Sur l’image ne bougent ces jours que des mouettes et quelques mâts de bateaux. On peut si jamais se rabattre sur la visite virtuelle de la salle des machines. Cette plongée dans les entrailles du phénomène permet de voir toute la mécanique nécessaire à son épanouissement. Et pourquoi l’attraction locale s’éclipse quinze jours par an pour se refaire une santé. Heureusement, elle nous revient mercredi 15 novembre, avec l’horaire d’hiver. Lever à 10 h, coucher à 16 h. C’est peu, mais mieux que rien!

Si l’ambiance genevoise est un tantinet plombée par l’absence du Jet d’eau, d’autres apparitions ont fait leur retour: les décorations de Noël!

La zone piétonne du Mont-Blanc est surplombée de lanternes géantes et déhanchées, les hauts de Coutance de parenthèses blanches, la façade du temple de la Fusterie et celles de différents bâtiments commerciaux sont désormais enguirlandées. Elles ne sont pas encore allumées. Mais cela ne saurait tarder. Avec leur mise en lumière commencera le compte à rebours des Fêtes de fin d’année. Ciel. Déjà?

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11/11/2017

La porcelaine généreuse

Cette fois, je m’y prends assez tôt. Histoire que vous ne puissiez pas dire que vous n’étiez pas avertis à temps, que vous auriez bien aimé venir, mais encore fallait-il être au courant de l’événement, et toutes ces sortes de choses.

Alors voilà l’histoire. Elle est jolie! Annette Bonnet, 90 ans bientôt, dotée d’une belle énergie et d’un cœur gros comme ça, donne depuis toujours des cours de peinture sur porcelaine à l’atelier Décorann de Vésenaz, avec la belle complicité de Martine Maréchal.

Ces deux enseignantes ont proposé à leurs fidèles élèves, des dames, faut-il le préciser, de réaliser des pièces qui seraient mises en vente au profit de la Thune du Cœur. Toutes ces dames ont dit oui. Extraordinaire!

Et c’est ainsi que depuis le début du mois de septembre, ces femmes aux doigts de fée se sont dépensées sans compter pour la bonne cause. Elles ont peint sans relâche, mais avec délicatesse, de petits objets comme des plus gros, qui ont été ensuite cuits au four à porcelaine pour être prêts à l’emploi.

Elles ont décoré des coupelles, des objets de décoration pour Noël, des pieds de lampe et de nombreux objets utilitaires qui seront exposés la semaine prochaine pour être vendus. Il y en aura assez pour tout le monde, et à des prix accessibles.

En plus des porcelaines peintes, les visiteurs pourront se procurer du linge de cuisine et profiter aussi d'une petite buvette et des pâtisseries véritablement faites maison par les exposantes. Jules sera de piquet dans un coin pour rappeler que tout ici se fait pour la Thune. «Il faut offrir un peu de soi et penser aux autres» relève Annette Bonnet. Elle et toutes les autres artistes généreuses méritent une ovation. Et des bisous!

L’exposition-vente aura donc lieu le vendredi 17 (10 h à 18 h) et le samedi 18 novembre (10 h à 17 h) à la salle paroissiale de Vésenaz (14, chemin des Rayes), parking à deux pas de là. On note les dates, et on y va!

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10/11/2017

Donner c'est donner...

«Donner c’est donner, reprendre c’est voler». On connaît tous ce dicton populaire, plein de bon sens. Eh bien, faut croire que la raison d’État se place parfois au-dessus de tout ça.

Ce que sa main gauche offre, sa droite le récupère, ou inversement, l’histoire marche dans n’importe quel sens. À moins que l’une ignore totalement ce que l’autre fait, ce qui serait tout de même un comble…

Bref. Vous avez sans doute appris les dernières aventures d’Ulysse, le nouveau hameau de studios mobiles de Carrefour-Rue qui devait s’installer cet automne au chemin Colladon, sur un terrain gentiment concédé par un service de l’État. Or un autre service du même État s’est rendu compte que non, finalement, ce n’est pas possible. Pour une question de zone. Ah, la zone!

Le terrain du Grand-Saconnex se trouve dans un coin de verdure où les constructions ne sont pas admises. Pas de chance! Car c’est bien l’État qui fixe ce qui est constructible, où, combien, comment. Mais il n’était pas au courant de la chose en filant la parcelle à Carrefour-Rue pour loger des sans-abri.
Une telle légèreté laisse pantois!

