08/02/2017

L'arnaque au bébé

Avis aux personnes âgées qui viennent toujours en aide à leur prochain.

Si une jeune femme paniquée vous aborde en disant qu’elle a enfermé son bébé dans la voiture par accident, qu’elle n’a pas de natel pour appeler un garage et qu’elle vous demande d’aller le faire à la cabine téléphonique du coin, méfiance, méfiance.

Et pour une fois, dites non. Car c’est une arnaque! Elle a déjà fait plusieurs victimes à Genève, toutes âgées...

La gredine, qui sait si bien jouer la comédie, agit toujours selon le même mode opératoire, selon la police. Elle vise une grand-maman, la conditionne et l’embobine, comme ce fut le cas dimanche de France, qui s’en revenait de l’église.

Quand elle entend cette histoire, l’aînée ne réfléchit pas une seconde. Un bébé enfermé à sauver, vous pensez! Elle n’écoute que son bon cœur et suit la jeune femme jusqu’à la cabine.

Là, elle apprend que les téléphones publics fonctionnent aussi avec des cartes de débit. Tiens donc, se dit-elle.

Mais pas le temps de s’étonner. La fausse mère la presse de faire vite: bébé attend! La vieille dame enfile alors sa Maestro et compose son code quasi sous les yeux de l’intruse qui mémorise vite et bien la combinaison gagnante.

La voleuse n’a plus qu’à subtiliser habilement la Maestro. France croit que c’est la machine qui a gobé sa carte. Or elle est déjà dans la poche de l’autre.

Le temps de réaliser ce qui lui arrive, la grand-maman rentre vite à la maison pour avertir sa banque. Trop tard! Son compte est déjà vidé de 4000 francs…

D’où ce conseil: ne faites jamais de téléphones en urgence pour autrui avec une carte de crédit. Préférez le natel. Et encore…

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07/02/2017

Des clés si tentantes

C’était un vendredi du mois de janvier. Il faisait ce soir-là un froid de canard, aiguisé par une forte bise. Ça vous rappelle de bons souvenirs?

Nullement refroidi par les éléments, un Genevois pose sa voiture rue de l’Université pour aller s’engouffrer un peu plus loin dans un bar de Plainpalais et y prendre un café avec un ami.

Tous deux dégustent leur petit noir et refont le monde lorsque le téléphone de Monsieur sonne. C’est Madame. Elle vient de recevoir un coup de fil de la police municipale. Et ça le concerne.

Le mari balise vite, il en a des sueurs froides. Qu’ai-je donc fait, c’est grave? Non, mais la police t’attend devant ta voiture. Tu as juste oublié les clés sur la portière…

Notre distrait fonce et découvre, devant sa vieille Peugeot, deux municipaux congelés surveillant sa voiture par moins je ne sais combien de degrés en dessous de zéro. Braves gens!

Ce sont les jeunes qui les ont avertis, au lieu de prendre la clé des champs avec cette voiture qui s’offrait à eux. Braves jeunes!

Après les vérifications et remerciements d’usage, tout ce petit monde file se mettre au chaud. Sympa, non?

Ça me rappelle une fameuse histoire pâquisarde, au temps où il n’y avait pas de surveillance vidéo dans l’espace public. Un boulanger dans la lune avait livré son pain de bon matin dans un restaurant et il était reparti en oubliant son trousseau de clés sur la porte.

Les dealers du coin, qui ont les yeux partout, s’en étaient vite rendu compte. Ils avaient alors prévenu la police, pour éviter un vol! Et quelques ennuis en perspective. La patronne du restaurant en rit encore.

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06/02/2017

La passerelle flottante

Ça déménage, dans la rade!

Et je ne parle pas du lac chahuté par les rafales de vent, samedi. Non, là c’est du gros, du lourd, du métallique qui bouge.

La passerelle flottante du Mont-Blanc va bientôt se faire la malle pour aller voir ailleurs si c’est mieux. Ou plus calme…

Il s’agit donc bien de la passerelle qui assure la liaison piétonne, côté rive droite, entre les quais des Bergues et ceux du Mont-Blanc, et qui se glisse sous le pont du même nom. L’ouvrage permet la promenade à fleur d’eau, à hauteur de canards et à l’abri des nuisances de la circulation. Le rêve, ou presque. 

En bien les piétons vont devoir se passer de cette liaison sécurisée pendant quelques semaines.

