02/09/2017

Des arbres et un homme

Impossible d’avoir les mirettes partout pour voir ce qui se trame dans cette République de près de 500 000 âmes. Heureusement, je peux compter sur quelques yeux supplémentaires pour repérer ce qu’il y a de marquant.

Ainsi Hermann. Tel est son prénom. Un homme qui prend le temps de regarder autour de lui et de réfléchir sur le sens des choses. Il est à un âge où l’on se plaît à considérer la vie avec un certain recul: il compte déjà 92 printemps, c’est dire!

Hermann me signale ainsi que les deux jeunes platanes qui se trouvent depuis une dizaine d’années entre l’hôtel Cornavin et le Buffet de la Gare ont été coupés net. Ils sont sciés, finis. Sauf qu’ils font de la résistance!

Enfin, surtout un. Des pousses ont jailli du tronc à ras le bitume et forment aujourd’hui un superbe buisson qui semble défier le béton et l’agitation alentours. Jusqu’à quand?

Si le vieux monsieur apprécie les arbres, il aime encore plus les humains. Le voilà qui revient sur ce fait divers datant de mi-août, lorsqu’un bus articulé des TPG a mordu sur un trottoir au rond-point de Plainpalais, écrasant au passage la patte d’une chienne qui se tenait là avec son maître, présenté comme un SDF. Le sort du Malinois amputé a ému la population, mais pas celui de son jeune propriétaire.

Or lors de l’accident, il pleurait à chaudes larmes, me signale Hermann. Les TPG ont certes formé leurs vœux pour le jeune chien et l’homme qui l’accompagnait, ce qui est bien. Mais ils feraient mieux de lui proposer un petit job au sein de leur grande entreprise, pour qu’il s’en sorte dans la vie, n’est-ce pas?

«Moi, je parle avec mon cœur», me dit gentiment cet aîné. «Alors si l’on pouvait faire quelque chose pour ces arbres et ce jeune homme, ce serait vraiment bien!» Je transmets…

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31/08/2017

Cherchez la différence

Faut bien sourire non? me dit Jean-Pierre. Certes, sourions. Parce que le temps n’est pas franchement à la rigolade, en cette rentrée.

Sourions, mais à quoi? A la différence qu’il y a entre le PSG et le GLP… Ces sigles évoquent-ils quelque chose pour vous? Pas pour moi. Faut dire aussi que le ballon rond, c’est pas spécialement mon rayon. Et qu’il s’agit bien là d’une histoire de foot. Voilà voilà.

Quelle différence donc? Comme chacun le sait, le PSG vient de réaliser le transfert le plus important de l’histoire, en achetant le brésilien Neymar Jr au «Barça» FC Barcelone pour 222 millions d’euros. Un truc de malade, à mon avis.

Mais ce que l’on sait moins, me glisse Jean-Pierre, c’est qu’au même moment le GLP, autrement dit le football club Grand-Lancy Poste, a «acheté» les frères Fraguas, Florian et Johann, pour… deux timbres-poste.

Pas même à un franc l’affranchissement, faut-il le préciser. A 85 centimes seulement. C’est dire si nous ne jouons pas dans la même catégorie!

Les frères sont pourtant de bons joueurs amateurs: l’aîné est employé de banque, l’autre postier. Le ballon, c’est leur passion. C’est pourquoi ils ont retourné sans hésiter leur formulaire d’adhésion au club dans une enveloppe réponse affranchie préalablement par le GLP. Voilà pour le montant du transfert genevois…

Ainsi il n’y a vraiment rien de commun entre le PSG et le GLP. Sauf peut-être leur année de naissance. D’après ma source, le club français a été fondé en 1970, suite au changement de nom du Stade Saint-Germain en Paris Saint-Germain club. La même année où le GLP a vu le jour, à l’office postal des Palettes.

Et si le PSG n’est pas encore champion d’Europe de foot, le GLP l’est depuis 2012. Bon, à l’échelle de la coupe européenne de foot corporatif. Mais champion, tout de même! N’est-ce pas le plus important, pour des sportifs?

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29/08/2017

La croisière tombe à l'eau

La croisière de midi de la Compagnie générale de navigation est un régal: vous embarquez au Jardin anglais, ou aux Pâquis, vous mettez les pieds sous la table, mangez très bien dessus, tout en admirant le paysage. Puis vous retournez sur terre ferme dépaysé, rassasié et heureux, juste à temps pour reprendre le turbin. Enfin presque…

Caroline et Corinne ont toujours adoré ces virées à bord de ces vieux bateaux à roues. Jusqu’à cet été.

Ces fidèles usagères ont en effet organisé, pour la mi-août, une sortie en famille à bord du Savoie. Comme elles n’habitent pas au bout du lac, et pour simplifier l’embarquement avec leurs jeunes enfants, elles ont acheté leurs billets par Internet sur le site de la CGN. Une réservation simple, pratique, pour qui en a l’habitude.

