25/11/2011

Tous aux abris!

Il faut le voir pour y croire! En ce jeudi matin grisâtre, une cinquantaine de personnes en gilets vert fluo occupe le terrain en face de la gare Cornavin. Une invasion de Martiens? Même pas!

C'est une opération coup-de-poing menée par les TPG et la police pour traquer les sans ticket. Opération assommoir, plutôt. Tous aux abris!

Je vous donne un aperçu? Sur le quai, l'arrivée du tram 15 déclenche le branle-bas général. A chacun son boulot: les policiers assurent la sécurité à l'extérieur du véhicule, les gens des TPG contrôlant les sortants, les dedans et les entrants. Face à une telle déferlante, même les passagers en règle ont le malaise.

Car cinquante personnes en mission, d'un coup d'un seul, est-ce bien raisonnable? Et pour quel résultat? Il y aura bien trois ou quatre verbalisations faites sur le quai. Quant aux contrôles suivants, j'en sais rien. J'ai décampé en vitesse. En me disant qu'une telle démonstration de force ne laisse rien augurer de bon, à quelques jours du grand chambardement.

Parce que le 11 décembre prochain, quand les Genevois seront perdus entre les subtilités du nouveau réseau et des tarifs à la hausse, on peut se demander comment ils vont nous la jouer, les contrôleurs des TPG.

Ils doubleront peut-être les effectifs, pour mieux coincer les passagers pris en faute. A moins qu'ils ne testent avec eux les changements. Comme l'ont fait, cette nuit, les trams sur les nouveaux tracés, histoire de voir si tout fonctionne. Et ça, on ne le sait pas encore.

Mais pour la prochaine Escalade, c'est sûr: nous serons tous à la fête!

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14/10/2010

Baby blues dans le bus

C'est l'histoire d'une jeune mère, en congé maternité. Elle décide d'aller faire un petit coucou à ses collègues de travail et leur montrer la raison de son absence: Sofia, une adorable puce de trois mois.

L'enseignante taille une bavette avec les profs et les élèves. On fait des risettes au bébé. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Ça fait du bien.

Mais voilà, l'heure tourne. Silvia sait que sa petite va bientôt avoir faim et qu'elle le fera savoir haut et fort. Or, rien de tel pour vous crisper une assistance que les pleurs d'un nourrisson. Mère et fille s'en vont à temps reprendre le bus.

Celui qui arrive est un vieux modèle. Le cauchemar des pousseurs de poussettes. Car en plus de ses marches, il a une barre au milieu de l'entrée. La maman demande de l'aide. A une passagère. Entre femmes, c'est souvent plus facile.

Erreur. L'interpellée fait la sourde oreille. A la deuxième sollicitation, la voilà qui s'énerve: «Non, c'est votre enfant. Vous vous débrouillez avec!»

Des phrases comme ça, il faudrait les enregistrer, car on a peine à croire. Tandis qu'une tierce personne aide la maman à hisser la poussette dans le bus, l'autre remet la compresse, genre «Vous faites des gosses, vous assumez!» avant de se replonger dans son sudoku.

Des mots d'oiseau ont alors plu. Pas très classe, admet l'enseignante, qui n'a pas pour habitude de sortir de ses gonds. Mais comment tolérer pareille attaque gratuite? Sylvia a eu soudain le baby blues. Il n'a pas trop duré: le biberon de Sofia a remis les pendules à l'heure.

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03/09/2010

Genève-Monniaz via Engelberg

Le site des TPG nous balade toujours en Suisse centrale! L'outil Internet de l'entreprise persiste. Il confond l'arrêt «Stand», en bas de la Tribune, avec une station obwaldienne. Ce bug, déjà signalé à la régie genevoise, n'a pas été corrigé. Du coup, un autre collègue s'est refait le sketch, un vrai bonheur!

Le journaliste est en effet pressé d'aller à Monniaz où se déroule jusqu'à samedi Monniati . Un festival qui vaut vraiment le détour. D'ailleurs, on y va comment, là-bas? Il cherche l'itinéraire sur le site des TPG. Et là, il se pince!

C'est loin, Monniaz. Mais tout de même: 6 h 38, la durée du trajet. Tu parles d'une expédition! Attention, l'excursion ne comprend pas une variante à dos d'âne ou à pied. Trop simple!

D'après l'itinéraire futé, il s'agit de rallier en premier lieu Trübsee, ce qui n'est pas gagné d'avance. Il est où, le téléphérique annoncé? Une virée dans les airs et hop, vite, vite, deux minutes pour grimper dans une autre cabine jusqu'à Engelberg. Et là, pas question d'aller serrer la rame à Stefan Eicher: la gare se trouve à 7 minutes à pied. Le temps de sauter dans le train et c'est parti pour une heure de paysages grandioses jusqu'à Lucerne.

La suite? Elle est presque de tout repos. Trois plombes dans l'interrégional Lucerne-Genève. A Cornavin, il est recommandé d'emprunter le tram 16 en direction de Moillesulaz, descendre à Graveson et viser le bus C.

On peut aussi faire plus court. Ce soir et demain, il y aura des navettes entre Moillesulaz et Monniaz. Sans passer par la case Engelberg.

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12/08/2010

Touriste sauvé par des Genevoises

Il a eu chaud, le mignon. Sans la mobilisation des femmes, il était cuit. L’affaire? Elle est simple. Ma collègue Anne attend son bus à l’arrêt Bel-Air, au milieu de nombreuses dames. Leur quiétude est soudain troublée par des éclats de voix masculines.

La faute aux contrôleurs des TPG: ces messieurs ont épinglé un fautif. Mais lui, au lieu de faire profil bas, il proteste, l’inconscient. Et plutôt deux fois qu’une. Le hic, c’est qu’il ne parle pas un mot de français.

C’est un touriste. Un jeune homme propret sur lui, sac à dos-pataugas. Il brandit son passeport nord-américain en signe de bonne foi. Plus son ticket. Celui que l’aéroport offre aux voyageurs débarquant à Cointrin. Ce billet est valable 80 minutes sur l’ensemble d’Unireso. Le touriste se considère dans son droit. L’avis n’est pas partagé par les contrôleurs. Le ton monte, l’amende menace. Or, le routard n’a pas un sou suisse en poche.

Une brave septuagénaire ouvre alors les feux contre le manque de souplesse des agents. «Je vous félicite pour l’image que vous donnez de Genève!» La réplique fuse: «Mêlez-vous de vos affaires.» Une autre s’en mêle, prêchant la tolérance. Et ça fuse de toutes parts. Les usagères prennent vigoureusement la défense du jeune homme qui en reste baba.

Anne a quitté la scène. De la fenêtre de son bus, elle a vu les contrôleurs battre en retraite. Et le touriste fuir à toute allure pour choper son autocar pour Prague, à la gare Dorcière. Le souvenir qu’il gardera de Genève? Les femmes y sont formidables!

15:41 Publié dans transports collectifs | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : bel-air | |  Facebook |  Imprimer | | |