Cherchez l'erreur

«Ils piquent et ils niquent, ou ils pique-niquent?» me demande un lecteur de l'Encre Bleue d'hier. Oups! J'avais à l'esprit un repas en plein air et entre amis, bien sûr. Or, avec ma conjugaison fautive du verbe «pique-niquer», j'ai laissé entendre qu'il se tramait de drôles de trucs sur les berges du Rhône...

Et ça n'a pas raté. Un monsieur, très remonté, est venu pester à la Julie contre le mauvais usage de ces installations balnéaires. Contre l'état déplorable dans lequel les lieux sont laissés après des soirées à rallonge: sol jonché de détritus, de bouteilles cassées et d'excréments. Et les chiens ne sont pas seuls en cause: les humains aussi se lâchent. Beurk! Avec la chaleur actuelle, je vous dis pas l'odeur!

Faudrait voir à ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Ce n'est pas parce que certains usagers se comportent n'importe comment qu'il faudrait remettre en question l'existence même de ces aménagements.

Pour éviter que les conflits de voisinage dégénèrent, il faudrait déjà tout bêtement installer des toilettes publiques provisoires. Ce n'est pas du luxe, tout de même!

Et pourtant si. A la Ville de Genève, on nous dit qu'une telle installation n'est pas envisageable dans l'immédiat, pour des raisons techniques et financières. En gros, fallait le prévoir avant. Tout ça, c'est la faute à l'Etat qui a fait du forcing pour réaliser ses pontons, sans se préoccuper du reste. Peut-être. Mais la Ville, elle ne pouvait pas imaginer qu'un tel lieu drainerait les foules, et donc anticiper? Ça ne semble pourtant pas bien sorcier, des WC...

Commentaires

  • "les drôles de choses" sous-entendues involontairement par l'orthographe pourraient se résumer à : ils niquent la propreté !

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