Arrive le jour de la croisière. Suite à de nombreux imprévus sur la route, les membres de cette famille prennent du retard et ratent de très peu le départ du bateau. Se retrouver en rade alors que la croisière s’amuse, c’est pas drôle.

Mais la suite les déçoit plus encore. Les dames se rendent au guichet du Jardin anglais pour échanger les billets pour le lendemain. Impossible, leur dit-on. Ces tickets ont été achetés sur Internet, ils ne sont donc ni remboursables, ni échangeables. Fallait lire les conditions générales du contrat. Celles qui figurent en tout petit petit au milieu des lignes.

On leur fait la même réponse au téléphone, puis par retour de courrier. Or Caroline et Corinne auraient souhaité de la CGN un geste amical, voire commercial, ayant tout de même déboursé près de 400 francs pour cette croisière de midi!

Mais rien, aucun geste. Les clientes sont dans leur tort, point barre, et la compagnie les remercie d’avance de leur compréhension. Pas dit qu’elles en aient. Leur lettre est signée deux ex-fans des bateaux à roues du Léman…

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26/08/2017

La marée montante

Nous sommes à marée montante…

Le mouvement n’a rien à voir avec celui qui envahit naturellement les plages de l’Atlantique et d’autres mers lointaines, où certains veinards ont eu le bonheur cet été de tremper leurs orteils, voire plus encore.

La marée montante à laquelle nous assistons à Genève, c’est le flux de ces milliers de personnes qui rentrent à la toute dernière minute de vacances et qui reprennent possession des lieux, juste avant le grand jour.

La pleine mer est prévue lundi! Le fameux lundi de la rentrée des classes. Ou de la rentrée tout court.

Là, faudra naviguer à vue dans les flots de circulation, où les avis de tempête ne vont pas tarder. Normal, plus on est, plus ça fait de vagues…

Déjà les premiers signes se font sentir. Il y a plus de gens dans les rues, plus de trafic sur les routes, moins de places de stationnement, plus de monde dans les magasins, et de bousculade dans les trams. Pleine mer lundi, donc!

Avant d’y surnager, je prendrais bien encore une petite bouffée de vacances, pas vous? Avec un peu d’air iodé à la clé. Ou de farniente. De telles bouffées d’ailleurs nous parviennent parfois, par voie postale.

Anne a ainsi reçu, début août, une carte postale envoyée par une amie le 16 mai, depuis l’île de Skye. C’est loin l’Ecosse. C’est magique. Mais tout de même. Onze semaines pour voguer de l’océan jusqu’au bout du lac, c’est trop.

Quoique… En examinant attentivement l’envers de la missive, Anne découvre un tampon qui n’a rien à y faire. Celui de la poste des Philippines. C’est la meilleure! Ainsi ce joli bout de carton a fait un crochet par l’Asie du Sud-Est, histoire de prendre le soleil, au lieu de filer droit sur Genève.

Les voies de la Poste sont parfois impénétrables.

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24/08/2017

La colombe déboussolée

C’est une agression comme il doit s’en produire trop souvent dans les rues de notre belle ville. Elle ne fait pas les gros titres, elle ne cause pas de remous parce qu’il n’y a pas mort d’homme. Rien qu’un gros gâchis humain.

La dame dont il va être question ici est de nature joviale et bienveillante, à ce que l’on m’a dit. Elle enseigne l’anglais par amitié, rend service comme elle peut, car elle n’est plus toute jeune.

Cette aînée aux beaux cheveux blancs se déplace à l’aide de deux béquilles quand elle sort de la maison. Une proie idéale, pour des gens sans scrupule. Son sac se trouve sans doute en bandoulière, pour éviter de mauvaises surprises. Mais est-ce encore suffisant pour passer entre les gouttes?

Un jour en début d’après-midi, au centre-ville, sa route croise celle d’un homme costaud et bien mis. Il fait d’abord mine de l’aborder. Et puis soudain, il lui saute au cou.

Pas pour lui coller une bise, parce qu’elle lui fait penser à sa grand-mère chérie, non. Il lui saute au cou pour lui arracher sa chaîne en or, pourtant cachée sous son tricot, afin de ne pas attirer l’attention sur elle. Faut croire que le malfrat avait un œil de lynx.

En moins de deux, il lui arrache la chaîne où se trouve la croix huguenote qu’elle a hérité de son père. La croix des protestants, donc, sous laquelle pend une petite colombe. Le symbole du Saint-Esprit. De la paix aussi.

Tu parles d’une paix! En lui arrachant ce bijou de famille, à forte valeur sentimentale, le bandit ne lui a pas seulement volé un peu de son histoire. Il lui a aussi fait perdre son air débonnaire, sa confiance en elle et tous ses repères. Car depuis cette agression, la dame aux beaux cheveux blancs n’ose plus sortir de chez elle. Un vrai gâchis.