Depuis ce lundi matin, l’accès à la passerelle leur est interdit. Sous peu, des spécialistes viendront couper les amarres entre la barge et les quais afin de la déplacer plus loin.

Mais à quoi rime tout ce bazar, je vous le demande?

Aux travaux en cours dans la rade! Deux barges s’y activent pour poser, au fond de l’eau, de gros tuyaux nécessaires au réseau de chauffage à distance Génilac. La passerelle est donc déplacée par mesure de sécurité.

Elle ira se positionner devant le Jardin Anglais pour y rester le temps du chantier. Le temps aussi d’être inspectée de fond en comble. Certains songent déjà à remorquer l’ouvrage jusqu’à Lausanne pour des travaux de réfection. Mais ceci est encore musique d’avenir.

Pour l’heure, les piétons regrettent déjà leur promenade au fil de l’eau…

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04/02/2017

Nouvelle arnaque

Après le faux neveu, la fausse bague, le faux gain au loto et autres fausses pistes, voici une vraie nouvelle arnaque.

Enfin, nouvelle pour moi et pour le senior qui m’en a informée. Car la brigade de police qui s’occupe de ce type d’escroquerie la considère déjà comme courante.

Venons-en au fait: un as de la fauche commande un produit par Internet au nom d’une autre personne. Comment? J’en sais trop rien. Mais lui le sait…

L’escroc guette ensuite le facteur lorsqu’il livre l’objet de ses attentes à l’adresse indiquée. Puis il s’empare du petit colis avant que son prétendu destinataire ne le découvre dans sa boîte aux lettres. Ni vu, ni connu.

Et alors? Alors les rappels de facture et autres joyeusetés parviennent à la personne censée avoir commandé le produit. Bonjour les ennuis!

Il arrive que des victimes de ce type d’arnaque, dépassées par les événements, se taisent et raquent. Dommage.

Mais il arrive aussi que le malfrat soit pris de vitesse et ne puisse jouir de sa combine. Bien fait!

Fin janvier, un Genevois relève son courrier et découvre un paquet avec un bulletin de livraison. Késako? C’est un article commandé en ligne à son nom. Or il n’a rien demandé du tout. Surtout pas une ceinture à 310 francs!

Renseignements pris, il apprend par l’expéditeur que son adresse a été usurpée. Ben voyons! Il est donc invité à retourner l’article et à porter plainte auprès de la police.

Tous les lésés devraient faire cette démarche pour permettre à nos fins limiers de remonter la piste des arnaqueurs. Mais un autre conseil peut être aussi donné. Surveillez vos boîtes aux lettres…

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03/02/2017

Très cher Express

Il fut un temps l’on n’avait que toi, cher Express, pour acheminer nos courriers ultrapressants en Suisse.

On se rendait à la poste voisine et hop, tu filais sans demander ton reste et tu arrivais toujours à temps. Tip top!

Ton service n’était déjà pas donné, mais l’on pouvait encore se l’offrir et compter sur toi. Or tout ça, c’est du passé.

Tu existes toujours, cher Express, mais la concurrence est toujours plus rude, entre les courriers électroniques et la libéralisation du marché postal. Tu dois trouver les moyens de survivre dans cette jungle.

Alors tu t’adaptes. Tu renchéris. Mais les clients ne sont pas tous au courant que les temps ont changé.

Tiens, un Genevois t’a demandé, l’autre matin. Il voulait expédier une lettre à Lausanne par tes soins.

L’employée lui a demandé 50 balles! Non, 49, pour être précise. C’est une plaisanterie? Hélas point, cher Monsieur. Notre Genevois a vu rouge.

Alors tu dis quoi pour ta défense, cher Express?

Voyons… Je signale que mon prix est forfaitaire. Il est intéressant pour des clients qui envoient des colis jusqu’à 30 kilos, mais pas trop pour des lettres.

Mes patrons précisent que 49 francs, c’est le juste prix pour un service supérieur. Car je n’ai rien du produit standard, moi! Il me faut un transport spécial, et cela a un coût, n’est-ce pas?

Et puis j’existe aussi en mode Express lune. Bon, une nuit passe entre l’envoi et sa réception le lendemain, avant 9 h. Mais ça coûte sensiblement moins cher: 16 francs seulement. Tu prends?

