Pour le don de soi

Pas dit qu’elle apprécie, Françoise, de se retrouver ainsi sous les projecteurs. D’autant qu’elle n’est pas au courant… Mais si j’en crois la personne qui m’a contactée, alors oui, ce serait bien de lui en faire la surprise.

Car cette infirmière, tout juste à la retraite, va se rendre ce matin au Centre de transfusion sanguine des HUG. Jusque-là, rien de bien extraordinaire. Sauf qu’aujourd’hui, elle offre pour la centième fois ses plaquettes!

Vous imaginez? Cent fois! Quand on sait qu’un tel acte prend environ deux heures, (le temps de se faire piquer le bras, de voir son sang partir dans une machine et d’en revenir, lesté de quelques plaquettes), c’est magnifique d’en avoir fait autant.

J’espère qu’au lieu d’un petit sandwich, on lui portera un toast. Et que l’on trinquera joyeusement à sa santé et à celle des malades qui ont bénéficié de son aide.

Si seulement cela pouvait donner des idées à d’autres…

Car ce n’est pas pour dire, mais les donneurs de sang, de plaquettes et de moelle osseuse font toujours cruellement défaut. Et je ne parle pas des donneurs d’organes.

Mais si Françoise est arrivée à trouver le temps et l’énergie d’offrir à cent reprises ses plaquettes, on devrait peut-être essayer de faire de même. Pas forcément autant. Une fois ou deux, pour commencer. Plus, si entente.

Car franchement, quand on est en bonne santé, cela ne nous coûte pas grand-chose d’aller donner un peu de soi. Même pas mal. Ou si peu.

Allez, j’y vais de ce pas. Car ce n’est pas tout de causer. Il faut aussi agir!

Commentaires

  • Avant toute chose merci pour votre note, à la fois limpides et enrichissantes. C'est une sorte de sacrifice pour non seulement à quelqu'un qu'on aime mais aussi à tous ceux qui en ont besoin, c'est ça le vrai courage!!!

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