La police a gentiment pris note de son dépôt de plainte. Mais voilà. Le mal est fait. La colombe de la paix en est toute déboussolée.

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22/08/2017

Ces rails qui font tomber

Ainsi donc, neuf accidents de la route ont lieu chaque jour à Genève. C’est énorme quand on réalise que derrière ces statistiques, il y a des gens qui souffrent. Un peu, beaucoup, intensément, ou plus du tout.

Nous figurons ainsi dans le peloton de tête des cantons où ces malheurs surviennent le plus souvent par rapport au nombre d’habitants. Nous arrivons juste après Appenzell Rhodes-Extérieures et devant Nidwald. Joli trio.

Si je peine à comprendre pourquoi il y a tant de casse en Suisse profonde, le cas de Genève ne surprend guère: suffit de se glisser dans la circulation pour se rendre compte du comportement voyou ou irresponsable de nombreux usagers de la route.

Vous l’avez aussi testé? Chacun se croit seul au monde dans ou sur son véhicule, alors que le trafic est à son comble. Et que je te dépasse ou je te coupe la priorité sans regarder, et que je remonte la file à moto, et que je grille un feu, et que je zieute mon portable au volant, et que je m’énerve à en perdre les pédales, etc.

En plus de ces attitudes qui conduisent droit à l’accident, il y a la faute à pas de chance. Et puis aussi l’accident prévisible. Je pense aux rails de tram.

Ces maudits rails dans lesquels les roues de vélos n’en finissent pas de se coincer et qui font tomber les cyclistes. Ces bandes d’acier qui se transforment en savonnette à la première pluie et sur lesquelles les conducteurs de motos et de vélos risquent leur peau. Des rails plus traîtres encore que des lignes blanches…

Alors à quand des mesures pour mettre enfin les trams en site propre, histoire d’éviter ces fatales rencontres? Et si c’est trop compliqué, ces flux séparés, à quand la pose de ces dispositifs antichute sur les rails, testés en 2009 déjà, avec succès. Ça limiterait un peu la casse! Parce que neuf accidents chaque jour à Genève, ça fait vraiment trop mal.

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19/08/2017

Entrée bancale au parc

Que s’est-il passé au juste, ce jour de juillet, à l’entrée du parc des Eaux-Vives?</p><p id="U131061337839oiD" style="text-align:left;">Je parle de la grande entrée, donc. Celle qui donne accès à l’un des plus beaux sites de Genève et qui se trouve sur le quai Gustave Ador. Face au lac.

Elle est d’ailleurs si majestueuse, cette entrée, qu’elle comprend deux imposants portails surmontés d’ouvrages en ferronnerie du plus bel effet, entourés de deux lampes à l’ancienne qui reposent sur des colonnes en pierre. En temps normal, ça en jette.

Sauf que depuis ce funeste jour de juillet, justement, l’ensemble a bien triste allure. Il est tout bancal. Asymétrique. Avec des rubans rouge et blanc de chantier tendus pour barrer une ouverture latérale endommagée. Problème il y a bien eu.

Que s’est-il donc passé? Paraît que le chauffeur d’un camion-grue passant dans le coin a fait une manœuvre qualifiée de malencontreuse. Ce faisant, il a décapité le dessus du portail de gauche. Entraînant tout sur son passage. Moche…

Paraît aussi qu’il y a eu un sacré ballet de gardes municipaux et de badauds pour constater l’accident, et celui des entreprises pour évacuer les pièces endommagées. Depuis, rien ne semble vouloir bouger.

En coulisses toutefois, les spécialistes s’activent. Mais ça se hâte lentement. Ce genre d’ouvrage en ferronnerie n’étant pas en stock dans les réserves municipales, il faut le refaire. Comment, et par qui? Le dossier est actuellement entre les mains du service du patrimoine bâti de la ville.

Reste encore le problème du financement des travaux de rénovation. Car la plaisanterie va coûter plusieurs dizaines de milliers de francs au chauffeur du camion, ou plutôt à son assurance. Qui ne va pas aimer.

Le portail gauche du parc des Eaux-Vives est bien parti pour retrouver sa fière allure. Un jour que l’on espère prochain. En attendant, des oiseaux profitent de ce perchoir prestigieux. Mais ce ne sont pas des aigles…photo (2).JPGphoto (1).JPG

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17/08/2017

Le bruit et le bien

J’ai entendu cette citation l’autre jour à midi dans la bouche d’un ami. Depuis, elle reste obstinément crochée dans un coin de ma tête. La citation, donc. Faut dire que ses mots ont beau avoir été écrits il y a des plombes par François de Sales, ils sont d’une troublante actualité.

«Le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit».