Non, trop cher Express, je ferai sans toi! Je vais prendre le recommandé. A moins de livrer le courrier moi-même.… 

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02/02/2017

L'embellie passagère

Oui je sais, il y a des sceptiques.

Ces gens-là sont capables de nous dire, sans sourciller, que le temps n’influence en rien l’humeur humaine. Que notre état d’esprit n’a rien à voir avec les caprices de la météo. Mon œil! Suffit de voir dans quel état second nous étions hier…

Car cette embellie passagère, avec sa douceur extraordinaire et lumineuse survenant après de longs jours gris et froids, a transformé jusqu’aux plus grincheux de service. Je n’invente rien. Suffit d’ouvrir les yeux.

J’ai ainsi surpris des passants, sourire aux lèvres, marchant au ralenti dans les rues pour profiter pleinement de l’instant présent. Il y a soudain de la légèreté dans l’air. Un sentiment de détente, de bien-être. C’est cadeau!

Mais un temps pareil, un 1er février, ça ne peut pas durer, forcément. Il se déguste alors comme une parenthèse heureuse. Une réserve de tiédeur pour affronter le retour des jours perturbés. Je parle toujours météo, donc.

Tout occupé à prendre du bon temps, en ce mercredi béni, le corps se détend complètement à l’heure où le soleil est au plus haut. C’est à ce moment précis que des cris déchirants viennent trouer sa félicité…

Surgies de nulle part, les sirènes hurlent et s’époumonent à n’en plus finir. Quand l’une cesse, l’autre prend le relais en modulant son cri désespérant. Comme si cela ne suffisait pas une fois, elles recommencent. Jusqu’à en perdre la voix. Et nous la tête.

On a beau être averti, ça glace les sangs, ces sirènes d'alarme. Ça jette un froid. L’hiver reprend vite le dessus.

Fin de l’embellie passagère. Dommage. 

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01/02/2017

La lanterne rouge

Ceci n’est pas le résultat d’un sondage mais d’une étude menée par Avenir Suisse, le laboratoire d’idées libérales. Histoire de préciser d’où ça vient.

D’après ce classement basé sur une trentaine de critères, Genève a remporté, fin 2016, la palme du canton le moins libre de Suisse. Mince alors!

Le moins libre? Mais de quoi je me mêle? s’insurgent déjà les citoyens du bout du lac. D’ailleurs, ça signifie quoi?

Ça signifie que par rapport aux Argoviens, sacrés champions suisses en matière de libertés économiques et civiles, les Genevois sont à la peine, bien loin derrière.

Et de quoi souffrons-nous donc, aux yeux d’Avenir Suisse? De toutes ces entraves économiques que sont une charge fiscale trop élevée, des fonctionnaires trop nombreux, trop de radars fixes, trop de temps pour obtenir un permis de construire, trop de restrictions dans les horaires d’ouverture de magasins, etc. Trop, trop, trop d’entraves. Pas de quoi s’affoler.

Car bien que Genève soit «l’éternelle lanterne rouge» de ce classement, il lui arrive d’être excellente. Dans l’imposition du second revenu d’un ménage, ou la vidéosurveillance. Là, on est top. Ouf!

Et quand notre canton accepte que ses transports publics soient des supports publicitaires, est-ce un bon ou mauvais indice de liberté, pour Avenir Suisse?

Nous sommes devenus ici champions dans l’habillage intégral de trams, et maintenant des Mouettes. Or c’est trop, trop, trop moche, non?

Les autres cantons suisses l’ont bien compris, manifestement. Leur flotte de véhicules est plus à l’abri de ces appétits publicitaires. Elle est encore libre… 

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31/01/2017

Une si triste mouette

Elle est tout sauf rieuse, cette Mouette!

Toute de noir drapée, elle va et vient dans la rade depuis décembre dernier, comme une âme en peine.

Lorsqu’elle traverse les voiles de brume hivernale ou glisse sur les eaux froides et sombres de la cité, cette sinistre vision file vite des frissons.

L’embarcation est pourtant une Mouette genevoise. Sa couleur jaune a simplement été recouverte de noir, et d’un peu de bleu, par «tppub», une entreprise de publicité mobile.

L’habillage intégral du bateau a été voulu et payé par une grande marque horlogère. Impossible de savoir auprès des vendeurs de pub combien de temps durera la campagne. Six mois au moins. Ou un an. Voire plus. Au secours!