Les spécialistes en tous genres que compte l’administration genevoise ne pouvaient-ils pas se coordonner et vérifier ce point avant de proposer le terrain? Et donner de faux espoirs à ceux qui en attendent de vrais?
Car de son côté, l’association s’est démenée sans compter pour trouver un budget pour ce hameau, commander les containers, les attribuer, peut être, aux personnes qui n’ont pas de quoi se loger. Il y a quelque chose qui nous échappe dans cette histoire.

Carrefour-Rue est donc à nouveau à la recherche d’un terrain et ne baisse pas les bras. Afin de chanter un jour prochain, avec l’ami Brassens: «...Heureux qui comme Ulysse/a vu des paysages/et puis a retrouvé/après maintes traversées/le pays des vertes années…»

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07/11/2017

Une couche de fond

stan.JPGEt hop, il a mis sa première couche. Celle qui tient le froid à distance, qui rassure et tient un peu chaud. Une sage précaution, lorsque la bise fouette les visages et que la neige blanchit les sommets alentour. Brrr…

Jules, car c’est bien de lui dont il s’agit, a ainsi pris de l’avance sur le calendrier: mon cochon, version XXXL, a fait sa grande sortie publique jeudi dernier, à la patinoire des Vernets, pour se remplir la panse après une très longue diète. La Thune du Cœur était en effet la cause mise à l’honneur d’un match à haute tension entre Genève et Lausanne. Une telle invite ne se refuse pas. Même pendant un congé…

Les braves petits nourrains et leurs porteurs, qui étaient aussi de la fête, ont tout fait pour attirer l’attention des milliers de personnes rassemblées dans cette immense halle, dans un boucan du diable. Mais ils avaient de la peine à régater face au goret rose sur roulettes. Faut dire que dans une patinoire, plus on est gros et visible, mieux c’est!

Notre énorme mascotte a si bien fait son boulot qu’elle a tapé dans l’œil de Stan Wawrinka, présent en ces lieux pour lancer le puck à l’ouverture du match, en compagnie de notre dessinateur Herrmann. Le tennisman a même signé un autographe sur le dos rond du cochon. Des fois que ça lui porterait chance…

Paraît que des Lausannois, beaux perdants, ont aussi glissé des sous dans les tirelires genevoises. Signe que la solidarité n’a pas de frontière, ce qui est toujours rassurant, par les temps qui courent.


Au final, Jules et sa bande sont repartis de la patinoire des Vernets avec 1500 francs dans le bidon. Ça fait une bonne couche de fond. Elle sera bientôt rejointe par d’autres collectes, en cours ou à venir, pour la Thune du Cœur. Avec les temps froids qui s’installent, un peu de chaleur humaine n’est jamais de trop. Pas vrai?

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26/10/2017

Un léger tremblement

wcdorciere.JPGParaît que la terre a tremblé la nuit dernière en France voisine. Un léger séisme de 3,2 sur l’échelle de Richter. Pas de quoi nous faire tomber du lit, même à 5 h 41 du matin.

Pas de quoi non plus faire vaciller le mobilier urbain. Pourtant, on se demande bien quel étrange tremblement a saisi les deux cabines en plastique rouge qui sont totalement de guingois, en bordure de la place Dorcière.

Un tremblement de dégoût?

Faut dire que ces drôles de cabines sont des toilettes publiques. Quand elles gîtent ainsi, c’est peu pratique! Pire encore: ces installations ayant une contenance limitée, ça finit par sentir, à l'usage. Bonjour la puanteur. Quant aux clients de ces lieux dits d’aisance, ils sont condamnés à aller se laver les mains à la fontaine voisine. Par tous les temps.

Bienvenue chez nous, amis touristes et autres usagers des bus. Ici, c’est Genève!

Faut pas t’agiter, Julie. Ces cabines, c’est juste un poste de secours pour les passagers avant de grimper dans un car. Il y a forcément des WC dignes de ce nom dans la gare routière d’une ville classe et internationale. Eh bien non!

Les gogues situés à l’arrière du pavillon sont fermés depuis 2010, pour raison de sécurité. Un urinoir sauvage à ciel ouvert l’a remplacé et fonctionne depuis à jets continus. À l’intérieur du bâtiment? Une salle d’attente miteuse, triste à mourir.