Bien vu, François! Bon, loin de moi l’envie de placer la réflexion suivante d’un point de vue théologique, l’auteur ayant été nommé, en son temps, évêque de Genève. Notez qu’il ne put pas même prendre possession de son siège au bout du lac, à cause de la Réforme. C’est dire si ça date…

Pas question non plus de me prosterner devant les mots de François de Sales, considéré comme le patron des journalistes et des écrivains. Je prends les choses telles qu’elles sont, vous me connaissez.

Le bruit ne fait pas de bien: ce n’est donc pas nouveau! Pour lutter contre ce fléau, Genève a mis de grandes oreilles sur la voie publique et mené des actions concrètes: bitume phonoabsorbant, murs antibruits, vitrages isolants, chuchoteurs aux bars, et j'en passe.

Restent les moteurs pétarandants, les marteaux-piqueurs, les sirènes hurlantes, la musique à fond, les avions sur Cointrin, etc...

Le bien, lui, ne fait pas de bruit, et cela depuis toujours. Qui parle de ceux qui aident au quotidien, ont des attentions, sourient aux inconnus dans la rue. Sans oublier le don du sang. Ou le don de soi. Voilà…

«Le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit». Et c’est bien parti pour durer! 

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Le bruit et le bien

J’ai entendu cette citation l’autre jour à midi dans la bouche d’un ami. Depuis, elle reste obstinément crochée dans un coin de ma tête. La citation, donc. Faut dire que ses mots ont beau avoir été écrits il y a des plombes par François de Sales, ils sont d’une troublante actualité.

«Le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit».

Bien vu, François! Bon, loin de moi l’envie de placer la réflexion suivante d’un point de vue théologique, l’auteur ayant été nommé, en son temps, évêque de Genève. Notez qu’il ne put pas même prendre possession de son siège au bout du lac, à cause de la Réforme. C’est dire si ça date…

Pas question non plus de me prosterner devant les mots de François de Sales, considéré comme le patron des journalistes et des écrivains. Je prends les choses telles qu’elles sont, vous me connaissez.

Le bruit ne fait pas de bien: ce n’est donc pas nouveau! Pour lutter contre ce fléau, Genève a mis de grandes oreilles sur la voie publique et mené des actions concrètes: bitume phonoabsorbant, murs antibruits, vitrages isolants, chuchoteurs aux bars, et j'en passe.

Restent les moteurs pétarandants, les marteaux-piqueurs, les sirènes hurlantes, la musique à fond, les avions sur Cointrin, etc...

Le bien, lui, ne fait pas de bruit, et cela depuis toujours. Qui parle de ceux qui aident au quotidien, ont des attentions, sourient aux inconnus dans la rue. Sans oublier le don du sang. Ou le don de soi. Voilà…

«Le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit». Et c’est bien parti pour durer! 

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15/08/2017

Feuilles mortes à la pelle

C’est ainsi à Genève depuis la nuit des temps: chaque année, le premier bourgeon du marronnier officiel de la République annonce l’avènement du printemps. Un jeunot a beau lui faire concurrence sur la Treille, qu’importe, ça reste toujours un marronnier. L’honneur est sauf!

Or voilà que ces messagers du printemps se mettent aussi à signaler la venue de l’automne…

En plein été, ils sont les premiers à donner des signes de grosse fatigue. Ils semblent avoir trop chaud. Ou trop soif. Leurs feuilles se tachent, brunissent, sèchent et tombent avant l’heure. Et les sols sont tapissés de ces vieilles splendeurs.

Alors quoi? Est-ce la faute aux trois épisodes de canicule de l’été qui auraient mis nos marronniers à trop rude épreuve?

Même pas. Bon, ça n’a pas arrangé les choses, précise l’ingénieur forestier, à qui j’ai posé la question. Pour faire court, ces majestueux feuillus sont surtout victimes de deux ravageurs: un champignon et un papillon. Drôles d’attaquants! Les petites bêtes ne mangent pas les grosses, dit la sagesse populaire. Et pourtant…

Le champignon provoque la maladie des taches foliaires du marronnier (Guignardia aesculi) La guigne, quoi! A cause de lui, les feuilles prennent un coup de vieux et dévissent, en juillet déjà. Seule chose à faire, les ramasser et les éliminer.

Le papillon quant à lui a fait sa première sortie dans la région en 2003, lors de la grande canicule. Son nom? La mineuse du marronnier, ou cameraria ohridella. Une vraie teigne! Sa larve vide les feuilles de leur substance, les rend grisâtres, puis transparentes. Alors elles tombent et se ramassent à la pelle.

Des spécialistes à Genève tentent un traitement en injectant, dans les troncs affaiblis, un produit pour éliminer les larves. Affaire à suivre. Il semblerait aussi, mais ce n’est pas encore prouvé, que les mésanges bleues se nourrissent de ces larves et papillons. Sauvons donc les marronniers en installant, près d’eux, des nichoirs à mésanges bleues. On pourrait ainsi joindre l’utile à l’agréable!