Car c’est triste à mourir! Cette mouette solaire qui vire au charbon fait penser à ces vieux corbillards flottants utilisés à Venise pour conduire les défunts à San Michele, l’île cimetière. Sauf qu’ici, elle trimballe des vivants des Pâquis… au Port Noir. Décidément, on ne va pas s’en sortir!

Et puisque l’on parle couleur, je voudrais juste rappeler qu’avant d’être semblables à des canaris, les Mouettes genevoises étaient blanches. Comme les oiseaux du même nom qui trouvent refuge et s’épanouissent dans la rade.

Ce n’est peut-être pas pour rien que le blanc des bateaux se marie si bien à l’eau. Surtout quand leurs flancs sont libres de tout slogan. Alors je dis: de la publicité, oh oui, mais dans les canards. Pas sur les mouettes!

Parce que depuis Sarcloret, on sait tous à Genève que les Mouettes, c’est chouette.

Or là, c’est plutôt corbeau…

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30/01/2017

Le piège du siège

Notre société est faite pour les gens jeunes et bien portants. Riches aussi, mais ceci est encore une autre histoire.

Les vieux et les malades n’ont donc qu’à se dépatouiller tout seuls et faire au mieux. Or le mieux, ce n’est souvent pas terrible… Ce qui les fatigue davantage, voire les énerve carrément.

Un exemple tout bête? Le coup du siège profond sans accoudoir! J’avoue que je n’y aurais jamais pensé si une vieille amie ne me l’avait pas signalé.

Pour cette dame âgée, le cas de figure le plus agaçant se rencontre dans la salle d’attente de certains toubibs de la place, quand ce n’est pas dans leur salle de consultation.

La pièce réservée à l’attente est généralement meublée avec goût. Il y a là des plantes vertes et des revues disposées sur une table pour que les clients patientent en les feuilletant, bien installés dans des canapés design assez bas.

Les minutes passent, le temps s’étire. Quand une blouse blanche vient enfin annoncer à cette dame à mobilité réduite que son tour est venu, c’est vite vu, elle reste scotchée sur place. Elle ne peut plus se redresser, n’ayant rien sous le coude, ou la main, pour prendre appui. Il faut alors quémander de l’aide. Une fois de plus.

Enfin, face au docteur, un autre siège profond et sans accoudoir l’attend. Quelle tuile! La patiente sait déjà qu’elle ne pourra pas s’en extirper seule. Alors quoi, elle s’échoue là tristement ou elle rentre droit chez elle, pour ne pas être minée par ce piège de trop?

Il suffit parfois d’un simple accoudoir à un siège pour faciliter la vie des gens malades ou âgés. Les toubibs devraient le savoir, c’est pas sorcier!

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28/01/2017

Le Salève, aller-retour

Foutu stratus! Il finit par nous plomber sérieusement le moral et nous donner des envies d’ailleurs...

Pour quitter leur cuvette remplie de grisaille brouillardeuse et cafardeuse, les Genevois sont prêts à tout. Comme  faire beaucoup de bagnole dans l’espoir de voir un coin de ciel bleu.

Ainsi Regina. Dimanche dernier, elle et sa famille décident d’aller chercher le soleil là-haut, sur la montagne, et y faire une promenade pour se requinquer.

Départ en voiture pour le Salève, en montant par Monnetier. Naturellement, ils ne sont pas les seuls à avoir eu cette lumineuse idée. Ce qui fait que plus ils montent, plus il y a du monde.

Des véhicules, parqués non-stop au bord de la route, ne laissent passer que la file qui monte et celle qui redescend. Bonjour les pots d’échappement!

N’étant pas du genre à abandonner leur auto n’importe où, et n’ayant pas trouvé de lieu de stationnement en haut du Salève, la famille choisit de redescendre par la petite route du col de la Croisette, en espérant trouver en route une petite place où se garer.

Las. De ce côté-là, c’est le rallye des grands jours, le bouchon total. Et pas vraiment de soleil par-dessus tout ça. Dépités, les Genevois replongent alors progressivement dans la peuf et rentrent chez eux. Cette virée de 68 kilomètres au compteur leur aura pris une heure trente, sans sortir de leur voiture. Regina et les siens sont ensuite partis se balader dans le brouillard tant ils avaient besoin de se défouler.

Moralité:  prenez le téléphérique!

Cette ligne droite reste le plus court chemin entre deux points. La plus sûre et la plus rapide aussi. Elle vous conduit droit au septième ciel. Enfin, presque!

