Hirondelles sans nids

Une hirondelle ne fait pas le printemps, dit-on. Mais elle y contribue drôlement!

C’est sans doute pourquoi l’on se réjouit tant de la venue de cet oiseau qui nous annonce des jours meilleurs. Alors on guette son arrivée dans le ciel. On scrute le lieu où il se posera près un si long voyage.

C’est ce qu’a fait Jacqueline en se baladant l’autre jour dans le beau parc de l’Ecole d’horticulture de Lullier. Elle s’aperçoit alors que quatre nids d’hirondelles, posés au même endroit depuis des années, ont été obstrués. Fermés par des bouchons posés là par des mains peu amicales.

Notre promeneuse crie au sabotage. Car cela signifie que quatre hirondelles ne pourront plus nidifier à leur retour d’Afrique. Bonjour l’accueil!

Jacqueline me demande d’agir au plus vite pour déboucher ces abris. C’est gentil, mais je n’ai pas d’échelle de pompier sous la main. Et puis j’ai vite le vertige. M’est d’avis que les amis de la faune et de la flore de Lullier feront le nécessaire. Déjà qu’ils ont constaté la disparition mystérieuse d’autres nids.

Alors, à qui profite le crime?

Aux amateurs du propre en ordre? Plus de cris d’hirondelles, plus de fientes, plus d’odeurs.

Aux amateurs de mets raffinés? Un employé de Lullier m’a révélé que ces nids se mangeaient. Une délicatesse, pour les gourmets asiatiques. J’ignorais. Mais bon, nous mangeons bien des cuisses de grenouille ou des escargots, pourquoi pas des nids d’hirondelle?

Bien que ce soit plutôt ceux des martinets qui sont recherchés. Plus précisément le mucus avec lequel ils construisent leur abri. Mais je m’égare.

Vivement le retour des hirondelles!

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