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12/08/2017

Le clown de sortie

Le monde change à toute allure. Ce qui était valable hier ne l’est plus aujourd’hui. Question d’obsolescence programmée, de mœurs, de politique. Du passé faisons table rase! On connaît la musique, sauf qu’elle a changé, elle aussi. Faut alors faire preuve de grande souplesse pour survivre. Même si les articulations coincent…

Or, au milieu de tous ces bouleversements, il y a un truc qui ne bouge jamais d’un pouce. Un message d’une stabilité et d’une longévité remarquables. Une affiche donc. Celle du Cirque Knie!

Vous l’avez en mémoire? Elle montre un clown blanc sur fond rouge, vêtu comme un arlequin. Le drôle plie un genou. Un «knie», en langue allemande, d’où le clin d’œil amusé du clown.

Dessinée par Herbert Leupin, l’image s’expose dans chaque ville de Suisse pour signaler la venue de la famille régnante. Ceci depuis 1956. Autant dire une éternité! Mais on ne change pas une équipe qui gagne, pas vrai? Les Knie l’ont compris, et c’est tout bénéfice pour eux.

Eh bien l’affiche à l’efficacité redoutable vient de faire son apparition jeudi à Genève. C’est un signe qui ne trompe pas: en plus du cirque, il annonce aussi la rentrée scolaire. Une perspective qui ne surprend guère, vu la température ambiante…

Mais je ne vais pas plomber d’avantage cette fin de semaine avec ce genre de considérations. D’autant que le ciel genevois devrait nous réserver autre chose que de la pluie. Un ballet d’avions, par exemple. Et puis les grands feux d’artifice.

Le clown de sortie peut attendre encore quelques jours…

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10/08/2017

Ils sont où, les bains?

C’est la colle du jour, posée à ras le bitume du quai Wilson: ils sont où, les Bains des Pâquis?

Ben par ici! Ah non… L’accès est totalement fermé de ce côté. Alors par là. Euh, tu crois? Je ne vois même pas l’entrée, avec toutes ces barrières. Seulement ce gros truc noir qui cache tout!

Au milieu du fatras des Fêtes de Genève, l’accès aux bains publics est plus qu’obstrué. On voudrait les condamner pendant cette période festive qu’on ne s’y prendrait pas autrement! Ainsi le gros truc noir, planté pile devant l’entrée des installations, est une tour de sonorisation, utilisée lors des feux d’artifice. Mais à ses pieds reposent de gros générateurs qui tournent souvent à plein régime.

Or ces engins, ça fait du bruit et ça pue méchamment. Ils sont donc à deux pas de la personne qui travaille à la billetterie des Bains et qui déguste grave. Tout le monde n’est pas à la fête!

D’ailleurs, il faut encore la trouver, cette billetterie. Les habitués y accèdent entre une haie de barrières où viennent se cadenasser, au fil des heures, des grappes de vélos. Et c’est vite plein comme un œuf. Au début des Fêtes, soit dit en passant, les camions livrant la buvette ne pouvaient décharger les marchandises, faute de place, et la Voirie avait renoncé à lever les déchets. Il a donc fallu entreposer en attendant 250 poubelles aux Bains, par temps de canicule, côté femmes. Bonjour l’odeur! Les choses se sont arrangées depuis.

L’entrée à la plage est une chose, la sortie en est une autre. Surtout si elle doit se faire dans l’urgence sanitaire: une ambulance ne peut pas en l’état se frayer un passage. Est-ce bien raisonnable?

Alors ils sont où, les Bains? Ils sont ouverts. Encore faut-il le savoir!

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08/08/2017

Une perle au lac

Assez rouscaillé, Julie. Donne plutôt dans le positif. Oui chef. Ça tombe bien, j’ai une histoire sympa sous le coude. La voilà.

Une retraitée genevoise reçoit l’autre jour la visite d’une amie fribourgeoise. Pour lui en mettre plein la vue, et parce que le cadre y est splendide et la cuisine agréable, elle réserve une table pour deux sur la terrasse de la Perle du Lac.

Les veinardes! J’aurais bien aimé être là en leur compagnie. Car à cette heure du jour, la température est délicieusement tiède, le lac fait toujours le beau et les oiseaux des arbres alentours assurent un fond sonore frais et joyeux. Ah, la sérénité de l’instant…

Les amies commandent leur repas avec deux décis de rosé. Très sages, ces dames.

Alors qu’elles viennent de trinquer et qu’elles papotent tranquillement autour d’une belle nappe blanche en tissu, un grand coup de Môlan renverse soudain le verre de l’invitée de Josiane sur son petit pantalon blanc d’été. Effet moche garanti!

Le serveur rapplique dare-dare pour régler le problème. Il propose à la cliente rincée au rosé de le suivre à l’intérieur de l’établissement. Elle en revient quelques minutes plus tard, vêtue d’un pantalon noir prêté par une serveuse, le temps qu’une bonne âme se charge de nettoyer le sien! On ne dira jamais assez les avantages d’une taille passe-partout…

Ce changement vestimentaire effectué, les retraitées reprennent leur repas en babillant de plus belle, la maison leur ayant offert une nouvelle tournée de vin pour l’accompagner.