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26/01/2017

Nouer des contacts

Serviables et honnêtes, les jeunes? Oui, même s’ils sont parfois maladroits…

L’autre soir, Denise s’en va récupérer sa voiture dans le quartier de villas où elle est garée. Et là, que voit-elle? Son rétroviseur est démoli et pend misérablement dans le vide.

L’automobiliste n’a pas le temps de pester contre inconnu que déjà elle voit un billet posé sur le pare-brise. Sur ce bout de papier figurent le nom du jeune homme coupable du dommage ainsi que son numéro de téléphone.

Elle apprendra plus tard, par une connaissance, que le garçon est allé sonner à la première porte venue pour demander de quoi écrire, n’ayant rien pour le faire. Un portable, ça ne règle pas tout! Certains fautifs en auraient profité pour filer à l’anglaise. Pas lui.

Denise prend donc contact avec le jeune qui se rend bientôt chez elle pour constater les dégâts. Il lui propose d’effectuer les réparations lui-même, étant mécanicien. Elle est partante. Aujourd’hui, les réparations sont faites et tout s’est arrangé simplement, à la satisfaction de tous. Sympa, non?

Ce qui serait aussi sympa, c’est que Christine puisse entrer en contact avec un club de marcheuses répondant au doux nom de «Perruches». Celles-ci sillonnent le canton de Genève tous les mardis, si j’ai bien compris. Et Christine aimerait bien se joindre à elles.

Comment les trouver? Ces charmants oiseaux ne figurent pas dans le bottin, encore moins sur Internet. Alors si une Perruche se reconnaît, qu’elle se manifeste et je ferai le contact. A moins que ces dames de 50 à 89 ans ne préfèrent jaboter ou gazouiller qu'entre elles en cheminant. Mais j’en doute!

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25/01/2017

Fin de la récréation

La trêve publicitaire aura été de courte durée!

Les grandes et belles plages blanches affichées depuis le 30 décembre dernier sur quelque 3000 panneaux de la Ville de Genève sont en voie de disparition.

Les affaires sont les affaires…

Pris d’assaut par les créatifs de la République, estomaqués d’avoir eu de telles surfaces d’expression à portée de main, ces panneaux retrouvent donc leur vocation première. La pub est de retour!

Terminées les grandes envolées poétiques sur les pages blanches, finis les slogans décalés, les encouragements à sourire, à être heureux, les clins d’œil marrants ou impertinents, les interventions artistiques de Charles Drawin, les prises de tête, les surprises au coin de la rue. L’imprévu n’est plus au rendez-vous.

Pas de doute, la récré est terminée!

Place à nouveau aux messages rentables et formatés. Ici l’on vend des produits. Là des idées. Et encore…

Des photos léchées et bien cadrées sautent au visage du passant, avec des invitations à consommer à peu près tout et son contraire.

Sur les affiches hautes en couleur des prochaines votations, des mots d’ordre disent l’essentiel de la politique. OUI. NON. Ou dans le sens inverse.

Face à cette déferlante de messages qui l’assaillent et le saturent déjà, le passant se prend à rêver d’autre chose. La publicité, ça fait vivre. Certes. Et ce n’est pas une plume de la presse écrite qui va dire le contraire. Mais tout de même. Une petite trêve publicitaire dans l’espace public, comme celle vécue en début d’année, c’est à refaire. On a tous besoin de récréation!

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24/01/2017

Jeunesse serviable

Avec le stratus tenace qui pèse sur nos têtes, le froid qui persiste, les mauvaises nouvelles qui affectent la presse romande, la grippe qui frappe, et plus tout le reste, autant varier les plaisirs!

Je vais donc y aller tout doux en ce début de semaine pour ne pas ajouter une couche supplémentaire à la morosité ambiante…

Alors voilà. Madeleine a pris la peine de m’écrire une lettre manuscrite à l’encre bleue pour dire à quel point elle était épatée par la gentillesse et la serviabilité de la jeunesse d’aujourd’hui. Exactement!

Cette dame âgée et handicapée s’est rendue début janvier au cinéma de la Praille. En arrivant dans la salle, juste avant le début du film, elle entreprend la périlleuse descente des marches en se tenant tant bien que mal à la paroi. Il ne fait pas bon être vieux et à mobilité réduite…

Un jeune homme surgit alors derrière elle et lui propose son bras pour l’aider à gagner sa place, au 4e rang. Elle l’accepte avec plaisir.

