La division du 1er mai

C’est aujourd’hui la Fête du travail.

Et ça se traduit par quoi, à Genève? Des travailleurs ont congé, d’autres pas. Nous ne sommes donc pas tous égaux devant le boulot. Mince alors!

Au lieu de rassembler, la fête qui fleure bon le muguet divise, crée des jalousies, monte les gens du secteur privé contre ceux du secteur public et embrouille tout le monde. Ce qui n’est pas bien malin.

Officiellement, le 1er mai n’est pas déclaré jour férié par l’Etat de Genève. Mais il fait comme si en accordant du bon temps à ses troupes.

Les écoles publiques font ainsi relâche en cette journée considérée comme «vacances». Les institutions de la petite enfance, comme les activités parascolaires, se mettent au diapason. Le tout va mettre les parents qui bossent dans de beaux draps…

Ce jeudi, les employés des magasins, banques, restaurants, bureaux de poste et compagnie vont travailler d’arrache pieds pour servir tous ceux qui ont congé et qui ne défileront pas au cortège du 1er mai. Ambiance…

A défaut de consommer, les vacanciers du jour pourront cultiver muscles ou neurones. Ça ne peut pas faire de mal.

Mais attention, là aussi, la pratique est à géométrie variable. Certains bassins couverts sont fermés alors que des piscines de plein air font leur ouverture de saison, comme celles de Marignac ou du Lignon.

Et les bibliothèques municipales? Elles sont au repos. Reste le Salon du livre qui ouvre grands ses portes en faisant Ziiiiiiiiippp!! Hop! Vlan!

Il commence bien, le joli mois de mai!

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