12/08/2010

Touriste sauvé par des Genevoises

Il a eu chaud, le mignon. Sans la mobilisation des femmes, il était cuit. L’affaire? Elle est simple. Ma collègue Anne attend son bus à l’arrêt Bel-Air, au milieu de nombreuses dames. Leur quiétude est soudain troublée par des éclats de voix masculines.

La faute aux contrôleurs des TPG: ces messieurs ont épinglé un fautif. Mais lui, au lieu de faire profil bas, il proteste, l’inconscient. Et plutôt deux fois qu’une. Le hic, c’est qu’il ne parle pas un mot de français.

C’est un touriste. Un jeune homme propret sur lui, sac à dos-pataugas. Il brandit son passeport nord-américain en signe de bonne foi. Plus son ticket. Celui que l’aéroport offre aux voyageurs débarquant à Cointrin. Ce billet est valable 80 minutes sur l’ensemble d’Unireso. Le touriste se considère dans son droit. L’avis n’est pas partagé par les contrôleurs. Le ton monte, l’amende menace. Or, le routard n’a pas un sou suisse en poche.

Une brave septuagénaire ouvre alors les feux contre le manque de souplesse des agents. «Je vous félicite pour l’image que vous donnez de Genève!» La réplique fuse: «Mêlez-vous de vos affaires.» Une autre s’en mêle, prêchant la tolérance. Et ça fuse de toutes parts. Les usagères prennent vigoureusement la défense du jeune homme qui en reste baba.

Anne a quitté la scène. De la fenêtre de son bus, elle a vu les contrôleurs battre en retraite. Et le touriste fuir à toute allure pour choper son autocar pour Prague, à la gare Dorcière. Le souvenir qu’il gardera de Genève? Les femmes y sont formidables!

15:41 Publié dans transports collectifs | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : bel-air | |  Facebook |  Imprimer | | |