Parvenue à son fauteuil, Madeleine remercie chaleureusement le garçon et profite pleinement de la séance. Une fois le générique du film terminé, quand les lumières se rallument et qu’elle revient à la réalité, qui voit-elle devant elle?

Son jeune chevalier servant! Il vient spontanément l’aider à remonter les marches et gagner la sortie. Trois de ses amis les attendent en haut de la salle pour veiller à ce que tout aille bien.

«A peine 20 ans et une telle attention à l’autre! J’étais émue et reconnaissance», écrit Madeleine. «Ce n’est pas la première fois que je reçois de l’aide, mais à ce point, c’est inouï!»

Oh oui! Et ce n’était pas du cinéma…

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23/01/2017

Chassez le naturel

Ah, les promenades du dimanche à la campagne…

Qui n’a jamais fait ce genre de balade pour s’aérer les poumons, se vider la tête et se dégourdir les jambes? Certains chanceux le font même tous les jours. Avec la certitude de se faire du bien.

Oui mais. Il arrive que des éléments extérieurs gâchent ces retrouvailles entre soi et la nature: les chamailleries des enfants; la sonnerie du portable; le bruit des voitures au loin ou ces déchets de toutes sortes qui troublent la vue et font vite monter les tours.

La bise de ces derniers jours a balayé sur son passage plastiques et papiers qui s’accrochent où bon leur semble, formant des paysages disgracieux. Mais ce n’est pas le pire, aux yeux de Valérie.

Cette dame qui marche régulièrement des heures dans la campagne genevoise avec son chien est sidérée de trouver presque tous les jours le long des chemins, derrière des arbres isolés ou en forêt des déjections humaines, signalées par la présence de mouchoirs en papier. Ce genre de saleté attire son animal de compagnie, et c’est peu ragoûtant.

Ainsi donc des promeneurs endurcis se soulagent, les fesses à l’air, dans le froid polaire! Grand bien leur fasse, pour autant qu’ils laissent place nette derrière eux. Or ces adeptes du retour à la nature ont plutôt du sopalin sous la main. Et peu de scrupules.

«En tant que propriétaire de chien», relève Valérie, «j’utilise des sacs ad hoc pour ramasser ses excréments et je le fais scrupuleusement, par respect de chacun, et pour des raisons sanitaires aussi.» Qu’on étende donc cette obligation aux fèces humaines. Car elles ne polluent pas seulement la vue…

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21/01/2017

Mettre le feu au lac...

Qui l’eût cru possible, à cette saison?

Il faut décidément ne pas avoir froid aux yeux, ni ailleurs, du reste, pour se lancer dans pareille aventure!

Ainsi donc, en ce samedi du mois de janvier, alors qu’il fait quelques degrés en dessous de zéro et que le stratus plombe le ciel, plus de mille volontaires vont mouiller leur maillot lors de l’Antigel Run. Un truc de givrés…

Mais c’est quoi encore cette invention? C’est une course à pied polaire et populaire, ouverte aux sportifs de tous âge et destinée à «réveiller l’hiver genevois!»

Ben oui, c’est vrai. On finit par s’avachir, à ronronner paisiblement au chaud en attendant que passent les frimas. Allez, hop hop hop, on se bouge, on chausse les baskets à crampons, on sort les moufles, on ajuste les frontales, et c’est parti, mon kiki!

Ces joyeux drilles vont donc courir dans des températures peu propices aux efforts. Tout ça par plaisir. Et pour mettre le feu au lac, en guise d’apéro au prochain Festival Antigel.

Pourquoi le feu au lac? Parce que le point de départ de la course est fixé à Baby Plage, à deux pas de la Brise (la statue, donc), à trois pas du Léman, et parce qu’elle va briller de mille feux.

Comme à l’Escalade, plusieurs courses vont se succéder dans l’après-midi, du bord du lac aux parcs voisins. Puis viendra la course nocturne: les participants sont invités à se munir de frontales, lampions, guirlandes, bref, de tout ce qui brille et illumine.

Cet éclairage féerique ne sera pas de trop pour traquer la perfide plaque de glace. Les coureurs sont avertis. On est tout de même en hiver. Une saison où l’on se luge, de préférence…

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20/01/2017

L'ascenseur à vélo

La récente fermeture de l’ascenseur du Seujet fait le désespoir des nombreux pédaleurs et piétons qui l’empruntent au quotidien.