Le bureau de change a fermé il y a sept ans et ses stores, toujours baissés, racontent l’abandon. Serait-ce trop demander que d’installer là toilettes et lavabos? En 2012, le magistrat Pagani affirmait dans nos colonnes que l’on était à bout touchant pour rénover le pavillon de la gare routière. Des clous!

On n’est pas loin ici des deux poids deux mesures. À l’aéroport, il y a des WC gratuits en veux-tu, en voilà. À la gare Cornavin, le soulagement est rare et payant. Mais à la gare routière, c’est la misère. Les usagers des cars seraient-ils des citoyens de seconde zone?

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25/10/2017

On me refile la patate...

Nous sommes en pleines vacances de patates, comme peuvent s’en rendre compte tous ceux qui restent ces jours à Genève. Mais voilà. Contrairement à ce que j’ai raconté samedi en ce lieu, cette appellation ne serait pas d’origine rurale, mais bien citadine.

La patate, c’est donc moi, si je sais lire entre les lignes.

Alain me signale que la récolte des pommes de terre débute généralement pendant les vacances d’été, plus précisément en août. Sauf pour les variétés hâtives, tient-il à me préciser. Notez qu’il y a encore les semi-hâtives et des tardives…

Bref, lorsqu’arrive le mois d’octobre, avec son cortège de feuilles mortes et de pieds froids, les tubercules sont tirés de terre depuis belle lurette. Ce seraient donc les habitants des villes qui, par méconnaissance des périodes de récolte, auraient donné le nom de patates aux relâches d’automne. Les pives!

Lorsqu’il y avait effectivement des vacances dans les communes rurales genevoises pour permettre aux enfants d’aller aider les parents aux champs, elles avaient lieu en septembre, me dit encore Alain. Ce qui impliquait une rentrée avancée. Mais un ancien de la rédaction, à qui j’ai posé la question, me dit que pas du tout, les «patates» ont toujours été prises en octobre.

Au secours!

Si les plus âgés d’entre vous se souviennent avec précision des vacances de leur enfance, n’hésitez pas à me le signaler. Je pourrai alors transmettre au Département de l’instruction publique une autre version que celle figurant sur son site pour expliquer pourquoi on parle de patates!

Et puisqu’il est question d’instruction publique, sachez qu’en octobre 1817 éclatait une émeute au marché du Molard, à cause de l’explosion du prix des patates, la faute à une longue période de disette. C’était pile il y a deux siècles. Autant dire une éternité!

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21/10/2017

Les bonnes à tout faire

Ça sent les patates à plein nez!

Les relâches, donc. Ou les vacances d’automne, pour faire urbain. Certains évoquent même celles de la Toussaint. J’avoue pour ma part avoir un faible pour l’appellation franchement rurale de ce congé de saison: les patates!

Elle rappelle le temps où les petits Genevois étaient dispensés d’école, en octobre, pour aller donner un coup de main à leurs parents qui trimaient à récolter des pommes de terre.

Une époque que je n’ai pas connue. Les gosses de mon âge récoltaient tout au plus des glands et les marrons pour les animaux de la Ferme Vecchio, histoire de faire quelques sous pour la prochaine course d’école.

Aujourd’hui, personne ne songerait à envoyer des élèves ramasser ces riants tubercules. Faire travailler des enfants aux champs? Mais vous n’y pensez pas! Ce serait la révolution, et pas chinoise pour un rond…

Leurs parents seraient d’ailleurs bien incapables de montrer aux mômes comment procéder. Combien sont-ils ceux qui reconnaissent encore au premier coup d’œil les feuilles caduques de ces plantes potagères?

Et qui saurait s’y prendre pour extraire une pomme de terre du sol sans la réduire illico en purée?

Vous me direz que plus grand monde ici n’a besoin de maîtriser ce savoir paysan. L’agriculture intensive et la grande distribution se chargeant de fournir Bintje, Charlotte et consœurs dans des filets, légumes qui semblent sortis du chapeau d’un magicien.

Pas étonnant dès lors que les enfants aient toujours plus de peine à faire le lien entre ce qu’il y a dans leur assiette et l’étrange forme brunâtre ou jaunâtre dont la publicité vante les vertus.

La pomme de terre est donc bonne à tout faire. Même à servir de prétexte à une semaine de congé. Et puis, c’est bien connu, les vacances donnent la patate!

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