En partant, la Fribourgeoise a récupéré son pantalon blanc lavé, séché et repassé! A l’œil, le service. Qui dit mieux?

Chapeau à ces employés prévenants qui savent encore choyer leur clientèle. Car la Genevoise retournera sur cette terrasse, c’est sûr. Avec ou sans Môlan, ce vent d’orage qui souffle sur le petit lac et qui réserve, parfois, de jolies de surprises.

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05/08/2017

Bonjour les Fêtes!

Vous êtes touriste et vous débarquez ces jours en voiture à Genève. La chose n’est pas totalement invraisemblable. Si vous arrivez par l’autoroute du lac, un grand panneau lumineux vous signale que le centre-ville est taxé «Trafic entravé». Ce qui, pour un habitué des lieux, n’est pas franchement une nouveauté.

Sauf qu’ici, l’information routière veut dire que c’est très, très, très bouché. A cause, ou grâce, aux Fêtes de Genève. La circulation locale est considérée comme fortement perturbée, au point de fermer la sortie lac de l’A1 en cette fin de semaine, ainsi que les quais.

Le pont du Mont-Blanc va lui aussi être partiellement fermé au trafic samedi soir pour faire place au grand bal populaire emmené par Alain Morisod et ses Sweet People. Il sera encore occupé dimanche par un brunch du terroir. C’est dire ça va bouchonner grave…

Bref. Oyez oyez braves gens de passage en ces contrées, c’est un peu le petchi en ville, mais quoi de plus normal? C’est la fête à Genève! Et ce n’est pas le cas tous les jours… Alors venez au bout du lac, on vous attend les bras ouverts!

On pourrait s’attendre, à l’arrivée en ville, à un message du genre «Bienvenue à Genève», histoire de soigner l’accueil. De montrer à nos hôtes qu’ils sont attendus aux Fêtes pour qu’ils se régalent, eux aussi, des feux, des animations et de la beauté de la rade, le tout dans une ambiance tropicale.

Or le touriste qui débarque ces jours à Genève en voiture voit juste ce «Trafic entravé». C’est sobre. Sec. Et ça refroidit les ardeurs.

Certes, la place est comptée sur ces panneaux d’information. Mais tout de même. Ça ne doit pas être bien sorcier d’imaginer une annonce qui fasse envie, pas seulement peur.

Question image de marque, peut donc faire mieux que ce «trafic entravé» désolant et peu vendeur qui brillera pendant toute la durée des Fêtes. Vivement que les feux d’artifice éclipsent tout ça!

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02/08/2017

Toujours fidèles au poste

On est rarement surpris en rentrant chez soi, au bout du lac, après quelques jours passés au loin. Elles sont toujours bien là, fidèles au poste. Je parle de nos chères genevoiseries… Celles qui pimentent la vie de la République, qui font beaucoup de bruit, de remue-ménage et de dégâts pour rien. Ou si peu.

Ainsi l’ancien chef des opérations de la police, sanctionné par l’administration suite à une manif houleuse, pourra réintégrer la grande maison après avoir été blanchi par la justice genevoise. Une institution qui vient d’être par ailleurs désavouée cet été sur deux grosses affaires par le Tribunal fédéral. Lequel n’a pas encore été saisi pour régler le différent opposant les forains aux autorités dans l’organisation des Fêtes de Genève…

A quoi s’ajoute encore la énième étude lancée pour la traversée de la rade et la polémique, qui n’en est pas vraiment une, concernant la Fête du 1er août organisée au parc La Grange unissant Suisse et Bénin. On ne s’en lasse pas, de ces genevoiseries. Quoique…

A propos de 1er août, un lecteur m’a fait part de sa surprise, pour de pas dire de son mécontentement, au sujet d’un brunch organisé dans une ferme de la campagne genevoise.

En allant ainsi déjeuner au vert, le citadin avait la certitude de consommer des produits locaux. Ce qui était le cas avec les différents pains proposés, les confitures et les gâteaux faits maison, le miel fourni par des abeilles butinant dans le coin. Un vrai régal.

Mais il s’est étranglé devant les pommes à croquer sur place. Elles avaient encore leur étiquette d’origine collée à la peau. Et d’où venaient-elles, je vous le demande? De Nouvelle-Zélande. On se pince!

S’il n’y a pas de pommes des vergers d’Arare ou de Versoix à manger en cette saison, autant s’en passer, non? Pourquoi faire traverser la moitié de la terre à ces fruits, alors que l’on chante en ces lieux les louanges de Genève Terroir, Terre Avenir?

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08/07/2017

C'est le pied!

