Bête et méchant

Il y a des gens bêtes et méchants. Le constat n'est pas nouveau, mais il vient toujours à l'esprit quand pareille tuile vous tombe dessus.

Elle a déguillé sur la tête d'Olivier il y a plus d'un mois déjà. Un malandrin lui a piqué les deux paquets de photos qui se trouvaient dans sa boîte à lait, rue Jean-Jacques De-Sellon. A peine arrivées et pfft, les voilà envolées, toutes ces images que le photographe avait cadrées avec soin. Parce qu'il n'a pas d'appareil numérique, Olivier. Il choisit bien ses prises de vue pour immortaliser les moments qui lui sont précieux. Car les tirages papier coûtent encore assez cher à développer.

Alors vous pouvez me dire à quoi ça rime de lui piquer ses 50 photos, avec les négatifs? A faire du chantage, des fois que des scènes seraient compromettantes? Mais non! L'habitant des Grottes a pris des images d'un groupe folklorique lors de la Fête de la musique à Genève. Et des vues plus champêtres, avec des gros plans sur des bisons et un chamois. Rien de très croustillant pour un amateur d'histoires salaces. Pourtant, ces photos ont disparu.

Si vous les trouvez, par hasard, ne les jetez pas. Vous me passez un coup de grelot et on s'arrange pour les rendre à Olivier. Ça lui remonterait le moral.

Et puis des photos, c'est plus facile à restituer qu'un banc public. Celui dont je vous parlais en juin n'est toujours pas revenu au Bachet-de-Pesey. La petite arrière-grand-mère qui souhaitait son installation n'a donc pu s'asseoir qu'une seule fois dessus, avant qu'il ne soit volé. Si c'est pas aussi bête et méchant...

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