Au secours! Les travaux annoncés vont durer trois mois… Autant dire une éternité, pour ses fidèles usagers.

Bien vite, la rumeur enfle parmi les cyclistes abonnés à cette liaison. Ils ont peur de ne plus pouvoir utiliser le monte-charge panoramique qui relie le quai du Seujet à la rue de Saint-Jean quand il sera refait tout beau tout neuf. Et le font savoir.

Faut dire que cet élévateur se trouve sur le domaine privé. Les piétons y sont certes tolérés, mais les vélos interdits. Or près de 700 cyclistes s’y engouffrent chaque jour pour faire les six étages à l’œil et le muscle au repos. Ils prennent vite pas mal de place dans la cabine et contribuent à l’usure de l’ascenseur. Alors ça fait des histoires, forcément.

Ces litiges sont terminés. Je vous dis la bonne nouvelle de ce début d’année? Grâce à une convention passée entre les divers propriétaires de l’immeuble et le Département de Pagani, l’ascenseur du Seujet est devenu d’usage public.

La Ville de Genève va ainsi financer pour moitié le remplacement de l’installation, et pour moitié ses frais d’entretien, afin de faciliter la mobilité de ses contribuables!

Quand l’ascenseur sera enfin remis en fonction (trois mois, tout de même!) les deux roues n’y seront plus interdits et les cyclistes plus amendables. Mieux: il ne devrait plus y avoir de tensions entre piétons et pédaleurs, l’espace étant désormais ouvert à tous.

Il se partagera au printemps de 6 h à 22 heures en semaine et de 8 h à 22 h le dimanche. On se réjouit déjà!

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19/01/2017

Vous avez dit froid?

«Mains froides, cœur chaud!»

Cette expression populaire s’est imposée au fil du temps comme une évidence. Sauf qu’avec la bise et les températures négatives de ces jours, ce ne sont plus seulement les mains qui sont glacées. C’est tout le reste. Le cœur risque de devoir batailler ferme pour réchauffer tout ça…

Car, comme dirait l’autre, il fait une de ces cramines! Ça caille dur. Ça pince ferme. Pour l’exprimer plus crûment encore, on se les gèle! Ou on se les pèle, tant qu'à faire.

Il fait à n’en pas douter un froid de canard. Un froid de loup, un froid de chien, voire un froid de tous les diables, il n’y a que l’embarras du choix.

Certains anciens parlent même de froid de gueux, ceux-ci n’ayant pas les moyens de se protéger contre ses morsures.

«Saint-Martin a donné la moitié de son manteau à un pauvre: comme ça, ils ont froid tous les deux…» lâchait, fataliste, le poète Jacques Prévert.

Bref, le froid peut être parfois si fort qu’il est à pierre fendre. Il devient sibérien, quand il ne vire pas carrément polaire. De quoi bleuir ou blêmir à son contact.

Pour éviter alors tout refroidissement, rien ne vaut un petit grog. Ou une infusion. Or il arrive parfois qu’une telle boisson chaude soit de nature à jeter un froid…

Monsieur Arthur n’a toujours pas digéré sa verveine prise l'autre jour chez Ladurée. Une consommation facturée 10 francs. Servie certes dans une très jolie théière, mais sans même un mini macaron, spécialité de la maison. Mais il y a le cadre, cosy. Plus le chauffage assuré.

Et quand il fait froid, ça compte!

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18/01/2017

La Bise, ou La Brise...

Il n’y a vraiment qu’elle pour être si dénudée par un temps pareil!

Alors que les passants avancent dans le froid polaire bardés d’écharpes, de bonnets et de grosses vestes chaudes, alors que le lac gronde et se déchaîne presqu’à ses pieds, la belle résiste… en tenue d’Eve.

Les seins à l’air et alertes, les fesses nues et les jambes à peine entravées par une pièce de tissu, elle semble vouloir aller se tremper dans les flots comme le font, sur la rive d’en face, quelques nageurs téméraires.

Sauf qu’elle, "La Bise", ne peut rougir sous l’effet du froid ou avoir la chair de poule. Sa peau est de pierre! Elle affronte donc sereinement les éléments, comme le regard des gens. Et ne craint rien. Pas même la neige ou les glaçons.