Anne-Claire et Vincent ont toujours bien aimé marcher. Ils cheminent d’ailleurs ensemble, main dans la main, depuis plus de 40 ans. La Genevoise et le Belge ont chacun adopté la nationalité et la culture de l'autre. Et ils ont eu cinq enfants. Tous adultes aujourd’hui.

Et puis un jour, alors qu’ils faisaient leur balade dominicale, une idée un peu folle a germé: relier leurs deux pays. A pieds! Suffit pour cela d’allonger le pas sur les 800 km séparant leur maison de vacances, à Knokke-le-Zoute, à celle de Veyrier. Pour éprouver la solidité d’un couple, c’est parfait!

L’idée a fait son chemin. Mari et femme ont alors tracé une ligne droite sur la carte, fixé les 39 étapes à venir et travaillé leur forme physique. Ils ont décidé aussi de lever des fonds, avec leurs pieds (!) pour la bonne cause. Celle de l’association Le don du Chœur, œuvrant pour éducation d’enfants cambodgiens. D’où le nom de ce périple pédestre et solidaire: le pas du chœur.

Anne-Claire et Vincent ont compté que leurs quatre pieds feront un peu plus de 1 000 000 pas cet été… Le principe n’est pas de trouver des gens pour financer chaque pas: trop compliqué. A chacun de donner ce qu’il veut. Ou peut.

Le départ se fera le 5 août en Belgique, l’arrivée étant prévue à Veyrier, le 16 septembre, avec trois jours de pause au milieu et quelques étapes partagées avec des proches. Deux des filles du couple vont assurer le suivi sur les réseaux sociaux et sur www.lepasduchoeur.ch. Un site où figurent également les renseignements pour faire un don. Que cette marche soit donc profitable à tous!

Sur ce, je lève aussi le pied et vous retrouve ici début août. Allez, bon été!

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06/07/2017

Forcer la main

C’est l’histoire d’un homme qui s’offre, un jour, un abonnement demi-tarif CFF. Vous savez, cette carte qui vous permet de payer assez cher un service normalement hors de prix.

Bref. Il achète le document pour profiter de voyager à meilleur compte dans notre beau pays. Puis la vie étant ce qu’elle est, le Genevois décide quelques mois plus tard de prendre le large et de s’établir provisoirement en Asie du Sud. Où son SwissPass n’est plus d’une grande utilité.

N’allez pas croire qu’il cherche alors à se faire rembourser une partie de l’abonnement dont il n’a pas joui. Oh que non. Payé, c'est payé.

Ce qu’il conteste en revanche, et avec une belle énergie, c’est la reconduction tacite de son abonnement demi-tarif dont il avait oublié jusqu’à l’existence. Or le voilà piégé, au bout du monde, par le système des CFF.

Car si l’abonnement général est désormais résiliable de mois en mois, le demi-tarif annuel, lui, est renouvelé d’office. Sauf si son propriétaire se manifeste avant une date butoir.

Pour que l’entreprise fasse preuve de «souplesse commerciale» envers ce Genevois exilé, il devrait prouver ne plus vivre au bout du lac en lui fournissant une attestation du contrôle des habitants! On se pince!

Il se contentera d’envoyer à sbb.ch copie de son billet d’avion et du visa figurant dans son passeport, afin qu’on lui lâche enfin les baskets.

Aux dernières nouvelles, les CFF renoncent à lui vendre un demi-tarif inutile au Sri Lanka, ainsi qu’aux frais de rappel. Fin des menaces de poursuites aussi.

Pour éviter ces tracasseries, mieux vaut donc ne pas oublier l’échéance de son abonnement…

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04/07/2017

Chacun fait ce qui lui plaît...

«Je fais ce papier, mais je sais qu’il ne sera pas publié, il n’y a que ce qui vous plaît qui passe». Ainsi se termine, sans autre forme de salutation, une lettre manuscrite adressée à Madame ou pas. Moi, donc. La Julie. Oh là là, la grosse colère de la dame…

Faut dire qu’elle devait déjà en avoir gros sur la patate avant de prendre sa plume. La faute à sa voiture et à tout ce qui tourne autour: des frais à rallonge et l’impression tenace de se faire un peu rouler. Mais qu’y puis-je?

Alors voilà l’histoire: notre lectrice âgée amène un jour sa petite auto au garage afin qu’elle soit prête à passer la visite au service cantonal des véhicules. Le garagiste l’appelle peu après pour lui signaler que le klaxon ne fonctionne pas et qu’il faudrait s’adresser à un spécialiste de la chose.

Or, vérifications faites, il l’avertisseur sonore fait bien son «tuuut tuuut» réglementaire. Encore faut-il savoir l’actionner! Fin du premier acte et règlement de la première facture. Ce n’est hélas pas la dernière. Car le fonctionnaire qui examine ensuite à la loupe la voiture révisée annonce à sa propriétaire que les freins ne fonctionnent qu’à moitié. Il faut donc les refaire. Et rapporter le véhicule au garage. «Bonjour les frais!» s’énerve notre aînée.

Alors moi je fais quoi de tout ça? Je ne publie pas ce récit qui concerne relativement peu les piétons, les cyclistes et autres usagers des transports publics, quitte à fâcher encore plus l’automobiliste courroucée? Bon, Madame ou pas, me suis-je dit, passe-le quand même! On verra bien si ce papier plaira ou non aux lecteurs. Ils me le diront assez vite. Mais j’aurais au moins soulagé une lectrice âgée…

Et cette perspective me plaît plutôt bien! Comme celle de voir, en ce premier jour de semaine sans écoliers ni profs, les jardiniers qui bichonnent de superbes plates-bandes de fleurs aux Bastions, dont les pelouses se remettent à peine de la Fête de la musique et des Promotions. La ville commence à se sentir en vacances. Ses habitants aussi. Et ça leur plaît!

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01/07/2017

Par ici les bons plans

Faire envie ou pas, disais-je l’autre jour, à propos de ces «SALE» qui salissent les vitrines de certains commerces, en ces temps de grande braderie.

La meilleure, dans toute cette sale histoire, c’est qu’en anglais «sale» (au singulier) ne signifie pas «soldes» mais simplement «vente» me signale An, fort à propos. Elle enfonce encore le clou: «donc tous ces magasins annoncent… qu’ils vendent. Ou qu’ils espèrent vendre, ce qui est encore une autre paire de manches soldées».

Pour signifier que de bonnes affaires se réalisent chez eux, les commerçants qui persistent à causer en anglais aux Genevois devraient écrire «sales» au pluriel, tant qu’à faire. «Mais allez leur dire de changer, personne ne vous croit!»

La preuve? Il y a même de «super sale!» qui ont fait leur apparition dans la succursale d’une grande enseigne vendant de l’électronique. Beurk. Perso, je préfère le normal propre. Ça me fait bien plus envie.

Cela dit, ce qui importe vraiment, en cette fin de semaine, c’est la fin de l’école! Ou le début des vacances. La République se vide alors de ses enfants, et tout est fait pour combler cette absence, avec des tas d’animations, de fêtes et de festivals.

J’ai donc eu envie de savoir de quoi sera fait mon été genevois et suis partie en chasse de ce fameux calendrier de poche des activités proposées ici en juillet-août. Un joli petit truc bien fait, pratique, illustré par de jeunes artistes. Je l’ai cherché partout, mais suis rentrée bredouille. Mince. Est-il déjà épuisé?

Même pas. C’est vite vu, il n’existe plus! Pour le remplacer, la Ville a rassemblé les informations utiles dans un tiré à part de l’édition de l’agenda du magazine «Vivre à Genève», le n° 71. Soit 24 pages de bons plans, de juillet à octobre, téléchargeables au besoin sur le site de la Municipalité. Alors tant pis pour le joli calendrier si pratique. Et bonnes vacances au bout du lac!

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29/06/2017

Faire envie, ou pas

Nous vivons actuellement la période des soldes d’été. Et que voit-on encore et toujours devant certains magasins? Des vitrines avec «SALE à l’intérieur». Voire SALE tout court. Ce qui est peu ragoûtant, vous en conviendrez, si l’on prend l’information au pied de la lettre française.

«C’est tout de même incroyable de se voir imposer l’anglais à toutes les sauces dans un pays où l’on parle quatre langues!» s’énerve Jean-Claude. «A quand une décision du Conseil d’Etat pour interdire cette pratique? Neuchâtel l’a bien fait! Personnellement, je «boycotte» ce type de magasin».

Voilà qui est dit. Ce citoyen du bout du lac n’est pas le seul à s’agacer de cet usage. En vain, semble-t-il. Quand le pli est pris, difficile de revenir en arrière. C’est qu’il faut être de son temps, avancent certains commerçants, la bouche en cœur. On simplifie, on unifie: c’est Sale pour tous, point barre. D’ailleurs, où est le problème? Tout le monde comprend l’english.

Et qu’importe si l’on froisse en passant quelques Genevois râleurs. L’important c’est de toucher les autres. Les touristes et les «expates». Comme s’ils ne pouvaient pas comprendre ce que signifient les soldes! Suffit de voir les prix barrés de rouge en vitrine ou sur les rayons pour capter le message.

A l’heure où les affaires ne sont pas forcément au beau fixe dans le canton, la faute à l’e-commerce ou au tourisme d’achat dans les régions voisines plus avantageuses, il est assez dommage que des magasins du coin persistent avec l’usage de cet anglicisme, au risque de perdre une partie de leur clientèle.

Ces commerçants semblent avoir oublié un truc important de leur métier: pour que les clients achètent, il faut qu’ils en aient l’envie! Qu’ils soient alléchés. Et pas seulement par les prix.

Or la perspective d’acheter du sale, à proprement parler, ça débecte…

Vive les soldes, donc!

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