Le seul point qui pourrait la troubler, c’est son nom. Pour les uns, dont je suis, elle s’appelle depuis toujours "La Bise", et pour les autres, "La Brise".

Vous voulez savoir d’où peut venir la confusion? Il faut pour cela remonter jusqu’en 1939 et au concours organisé par le Département fédéral de l’intérieur et la Ville de Genève pour aménager le quai Gustave-Ador. C’est le projet d’Henri König, "La Brise", qui est finalement retenu et réalisé, devant "La Bise" de Maurice Sarkissof.

Or les sculpteurs avaient tous deux, à l’origine, appelé leur étude "La Bise"! König avait donc dû changer le nom de sa création pour éviter toute confusion.

Après sa pose aux Eaux-Vives, en 1941, la sculpture fait vite polémique. Exposée comme elle l’est, les Genevois l’adoptent raisonnablement comme étant "La Bise". Comme le vent qui nous gèle aujourd’hui. Ou le bisou qui nous réchauffera...

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17/01/2017

Quel barnum!

Tout passe, tout lasse, tout casse. Même le cirque de papa!

Le célèbre Barnum, (Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus, pour tout dire) annonce sa mort à venir pour le mois de mai. C’en est donc fini du «plus grand spectacle du monde» qui aura fait rêver, depuis 1871, des millions d’Américains, mais aussi d’Européens lors de tournées mémorables.

Un poids lourd du divertissement populaire s’en va. Une époque aussi. Celle du gigantisme des productions, des performances réalisées avec des animaux et autres «curiosités».

Comme tant d’autres, ce spectacle d’arts vivants a subi la concurrence de la télévision et l’érosion progressive de son public, attiré par d’autres sirènes.

Mais ce sont les milieux de défense des animaux qui lui ont porté le coup de grâce: en mai 2016, par gain de paix, Barnum renonçait à ce qui était pourtant le clou de son programme: les éléphants! Leur absence aura finalement précipité la baisse des ventes de billets et poussé à cette sortie de piste.

L’absence des éléphants. Ça vous rappelle quelque chose? En 2016, la famille Knie a aussi gommé les pachydermes de sa tournée, pour la première fois de son histoire. Et après les éléphants, exit les chevaux, les lamas ou les chiens?

Pour rester dans le politiquement correct, peut-être que les directeurs de cirque seront condamnés, un jour, à remplacer les animaux par des robots. C’est très mode, les robots!

Et puis ce sont des bêtes propres, lisses, dociles et prévisibles. Avec elles, plus de sciure, de paille et d’odeurs fauves sous le chapiteau. Fini, tout ce barnum! Quelle tristesse…

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16/01/2017

Plus tôt, l'ouverture

Surprise! Depuis une semaine, la Coop de mon quartier ouvre ses portes à la clientèle à 7 h 30 pétantes. Soit une demi-heure avant l’horaire habituel.

La caissière en chair et en os, celle qui résiste encore à l’invasion des caisses automatiques, les fameuses «self-checkout», affiche la mine fataliste des grands jours. Ben oui. On commence toujours plus tôt, et on finit toujours plus tard…

Ceci pour que nous autres clients puissions acheter local avant de filer au boulot, sans avoir la tentation d’aller butiner de l’autre côté de la frontière.

Telle n’est pas la raison principale évoquée par la direction bâloise du groupe pour expliquer ces nouveaux horaires matinaux. L’ouverture à 7 h 30 d’une quinzaine de magasins genevois répond, semble-t-il, aux besoins de la clientèle! Faut dire qu’on lui mitonne tout spécialement des produits prêts à être mangés quasi au saut du lit. Les boulangers du coin, ou du moins ceux qui restent, vont déguster.

Mais surtout, affirme ce géant suisse de la distribution, les gens apprécient de pouvoir faire leurs achats avant d’aller au turbin. Et ça fonctionne très bien. Dans de nombreuses villes de Suisse Alémanique, les magasins ouvrent déjà à 7 h 30. Voire plus tôt.

Plus tôt? Mais ils ne se reposent donc jamais, là-bas? Pas vraiment! Si j’en crois les horaires de quelques magasins de cette enseigne outre-Sarine, certains travaillent de 6 h à 22 h. Plus le dimanche. A Bâle surtout. Un autre canton proche de la frontière, donc.

D’ici à ce que la Coop de mon quartier ouvre à 6 h…

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